mercredi 28 août 2013

Débauche alimentaire

J'ai rencontré mon médecin la semaine passée, et il m'a recommandé de continuer le régime et de couper quelques autres trucs. En voyant ma face déconfite (c'est peu dire), il m'a suggéré de prendre une pause d'une semaine et de manger ce que je voulais.

Ce que j'ai fait. J'ai mangé TOUT ce qui me manquait terriblement... et j'ai réalisé que cette pause était en fait une excellente stratégie de la part de mon médecin.

Ce que j'ai découvert :

1. La bouffe est toujours meilleure dans nos souvenirs que dans la vraie vie.

2. Finalement, je pense que j'ai en effet une intolérance à quelque chose, parce que j'ai eu vraiment mal au ventre et des brûlements d'estomac toute la semaine. Aucune idée c'est à quoi, parce que j'ai mangé tout ce qui était interdit en un repas dès le début, et que j'ai pas eu envie de cerner l'aliment concerné avant d'avoir fini ma débauche alimentaire :P

3. Ça prend très peu de sucre raffiné pour donner l'impression que les fruits ont un goût fade. Je dirais en gros trois bonbons, et déjà les fraises goûtent pas mal moins sucré qu'avant.

4. Les surdoses de sucre, c'est pas juste dans la tête. C'est mon cœur qui me l'a dit en battant à vive allure après avoir mangé un sac presque entier de jujubes.

5. En fin de compte, mon régime est pas si pire que ça... et j'ai presque hâte de le recommencer. Faut le faire!

dimanche 18 août 2013

Tapage nocturne

Hier soir, on a passé une soirée entre amis qui s'est terminée quand même tard vers les 3 heures du matin.

On s'est finalement endormis, mon copain et moi, vers 4 h 30... pour nous réveiller une demie-heure après au son de Boulevard of Broken Dreams de Green day. Nos tapageurs nocturnes avaient quand même bon goût question musique, mais disons que c'était pas plus plaisant que ça.

Mon copain s'est levé pour voir d'où le son provenait. Je vous ai déjà dit que notre appart est situé au dernier étage d'un immeuble faisant face à un stationnement et un autre bloc appartement de la même hauteur, donc ça crée un écho assez intense merci, et on peut entendre tout ce qui se dit à voix haute. Imaginez à quel point ça sonne fort quand la musique est diffusée par un bon système de son avec le volume dans le tapis.

Après quelques minutes à observer le stationnement en essayant de voir si le son venait d'un appartement en face, mon copain a vu une main bouger dans une voiture stationnée juste sous notre fenêtre. La main s'approchait d'un iPhone posé sur le dash pour changer de chanson et monter le son. Bingo.

« Est-ce qu'on a des oeufs? », m'a-t-il demandé, la voix empreinte de jubilation infantile.

« Oui », ai-je répondu avec la même intonation immature.

Un seul oeuf, un seul lancer, direct sur le pare-brise. En plein dans le mile. Faut dire que ça faisait maintenant près de 45 minutes de blastage de chansons en tout genre, incluant du country sirupeux, donc j'imagine que la rage l'a aidé à se concentrer et à bien viser.

Malheureusement, les deux gars étaient tellement pris par leur chanson (ou très probablement trop saoul) pour se rendre compte de quoi que ce soit.

Alors que mon copain cherchait en vain autre chose de plus lourd à lancer (je refusais de le laisser lancer des trucs qui pourraient endommager la voiture ou blesser les passagers), des petites roches se sont mises à pleuvoir sur l'auto.

Un voisin s'était joint au plaisir. Comme quoi les hommes descendent vraiment du singe. Voir vidéo ci-bas.



On s'est ensuite rendu compte qu'il lançait en fait des morceaux de glace. Brillant, quand même, on aurait dû y penser! Ç'a pris trois fournées de glaçons pour que les gars se réveillent et réalisent que quelque chose clochait. Ils sont enfin sortis de la voiture, et le voisin leur a crié de dégager, que les policiers étaient en route et que le show était fini.

Les deux ont abandonné l'auto et se sont perdus dans les ruelles, non sans faire sonner l'alarme de leur auto pour faire chier une dernière fois.

On a donc pu se recoucher à 6 h du matin. Avec Boulevard of Broken Dreams de pognée dans la tête.

Je l'avoue, notre réaction n'était pas tès mature et je n'en suis pas si fière que ça, mais je dois aussi avouer que c'était vraiment satisfaisant de voir l'oeuf s'écraser contre le pare-brise de deux épais égocentriques qui s'imaginent que le monde leur appartient. J'étais pas une ado rebelle quand j'étais jeune, alors j'ai jamais fait des trucs comme ça de ma vie. Je pense que c'était LA seule fois dans ma vie d'adulte où ce genre d'action était justifiée :P

JE NE REGRETTE RIEN.

Non, rien de rien...

lundi 5 août 2013

Cuisiner pour les nuls (comme moi)

Quand j’avais environ 8 ou 9 ans, j’ai demandé un mini four pour enfant à Noël. Pas parce que je voulais tant cuisiner, mais parce qu’une de mes amies en avait un, et que je trouvais donc que les desserts qu’elle faisait goûtaient bon.

J’étais folle de joie quand je l’ai reçu. J’ai rapidement testé tous les petits plats à base d’enveloppes pleines de poudre chimique. Mon « plat » préféré, c’était la mini pizza. Une enveloppe de poudre blanche avec de l’eau pour la pâte, et une enveloppe de poudre rouge avec de l’eau pour la sauce, hop au four quinze minutes. Pur délice de pâte à moitié cuite et de sauce tomate réhydratée. Menoum. Un aperçu de notre gastronomie future, peut-être?

M'enfin, ça n’a pas duré très longtemps. Je me suis tannée assez vite. Heureusement pour ma santé.

Plus tard, j’ai appris à cuisiner des desserts et j’aimais beaucoup en faire. J’étais quand même assez bonne pour suivre les recettes, si on oublie l’incident de la tarte au citron. En fait, ce serait plus juste de l’appeler une tarte au beurre de citron, parce que j’y ai mis deux livres de beurre au lieu de la quantité demandée, par accident. Je comprenais pas pourquoi la garniture au citron ne figeait pas au frigo. Ma mère a tellement ri de moi quand elle l’a découvert. Je me suis forcée à en manger la moitié quand même. Je n’ai plus jamais refait de tarte au citron. Et depuis, j’achète de la margarine.

Bref, je savais donc faire des desserts, mais c’est tout. La cuisine savoureuse? Non merci, sans façon. J’avais aucune envie de cuisiner des soupers, de devoir m’occuper de deux ou trois trucs sur le feu en même temps. Faire des biscuits, c’est tellement plus simple. On mélange tout ensemble, on met ça sur une plaque à biscuits, au four et HOP magie!

J’ai survécu au cégep et à l’université à l’aide de spaghetti et sauce tomate en pot, de céréales et de plats congelés. Vous pouvez donc deviner mon niveau d’expertise en la matière quand j’ai emménagé avec mon chum aux États-Unis, juste après mes études. Mais puisque que je ne pouvais pas travailler en attendant mon permis de travail, je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’apprendre.

J’ai expérimenté énormément et j’ai fait plein d’autres gaffes (quoique pas aussi pire que deux livres de beurre dans une tarte au citron), mais avec le temps, je me suis beaucoup améliorée. TOUT ÇA POUR DIRE QUE (oui oui, j’arrive enfin au but de ma longue histoire), j’ai découvert des ustensiles de cuisine qui me paraissent indispensables, et j’ai pensé vous en faire part juste au cas où vous seriez comme moi : une débutante qui cherche seulement à cuisiner de bons trucs sans se compliquer la vie.

*****

1. Un thermomètre de cuisson de type « sonde »
J’ai lu partout à quel point c'est important, un thermomètre de cuisson, mais ça m’a pris du temps avant de l’essayer. J’ai donc mangé du poulet surcuit pour rien. C’est incroyable la différence que ça fait. Pu besoin d’avoir peur que le poulet ne soit pas assez cuit, et un poulet bien cuit, c’est délicieusement tendre. Chose que je ne savais pas avant d'utiliser cette merveilleuse invention.

2. Un thermomètre à four
Saviez-vous qu’un four pouvait être mal calibré, et que si c'est le cas, il n’atteindra jamais la température sélectionnée? Ben moi non, je le savais pas. Je l’ai découvert avec horreur en achetant un thermomètre à four (avant l’achat d’un thermomètre de cuisson). Quand je mettais mon four à 350F, il était en fait à 230F. J’ai déménagé plusieurs fois depuis, et TOUS les fours que j’ai eu la malchance d’utiliser étaient mal calibrés. Celui que j’ai en ce moment, je dois ajouter 20F à la température voulue pour l’atteindre.





3. Un zesteur
Plusieurs de mes recettes requièrent du zeste de citron. J’ai toujours cru qu’un zesteur était tout à fait inutile, préférant utiliser ma râpeuse. Après m’être presque déboîté l’épaule et coupé le bout du doigt, j’ai décidé d’essayer un zesteur en long, comme celui sur la photo. Toutes ces heures gaspillées à essayer de râper un citron... Ça me prend à peine une minute pour zester un citron au complet avec ça, et j’ai à peine besoin d’appuyer.



4. Une mandoline
Je trouvais que ceux qui utilisaient une mandoline étaient juste paresseux. J’ai découvert qu’il n’y avait rien de mal à être paresseux en cuisine. De la marde, entre paraître paresseuse et utiliser une mandoline, je prends la mandoline sans hésiter. Si vous me cherchez, je vais être au salon en train de lire un livre pendant que mon souper cuit. Vous viendrez me rejoindre dans trois heures quand vous aurez fini de couper vos fines lamelles de courges/patates/concombres/etc. à la mitaine.


5. Un presse-ail
Rien de plus gossant que de couper des gousses d’ail en petits morceaux. Ça colle partout, c’est minuscule, ça reste pris sur le couteau... ARGGGGH. Et j’ai toujours peur d’utiliser un gros couteau pour les écraser si la recette le demande. Je m'imagine trop bien me couper la main. C’est là que le presse-ail entre en scène. Même quand la recette demande de hacher les gousses d’ail, je les écrase avec mon fidèle ustensile : c’est plus rapide et le risque de souffrir de frustration aiguë du cuistot est moins élevé. J’en ai acheté un en métal lourd qui contient une seule pièce après avoir ragé contre un presse-ail cheap avec un panier de plastique amovible impossible à nettoyer. Le moins de plastique il y a, le mieux c’est. Et si possible avec un bout qui permet de pousser les restants d’ail hors des trous, comme sur la photo. Très pratique.






Bon appétit :)