mercredi 29 mai 2013

Petit remontant de milieu de semaine

Des gifs d'animaux :D (Si le gif ne fonctionne pas, cliquez dessus.)



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mercredi 22 mai 2013

Premier défi littéraire en ligne!

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais au début de l'année, j'ai parlé de mon envie de collaborer sur un blogue d'écriture, question de m'encourager à écrire de la fiction un peu plus régulièrement. Certaines blogueuses de talent ont répondu à mon appel, et nous avons vite développé un petit projet ensemble.

L'idée est de se lancer un ou deux défis littéraires par mois et de se laisser deux semaines pour le relever, puis de publier les textes sur Les Diaphanes. Les défis seront variés : s'inspirer d'une photo, d'une chanson, commencer le texte par une phrase donnée, inclure 10 mots spécifiques, etc.

Les textes peuvent être des nouvelles complètes, des poèmes, une intro de roman, quelques paragraphes, une vignette... bref, tout ce qui nous vient en tête, selon l'inspiration.

Allez jeter un coup d'oeil aux textes de notre tout premier défi. En espérant que vous apprécierez! Et si vous voulez participer, écrivez-moi!

lundi 20 mai 2013

Cocon

Quand j'avais environ 9 ans, ma mère avait une toute petite télé dans sa chambre. Quand mon frère monopolisait celle du salon, j'allais parfois écouter la télé sur son grand lit.

Un dimanche après-midi d'été, j'ai accroché sur un film qui passait à ce moment-là, soit un film de tornades. C'était un long métrage réalisé pour la télévision, à petit budget et probablement très mauvais. Mais pour une raison inconnue, ça m'a complètement traumatisée. Je me suis mise à avoir très peur qu'une tornade touche terre près de chez moi.

Ma mère a tenté de me rassurer en me disant que les tornades étaient vraiment très rares au Québec, et qu'elles n'étaient pas aussi dévastatrices que celles représentées dans les films. Malgré tout, je continuais d'obséder là-dessus. Même que ça me tenait éveillée la nuit.

Je me suis donc mise à faire des plans de secours dans ma tête. Grâce au film, je savais que je devais me réfugier dans le sous-sol si une tornade touchait terre. Je m'imaginais donc foutre tous mes toutous dans ma douillette et les lancer en bas des escaliers, puis m'emparer de ma chienne Tina avant de descendre à toute vitesse, et enfin, me cacher avec tout ce beau monde sous ma couverture jusqu'à ce que la tornade passe.

Parce que dans la vie d'une enfant, c'est clair que l'important, c'est le chien et les toutous.

En grandissant, j'ai fini par découvrir que ma mère avait raison. Les véritables tornades de la mort, au Québec, c'est rare. Même inexistant. Tout comme les tremblements de terre sérieux. Ou les ouragans.

Quand je regarde ce qui se produit en ce moment en Oklahoma, je me dis que c'est une bonne chose que je n'habite plus au Midwest. Et pourtant, maintenant que je suis sur la côte Ouest, je dois faire face à une autre menace : les tremblements terre. Je me demande souvent, quoiqu'avec beaucoup moins de panique que lorsque j'étais enfant, si j'aurai la malchance d'être ici lorsque LE tremblement de terre de la faille de San Andréas se produira.

Quand on discute de déménager dans un autre État, mon chum et moi, j'essaie de peser le pour et le contre. J'essaie de trouver un endroit moins à risque côté catastrophes naturelles "aiguës". Je me dis que finalement, la côte Est, c'est pas mal le moins pire. Mais même là, ce sont les attentats terroristes qui sont à craindre...

Au final, mes pensées reviennent toujours au Québec. Un cocon assez sûr au milieu d'un continent parfois instable. Oui, y'a des tempêtes de neige, et même des tempêtes de verglas (je suis bien placée pour le savoir, j'étais en plein dans le triangle infernal). Mais ce sont des trucs qui se produisent sur quelques heures, qui te donnent le temps de réagir ou de te préparer. Une tornade, un tremblement de terre, une bombe... c'est instantané et ça foudroie.

Entre ça :



Et ça :



Ou ça :



Je sais pas pour vous, mais moi je sais quelle catastrophe je choisirais. Au moins, la neige, ça fond. Difficile de faire fondre les vestiges de ta maison.

mardi 14 mai 2013

Cherchez l'erreur

Voici ce qui arrive quand c'est mon chum qui vide le lave-vaisselle.

mardi 7 mai 2013

L'art de me faire chier #18

Mettre des collants pas décollables sur la vaisselle que tu vends. Surtout quand c'est sur la partie où va se retrouver ma nourriture. Ça me tente pas trop de manger du spaghetti à la « microwavable! » assaisonné de colle chimique, merci bien. Parce que non, ça part pas au lave-vaisselle, et oui, ça me fait chier de perdre une heure à décoller tout ça avec mes ongles... GNNN!

mercredi 1 mai 2013

Échappatoir

Mes parents ont divorcé quand j’avais 12 ans. Je venais de finir le primaire et j’avais subi beaucoup d’intimidation à l’école pour toutes sortes de raisons niaiseuses ou physiques, incluant la fois où j’ai pété durant la classe. Apparemment c’est une assez bonne raison de rire de quelqu’un sans relâche pendant le reste de l’année. Ça n’en prend pas beaucoup pour harceler quelqu’un jusqu’à en faire une activité quotidienne, ou même une compétition de pet de bouche entre amis, question de passer au prochain niveau d'humiliation publique.

Je n’ai plus jamais pété en public de ma vie. C’est au moins ça de gagné : j’ai appris une bonne leçon de politesse et de respect du sens olfactif des autres. Ah, et j’ai aussi retenu un bon truc : n’essayez jamais de faire passer un pet sur les semelles de vos souliers neufs. Personne ne vous croira.

Bref, ça n’allait pas super bien dans ma vie quand mes parents ont décidé de divorcer. Bien que ma situation familiale n’était guère mieux, le divorce était un changement de plus dans mon passage du primaire au secondaire, dans mon angoisse totale de revivre le même cauchemar, mais dans une école contenant mille fois plus d’élèves. C’était tout de même une étape qui devait se produire, vu l’état assez lamentable de ma famille. Ma mère devait se sortir de là, c’était évident. Un petit mal pour un grand bien, au bout du compte.

Reste que dans ma tête de préadolescente, bien que je n’en étais pas totalement consciente, tout s’effondrait autour de moi. Je marchais sur une corde raide qui ballottait dans le vent, sans savoir où m’accrocher pour ne pas tomber.

Mon faux-père-de-circonstance avait loué un 4 ½ au centre-ville. Nous y passions une semaine sur deux, mon frère et moi. Qui dit « 4 ½ » dit « 2 chambres », ce qui présente un petit problème mathématique quand on se trouve à être 3, incluant un frère et une sœur de sexe opposé. Puisque mon frère était plus vieux et plus plein d’hormones-d’adorageur-qui-obtient-tout-ce-qu’il-veut que moi, je dormais dans le salon, sur le divan-lit. Une île inconnue au centre d’un appart à peine meublé. La nuit, j’avais l’impression de dormir chez un étranger qui n’y était même pas. Comme si on m’y avait abandonnée par erreur, qu’on m’avait oubliée en partant en trombe un matin. La solitude se creusait un gros vide dans mon ventre pendant que je comptais les moutons, ou les secondes qui s’égrenaient quasi à reculons.

C’est là que j’ai découvert la magie de la télévision. Quand j’étais certaine que mon « père » dormait, j’allumais la télé et je la mettais sur Télétoon, un des seuls postes qui diffusait des émissions jusqu’à très tard la nuit. Je baissais le son juste assez pour qu’on n’entende qu’un léger bourdonnement, et dès que l’angoisse brûlait un trou dans mon estomac, je fixais l’écran et j’essayais de deviner ce qui se passait, ce que les personnages se disaient. Pour penser à tout sauf à ma vie. À tout sauf à demain. Sauf au matin qui ne venait pas assez vite, et qui venait trop vite à la fois.

J’ai fait ça longtemps. Longtemps après avoir échappé à la semaine sur deux chez mon père. Longtemps après avoir survécu au secondaire. Longtemps après avoir appris à m’aimer un peu plus, malgré les mots-insultes coupants qui s’étaient logés bien profond dans mon cœur.

En fait, ça m’a pris beaucoup de temps à me défaire de cette habitude. De ce nouveau type de veilleuse pour adulte. Il fut un temps où je ne m’endormais pas si la télé n’était pas allumée, comme si j’avais besoin de cette porte vers d’autres univers. Comme si un écran noir m’enfermait dans la minuscule boîte de ma vie si petite, et me ramenait sans cesse à moi. 

Claustrophobie existentielle.

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je n’ai plus besoin de la télé pour dormir. Bon, je l’avoue, je l’utilise encore quand je suis malade ou que je suis trop nerveuse. Faut dire aussi que j’ai quand même besoin de lire ou de jouer à un jeu vidéo avant de m’endormir. D’autres portes vers d’autres univers. On n’y échappe pas, faut croire.

Reste que j’ai réussi à apprivoiser la nuit, assez pour ne plus en avoir peur quand elle se pointe le bout du nez. Probablement parce que la corde raide a cessé de se balancer dans la tornade. J’ai trouvé des points d’appui, j’ai resserré les liens. J’ai même trouvé un filet à mettre en dessous.

On n’est jamais trop brisé pour se reconstruire. Mais on aura toujours besoin de s’échapper un peu dans l’imaginaire, question de prendre des vacances de soi-même.