jeudi 31 janvier 2013

Bienvenue sur YouTube

Ce moment où, par curiosité, on décide de lire quelques commentaires affichés sous un vidéo qu'on aime bien sur YouTube, et qu'on tombe sur un débat massif à propos de la religion, du contrôle des armes à feu, ou même du meilleur burger au monde.

Le vidéo? Ah, c'est un chat qui court en rond.

« Rapport?! », comme dirait moi à 15 ans.

Bienvenue sur YouTube.

jeudi 24 janvier 2013

Y

À l'âge de 23 ans, j'ai découvert que mon père n'était pas mon père biologique. Des problèmes de fertilité ont poussé mes parents à utiliser l'insémination artificielle avec donneur anonyme pour concevoir mon frère et moi, preuve du désir incroyablement fort de ma mère d'avoir des enfants et de les aimer de tout son coeur pour le reste de la vie (quant au faux-père, pas vraiment, mais c'est une autre histoire).

Donc à l'âge de 23 ans, j'ai découvert que je n'avais aucune racine. Ma mère ayant été adoptée, ma lignée biologique s'arrête net une branche plus haut, et se perd dans un infini brouillard. Ça me hante, cette idée de ne pas savoir d'où on vient. Qui est cet homme qui a décidé de donner son sperme? Et pourquoi? Pense-t-il parfois aux enfants qu'il a engendrés? Évidemment pas, ce serait ridicule. La réalité, ce n'est pas comme dans les films, et surtout pas comme dans Starbuck.

Dans la réalité, c'est impossible de retracer mon père. De nos jours, avec la paperasse qui se garde sur des disques durs, l'information qui voyage à travers le monde grâce à Internet, les ordinateurs qui donnent donc le goût de tout organiser en petits compartiments, peut-être, oui, que ce serait possible. Si j'avais été créée il y a 5 ans? 10 ans? Peut-être. Mais en 1985, aucune trace. Aucune information sur cet homme. Nada.

Peut-être que si j'avais eu un bon père non-biologique, ça ne m'aurait pas dérangée. Mais ce ne fut pas le cas. Ce qui fait que ça me démange de savoir. De trouver. Je me bute sans cesse à l'absolue impossibilité.

Puis, un de mes amis m'a parlé d'un site nommé 23andme.com qui analyse l'ADN et te donne une foule de renseignements sur tes risques de maladie, tes traits génétiques, mais surtout, sur tes ancêtres. Ils te montrent même une carte du monde indiquant les endroits d'où tu proviens probablement, selon ton ADN. Une pour la mère, une pour le père.

Incroyable!

Mon chum me l'a offert à Noël. J'étais folle de joie! J'ai craché dans la petite fiole (dégueulasse), je l'ai bouchonnée et l'ai envoyée à 23andme, fébrile à l'idée de découvrir enfin d'où je viens. J'ai attendu les résultats très impatiemment pendant trois semaines, en enfin, aujourd'hui, un courriel est apparu dans ma boîte : mon analyse était prête.

Mon coeur débatait, j'étais plus excitée qu'une fillette le jour de Noël, j'avais envie de pipi même si j'avais pas envie de pipi. J'ai cliqué sur le lien, puis sur la catégorie « Ancêtres ». Lignée maternelle. Lignée paternelle.

J'ai tremblé un peu en cliquant sur Lignée paternelle.

Inconnue.

De quoi, inconnue? J'ai fouillé la page des yeux sans vraiment lire, en me disant que c'était une blague vraiment plate, franchement. Peut-être qu'ils n'ont pas fini l'analyse? Mais non. Ça le dit, en noir sur blanc, très clair : je suis une femme. Je n'ai pas de chromosome Y. La seule véritable marque reconnaissable de mon père, je ne l'ai pas. Parce que je suis une femme.

Incroyablement logique, quand même. Vous avez sûrement eu la même réaction que moi en lisant ça. Ben oui. Ben oui c'est donc ben vrai. Maudit que je suis conne.

Toujours, je me bute à l'impossibilité. Je n'ai pas de père, je n'ai même pas mon père caché en moi, prêt à être découvert. Mon (demi) frère, lui, il l'a. Il aura la chance d'en savoir ne serait-ce qu'un tout petit peu plus au sujet de son père à lui. Même si ce n'est qu'une motte de couleur sur une carte. Pas moi.

C'est ridicule quand même de faire la jalouse pour ça. Mais c'est comme ça.

J'essaie très fort de ne pas me dire que je ne suis qu'un bébé-de-pot-de-plastique, une branlette et hop! c'est fini. Le fruit d'une absence de désir effroyablement vulgaire et d'un désir si terriblement fort de me créer et de m'aimer. Un contraste qui brûle le coeur jusque dans la gorge.

Je sais, je sais qu'il y a pire. Au moins, mon père biologique ne m'a pas abandonnée; il ne sait pas que j'existe. Rien dans cette situation n'est dirigé contre moi personnellement. Il n'a pas fait le choix de ne pas faire partie de ma vie parce qu'il ne m'aimait pas. Mais il restera toujours une absence dans mon existence. Une moitié d'arbre se tenant bien droit, coupé net au milieu. Insolite fantôme d'une famille à jamais imaginaire.

Un chromosome Y qui ne m'appartient pas.

mardi 15 janvier 2013

La vie d'une pigiste...

Une affaire plate dans la vie des pigistes, c'est que recevoir des projets fait toujours naître en nous des émotions violemment contradictoires.

D'un côté, on est contents, parce que quand on travaille pas, on reçoit 0 $. Donc une soumission = YAY DE L'ARGENT!

De l'autre, ça nous tente vraiment pas de travailler, comme tout humain normal. Même si on refuse de se/vous l'avouer, une semaine sans projet, c'est quand même le fun parce qu'on peut faire ce qu'on veut de nos journées. Un genre de congé inattendu.

Mais sans solde. Donc moins le fun pour ceux qui n'ont pas d'argent mis de côté pour les jours difficiles.

Bref. Quand je reçois un gros projet plate mais qui paye bien, j'ai toujours deux petites voix dans ma tête qui s'écrient en même temps :

- YES, UNE PAYE!
- NOOOOON, JE VOULAIS JOUER À ASSASSIN'S CREED III!*

Je sais, je sais, je me plains la bouche pleine, mais de quoi je parlerais, sinon?

*Varie selon le passe-temps préféré et/ou le jeu actuel.


vendredi 11 janvier 2013

Confession urbaine #7

Je trouve ça vraiment inquiétant de voir des trucs du genre « Avec du vrai miel! » ou « Fait avec de vrais fruits » comme si c'était des denrées hyper rares et difficiles à obtenir. Messemble que si j'achète une barre aux fruits, je m'attends à ce que ce soit « fait avec de vrais fruits ». Faites pas semblant que c'est un gros luxe... C'est quand même effrayant de penser que les trucs qu'on mange sont tellement tous synthétiques que les « vraies » affaires sont considérées comme un argument de vente du premier ordre à placarder sur la boîte en grosses lettres rouges.

dimanche 6 janvier 2013

Du changement (enfin)

Je viens de réaliser que mon blogue a presque 2 ans! Preuve que je suis vraiment poche pour célébrer mes anniversaires, je n'ai même pas vu passer le 1 an. Tant pis!

Bref, après presque 2 ans, je commençais à être tannée du design d'origine, alors j'ai travaillé très fort aujourd'hui pour en faire un moi-même, cette fois. Surtout parce que j'étais incapable de trouver quelque chose qui me plaisait. On n'est jamais si bien servi que par soi-même, pas vrai?

Parlant de changement, j'ai laissé mourir un peu mon blogue de textes fictifs, Les diaphanes. Quelquepart, une blogueuse que j'admire beaucoup et qui m'inspire énormément, est venue me laisser un petit commentaire hier en me demandant pourquoi je n'écrivais plus sur Les diaphanes. Hmm... Manque de temps? D'inspiration? De confiance en moi? DING DING DING! Toutes ces réponses!

Mais MAIS j'ai décidé de me botter le derrière et de recommencer à y écrire. J'avais d'abord créé ce blogue pour m'encourager à replonger dans l'écriture de la fiction, mais ça n'a pas fait long feu. Allons-y donc pour un deuxième tour! Avec un nouveau design aussi! Je suis en feu aujourd'hui. Même si je suis restée en pyjama toute la journée... L'habit ne fait pas le flan mou, ne vous méprenez pas!

Revoici donc Les diaphanes!

Au fait, si certains d'entre vous êtes intéressés à collaborer sur un blogue d'écriture, ou si vous songez à former un groupe visant à se donner des petits défis d'écriture de temps en temps, écrivez-moi! J'adorerais ça!

vendredi 4 janvier 2013

Mes souhaits pour l'année 2013


Je n'ai jamais été du genre à faire des bilans, à souhaiter santé, argent et cie à tout le monde, et surtout pas à prendre des résolutions (que je ne tiendrai pas, comme tout le monde).

Par contre, je nous souhaite quand même quelques changements pour l'année 2013, surtout des trucs qui m'ont royalement fait chier en 2012.

Je vais quand même abréger et faire un petit top 5, sinon, on va se rendre jusqu'en 2014...

Donc pour 2013...

1. Je nous souhaite que la mode des pantalons « skinny » meure enfin. Désolée à toutes celles qui en portent, mais il faut avouer que ce genre de jeans-là ne sied pas très bien à celles qui ont plus de 5 % de gras dans le corps, donc 99,9 % des femmes. J'ai l'air d'une poire constipée avec ça, même si mon IMC est de 20. Remarquez, c'est peut-être juste mes hanches à moi, le problème. Mais ce qui m'enrage? Y'A QUE ÇA DANS LES MAGASINS! Pas moyen de trouver des jeans non skinny... Surtout pas de couleur. Comme si y'a que les « skinny » qui ont le droit d'être joyeuses et de porter des jeans de couleur. Non mais.


2. Je nous souhaite une année sans tueries, parce que je commence à trouver ça difficile de regarder les nouvelles sans avoir envie de pleurer, et je pense qu'on en a eu assez pour les cinquante prochaines années. C'est assez, OK?

3. Je nous souhaite que la folie des vampires s'estompe, maintenant que la « saga » est enfin terminée. Même si c'est évident que ça va être remplacé par la folie des zombies en 2013... On en reparlera en 2014, au pire. En attendant, je profite de Walking Dead avant de faire une surdose.


4. Je nous souhaite d'éviter une autre récession. Peut-être que si on se croise les doigts très fort... Ben quoi, on peut toujours espérer, non?

5. Je nous souhaite que les blogues reviennent à la mode, parce que les blogues, c'est cool, man! Je veux en découvrir plus, et surtout, arrêter d'en voir mourir à petit feu chaque mois. Vive les blogueurs vétérans qui continuent malgré tout!

Tchin-tchin!