lundi 23 décembre 2013

Matante Citadine

Je n'aurais jamais cru qu'un jour, je suivrais un vidéo-tutoriel de Martha Stewart. Ça doit être ça, le comble de la matantisation. Le signe ultime que tu es rendu vieille. Ça, et acheter une nappe fleurie pour la table. Ou recouvrir ses meubles de pellicule plastique. Ou se coucher à 20 h parce que « la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt ».

Au moins, je suis pas encore rendue là.

BREF!

C'est que je trouvais que ma guirlande de Noël autour de la fenêtre ne fittait plus avec mes nouvelles décorations joyeuses couleur bonbon pour le sapin, et j'arrivais pas à trouver autre chose qui me plaisait. C'est là que je suis tombée sur grand-maman Martha Stewart et sa vidéo de guirlande en boules de Noël.



Sérieux, avant ça, j'imaginais vraiment Martha Stewart comme une madame super enthousiaste et joyeuse qui te donne des trucs de matante en te bourrant de biscuits au chocolat et de becs en pincette. Du genre Taillefer, mettons.



Après avoir vu la vidéo, bien que l'idée était parfaite pour ce que je voulais faire, je me suis presque sentie dépressive. Elle a tellement l'air d'être heureuse de nous présenter ça... Woooh Martha, on se calme l'esprit des fêtes s'il vous plaît! Ton bonheur déborde tellement que j'ai peur de m'y noyer.

M'enfin, j'ai quand même volé son idée et je suis très satisfaite du résultat. Même si les boules de Noël sont super cheap (heureusement, parce que ça en prend beaucoup), ça paraît même pas. Au lieu de voir l'arbre tout décrépit fait d'acrylique, on voit la forêt vêtue de rose, de lime et de turquoise. Que c'est poétique.






J'en profite pour vous souhaiter à tous un joyeux Noël et une bonne année! :)

vendredi 13 décembre 2013

J'espère ben...



C'est quand même bon de savoir que parmi les millions de clients qui visitent Amazon chaque jour, incluant des tonnes d'accros du magasinage assez inconscients merci, y'en a pas UN qui a été assez niaiseux pour payer 200 $ pour un collier de même.

Faut célébrer les petits moments de non-stupidité de l'humanité, des fois. \o/

Snober Noël

Je sais pas si c'est juste moi, mais je remarque que de plus en plus de gens semblent snober Noël. Genre que c'est rendu cool de pas fêter Noël, parce que c'est "tellement une fête commerciale, pfff, moi j'ai plus de profondeur que ça, MOI, je suis pas superficiel(le), je ne me soumets pas au capitalisme du monde, MOI!"

Bon, je sais, je sais, c'est pas TOUT LE MONDE qui agit en gros hipster gossant comme ça. Y'en a pour qui Noël c'est juste pas une fête qui les attire, et c'est correct. Mais ça m'irrite vraiment beaucoup ceux qui tiennent à te faire sentir MAL d'aimer Noël. Tsé j'ai un billet concernant mes décos que j'ai envie de publier bientôt, et sérieux j'ai presque PEUR de le publier, au cas où un de mes amis "hipster-anti-Noël-de-capitaliste" déciderait de monter sur ses grands chevaux pour me casser le party en pleine face.

MAIS LÀ ÇA SUFFIT!


Personnellement, la raison pour laquelle j'aime Noël, c'est vraiment pas juste pour les cadeaux. Je pense que c'est aussi le cas pour la plupart des gens qui célèbrent cette fête... sauf ceux qui sont PDG de grandes compagnies de manufacture de gogosses. Mais même là. Je veux dire, Noël c'est aussi bon pour les petits commerçants indépendants. Pour les artistes amateurs sur Etsy. Pour les mini-boutiques gérées par une seule personne qui fait juste ça pour la passion.

Oui, les gens aiment donner des cadeaux à Noël. Je fais partie de ceux-là. J'aime trouver le petit quelque chose qui va surprendre ceux que j'aime et les faire sourire. Oui, souvent, ça veut dire qu'il faut que j'achète quelque chose. Mais on peux-tu relaxer un peu avec ça? Si ça ME fait plaisir et que ça fait plaisir à la personne qui reçoit le cadeau, tant que c'est pas des enfants exploités ou des animaux écorchés vifs qui ont servi à faire ledit cadeau, je vois pas c'est quoi le problème. Et en plus, si ça t'énerve tant que ça d'acheter des affaires, fais-les toi-même! Ou donnes-en juste pas.

Non mais je veux dire, Noël, comme toutes les autres fêtes, on en fait ce qu'on veut. Je suis pas religieuse pour deux sous, alors j'ignore complètement le côté Jésus-est-né-le-divin-enfant, même si j'écoute des tounes de Noël quand même. Non, pour moi, Noël ça représente les congés après une moitié d'année de dur labeur quand j'étais à l'école. Ça représente un petit break au milieu pour se préparer au reste de l'année scolaire. Noël, c'est les après-midi "activités" qu'on faisait au primaire. La grosse joie qu'on avait de laisser faire les maths pour construire des flocons en carton et décorer la classe. Participer à la petite chorale de Noël devant toute l'école. Danser tout l'après-midi à la disco de l'école secondaire. Un petit morceau de liberté et de joie, de soulagement de s'être rendu jusqu'à ce point tournant de l'année, la langue pendante, et rêver à l'idée de dormir jusqu'à midi pendant trois semaines. Passer du temps entre amis et avec la famille. Admirer les belles couleurs pétantes des décorations partout. Relaxer.

C'est pour ça que j'aime Noël. C'est juste un gros tas de bonheur hyper sucré, de nostalgie joyeuse, et du temps libre enfin pour faire ce que je veux.

Et je refuse de me sentir coupable pour ça.

Je suis une Noëlique et je m'assume. Et tant pis pour vous si vous préférez vous priver d'un mois de joie et d'excitation. Moi en tout cas, je file le parfait bonheur en ce moment. Dans une petite semaine, ce sera Noël et TROIS SEMAINES de vacances que j'attends depuis longtemps.

Alors paix et amour, anti-Noëlleux. PAIX ET AMOUR!


mercredi 4 décembre 2013

Petit échec et autres déceptions

Bon, je n'ai pas réussi à trouver une autre idée pour mon roman NaNoWriMo, alors j'ai abandonné en chemin. Ça me surprend, parce que je ne suis pas du genre à abandonner les projets de ce genre. Je suis un peu déçue, mais en même temps, je pense que les circonstances étaient vraiment contre moi : des millions de projets pour mes clients, des amis qui sont venus passer une fin de semaine, quelques imprévus, etc.

Ça fait un bout que je songe à délaisser mon "rêve" d'écrire un roman un jour. J'ai de la misère à écrire depuis que je suis déménagée aux États-Unis. Ça ne coule pas comme avant. Je n'ai plus autant de vocabulaire actif qu'il y a 6 ans, et c'est extrêmement frustrant. Je me retrouve trop souvent avec le mot sur le bout de la langue... ou alors le mot de la mauvaise langue, puisque je passe mon temps à communiquer en anglais. Sauf que je n'ai pas non plus assez de vocabulaire pour bien écrire en anglais. Je me retrouve donc dans les limbes de l'écriture, entre deux langues qui se mélangent un peu trop à mon goût.

Je me suis quand même rendu compte que c'était plus facile que je pensais de remplir des pages de mots. Même si c'est mauvais ou écrit trop vite. Ça m'a rassurée un peu. Je garde espoir grâce à ça. Je me dis qu'un moment donné, je vais avoir l'idée du siècle, je vais avoir quelque chose à dire à travers un roman, quelque chose qui m'importe beaucoup, et je vais pouvoir déverser des tonnes de mots dans un fichier Word, pour ensuite tout réécrire comme du monde, en prenant mon temps, en cherchant mes mots 10 000 ans s'il le faut.

En attendant, je vais continuer de me botter le cul pour écrire plus souvent ici et sur Les diaphanes. Mon rush commence à se calmer un peu. Je prends trois semaines de vacances à Noël pour récupérer (ENFIN!). Je reprends les rênes d'Éclats Urbains et j'essaie de nous ramener sur la bonne voie, et surtout, de ne pas abandonner les quelques lecteurs qu'il me reste!

On lâche pas!


mardi 12 novembre 2013

NaNoWriMo : Semaine #2

Des nouvelles de mon aventure NaNoWriMo : ça se déroule vraiment mal. Je n'en suis qu'à 8125 mots environ, et je devrais techniquement être à 20 000 mots. Je réalise aussi que mon idée n'est pas vraiment bonne. Je m'emmerde à l'écrire, alors je n'imagine pas à quel point les lecteurs vont avoir envie de le jeter dans le feu au risque de mourir d'ennui!

J'ai envie d'abandonner, mais j'essaie plutôt une autre tactique. Je me cherche une nouvelle idée. Quelque chose qui me fait tripper un peu plus. J'ai envie d'écrire une histoire intrigante avec un mystère qui donne envie de continuer de lire, et des personnages éclatés et bizarres (dans le bon sens du terme). J'ai téléchargé le livre Mr. Penumbra' s 24-Hour Bookstore hier parce que je voulais essayer d'analyser un peu ce qui rend un livre intéressant, et comment remplir les pages du milieu (tsé les pages entre ta bonne idée du début et ta fin super hot? Donc 98 % des pages, genre?). C'est l'histoire d'un web designer, Clay, qui se retrouve sans emploi et qui décide d'accepter une job de nuit dans une minuscule boutique de livres usagés. Le hic, c'est qu'il ne comprend pas comment le propriétaire arrive à le payer, puisqu'ils n'ont qu'un ou deux clients par jour, et que c'est normalement des membres d'une espèce de "club" de la boutique. Ces derniers sont tous un peu étranges et viennent seulement pour emprunter un des gros livres placés très haut dans les étagères. Pour ajouter au mystère, Clay n'a pas le droit d'ouvrir un de ces énigmatiques livres qui ne semble exister nulle part ailleurs.

Je n'ai lu qu'un quart du livre à date, mais je suis tombée complètement sous le charme. Les personnages sont tous très uniques et attachants, et j'ai vraiment envie de savoir ce qui se trame dans la boutique!

C'est exactement ce genre de livres que je veux écrire. Suffit juste de trouver l'idée, non?

Bonne chance à moi!

lundi 4 novembre 2013

L'art de me faire chier #19

Conspirer avec mes autres clients pour m'envoyer un million de projets de traduction URGENTS pour le temps des fêtes DÈS que je commence NaNoWriMo. Tous en même temps. Évidemment.

50 000 mots à faire, et j'en ai juste 3 568 à date. Je suis en retard et déjà découragée.

Vivement le congé de Noël!

(Ce message représente du même coup ma piètre excuse pour le manque de billets ces derniers temps... On se revoit en décembre? NE M'OUBLIEZ PAS!)

jeudi 24 octobre 2013

Le casse-tête et le canard

Je devais avoir 7-8 ans. J'avais quelques amies au primaire, mais pas tant que ça. C'était le temps où ça commençait à se séparer en groupes de « cool » et de « pas cool ». Ça débutait à cet âge-là à l'époque. Aujourd'hui je pense que ça se décide à la garderie. Bref, je m'enlignais solide sur le « pas cool », mais je le savais pas encore.

Une des filles du groupe « s'enligne pour être cool » décide de faire un party pour sa fête et invite presque toutes les filles de la classe. Dans le langage de petits villages, ça veut dire environ 10 filles.

Le jour venu, je n'ai pas de cadeau à lui donner. Je sais pas vraiment pourquoi; peut-être qu'on n'avait pas de budget pour ça ou (probablement) parce que je l'ai dit trop tard à ma mère et qu'on a pas eu le temps d'aller en magasiner un. Toujours est-il que j'ai pas de cadeau, je panique parce que je sais dans le fond de moi-même qu'arriver à une fête d'amis sans cadeau, c'est s'embarquer sur l'autoroute de l'exil social, direction « rejet total » sans escale. C'est dur de même, la vie d'un enfant du primaire. Vous vous en souveniez pas hein?

Mes engrenages de cerveau en développement tournent un peu en grinçant et je décide de trouver quelque chose dans mes affaires et de l'emballer. Je trouve :

- Une toute petite peinture de canard que j'ai faite dans mon cours de peinture du soir
- Une vieille Barbie sans tête
- Un casse-tête pas ouvert que j'ai reçu d'une amie pour ma fête
- Une cassette des B.B.

Heureusement, je ne suis pas assez niaiseuse pour lui donner une poupée Barbie sans tête (franchement tsé), mais j'aime trop ma cassette des B.B. pour la donner à qui que ce soit. Me reste donc le casse-tête reçu en cadeau et la peinture. « SOIT! », que je me dis mais pas pan toute dans ces termes-là, « je lui donne les deux. » J'emballe donc séparément les deux merveilleux cadeaux choisis avec soin, espérant probablement que ça me donne des points bonis d'amis. Deux cadeaux, ça prouve qu'on est très investi dans la relation amicale, tout le monde sait ça.

J'arrive à la fête, je dépose mes cadeaux dans la grosse pile de boîtes enveloppées de papier ultra coloré et je comprends du même coup pourquoi elle a invité toutes les filles de la classe. Pas fou.

J'imagine qu'on s'est amusées avec des jeux quelconques, je ne m'en rappelle pas vraiment. Moi, tout ce que je me souviens, c'est le moment où elle a commencé à ouvrir les cadeaux. Quand elle est arrivée aux miens, elle a d'abord ouvert ma minuscule peinture de canard et m'a remerciée maladroitement avec un air de « de quessé c'est ça, qu'est-ce que tu veux que je fasse avec ça », ce qui est tout à fait compréhensible. À part les matantes et les grand-mamans, qui accrocherait une mini-peinture de canard sur son mur? C'est le genre de format qui fit juste dans la salle de bain, avec d'autres mini-peintures de choses plates. Mais au moins, j'ai un autre cadeau, alors je peux encore me racheter, non?

Elle déchire le papier du deuxième cadeau et découvre enfin le casse-tête de 1000 morceaux. C'est à ce moment que je réalise que la fille qui me l'a donné est là. Juste à côté. Et elle le reconnaît. 

Merde.

- Joanie, c'est pas le casse-tête que je t'ai donné ça?

Heureusement, j'ai un talent fou pour mentir.

- Ben non! C'est... heu... c'est parce que je l'ai tellement aimé que j'ai acheté le même pour France. Y'est vraiment bon.

Tsé. Comme un livre genre? Je veux faire passer le mot? Ce casse-tête a CHANGÉ MA VIE, je vous en achète tous une copie? Non?

Étonnamment, personne ne m'a crue. Je pense que c'est la dernière fois qu'on m'a invitée à une fête au primaire.

Entre vous et moi, je suis sûre que celle qui m'a donné le casse-tête l'avait reçu en cadeau de sa tante. C'était un gros casse-tête d'une rivière en automne avec des arbres orange autour, un genre de peinture impressionniste plate qu'aucun enfant au monde n'aurait voulu perdre son temps à reconstituer.



Je me demande à quel âge on développe du jugement? Parce que clairement, c'est pas à 7-8 ans.

lundi 7 octobre 2013

En vrac

J'ai encore plongé ce blogue dans le silence trop longtemps... Désolée! Y'a trop d'affaires le fun à faire dans la vie, et trop d'affaires pas le fun qu'on doit faire avant de pouvoir faire les affaires le fun. Gnn.

L'été est fini! Je suis pas mal soulagée en fait. Cet été, c'était ma première « saison des mariages », et j'ai dû voyager d'un bout à l'autre du pays pour assister aux mariages importants pour mon copain. Je déteste prendre l'avion, et je connaissais presque personne à destination, donc pas nécessairement des mariages amusants. MAIS c'est enfin fini! HOURRA!

Un petit « en vrac » pour me remettre dedans :

  • J'ai attrapé le rhume durant le vol de la Californie à la Virginie pour le mariage de mon beau-frère la fin de semaine dernière. Je suis pas sûre, mais je pense que ça vient de la dame assise dans notre rangée qui a toussé tout le long du vol sans se couvrir la bouche. Merci beaucoup madame. Ça fait une semaine et je suis encore malade.

  • Parlant du mariage à mon beau-frère... Il a remporté haut la main la palme du mariage le plus bizarre et le plus porteur de malaises au monde. Mon beau-frère est un peu hippie sur les bords, mais je savais pas à quel point jusqu'à ce qu'il se présente à son propre mariage avec une veste genre indienne, qu'il récite un mantra digne d'une secte tout en nous encourageant à le réciter en même temps (En santé, je suis; Heureux, je suis; Sacré, je suis), et qu'il fasse sa première danse sur une chanson tellement psychédélique et décousue que c'est impossible de danser là-dessus sans avoir l'air fou, surtout pas à deux. Lui et ses garçons d'honneur sortaient pour aller fumer du pot à toutes les 10 minutes. J'imagine qu'ils en fument tellement et depuis tellement longtemps que c'est ce que ça prend pour garder un buzz plus de 30 secondes.

  • Je fais normalement rien de spécial pour l'Halloween, même si j'aime beaucoup cette fête parce qu'elle représente tout ce que j'adore de l'automne. Mais je ne suis pas du tout intéressée à participer à des soirées costumées, alors difficile de trouver une activité amusante à faire entre adultes. Cette année, j'ai décidé d'organiser une soirée de jeux de société sur le thème de l'Halloween. On devrait être au moins 6, et j'ai plein d'idées de jeux à la thématique parfaite. J'espère que ça deviendra une tradition!

  • Je sais que ça va en faire chier plus d'un, mais il fait encore autour de 28 degrés à San José, beau soleil, et je trouve ça un peu triste. J'ai hâte qu'il commence à faire plus frais, qu'il pleuve, peu importe, n'importe quoi pour indiquer le changement de saison. Je veux me sentir en automne, porter des foulards, un p'tit manteau, boire du chocolat chaud... *soupir*

  • Le projet des défis d'écriture sur Les Diaphanes est annulé. Manque de participation et de communication, malheureusement. Je reprends le contrôle du blogue et je vais continuer de publier des petits bouts de récits fictifs, histoire de me pratiquer à écrire. NaNoWriMo s'en vient à grands pas, faut que je me prépare mentalement à écrire 50 000 mots en un mois! Ish.


Merci de continuer à me lire malgré les billets trop espacés :P Je continue évidemment de vous lire sur ma tablette le soir. C'est d'ailleurs pourquoi je n'écris pas de commentaires. J'utilise Feedly depuis la mort de Google Reader, et pour une raison qui m'échappe, je suis incapable de publier des commentaires. J'ai essayé plusieurs fois, mais ça ne marche tout simplement pas. Frustrant...

mardi 10 septembre 2013

Arbre à chat

Il y a deux mois, mon copain et moi avons changé notre vieux matelas pour un tout neuf et plus confortable. Ce qui veut dire que ledit vieux matelas a pris racine, accoté au mur de la chambre et fait maintenant presque partie du décor. Presque, parce qu'il prend tellement de place que j'ai de la misère à ouvrir la porte de ma garde-robe.

Par contre, c'est un très grand avantage pour ma chatte Nova, qui a découvert les joies des hauteurs.



J'ai toujours cru qu'elle était un chat du type « sol », puisqu'elle n'a jamais sauté sur les comptoirs ou cherché à grimper le plus haut possible telle une chèvre des montagnes. Je me suis trompée, apparemment. Elle attendait simplement un accessoire de grimpage dans lequel elle pourrait plonger ses petites griffes vierges de chatte d'intérieur.

Je me suis donc mis dans la tête de lui trouver un arbre à chat, question de lui offrir autre chose sur lequel se dandiner tout en nous regardant de haut, nous, méprisables serviteurs de sa Majesté féline, quand viendra le jour où nous nous déciderons enfin à nous débarrasser du vieux matelas.

Sauf que trouver un arbre à chat qui ne prend pas la place d'un éléphant obèse ou qui ne ressemble pas à une carcasse de zèbre, tout en étant d'une bonne hauteur, s'est révélé être un défi colossal.




Et puisque Nova semble aimer grimper sur une surface verticale plutôt que de sauter de tablette en tablette, j'ai été déçue de ne pas trouver d'arbre à chat avec une sorte de rampe perpendiculaire qui ressemblerait un peu plus à la surface qu'elle aime tant du vieux matelas.

Après quelques recherches dans les fins fonds obscurs d'Internet, j'ai finalement trouvé quelque chose de très intéressant. Stylisé, élégant, muni d'une rampe... Une construction IDÉALE pour Nova! Sauf que c'est un produit de Corée du Sud. Et qu'ils refusent de livrer aux États-Unis. En plus de coûter trois bras et deux jambes.

Déception.

Les Sud-Coréens : maîtres incontestés des arbres à chat.

Mais puisque j'ai la tête très très dure (demandez à ma mère), j'ai réussi à convaincre mon copain de m'aider à construire une version plus simple du produit sud-coréen.

J'ai donc dessiné un plan de ce que je voulais. Plusieurs fois. En simplifiant de plus en plus à mesure. (Par chance.)

Plan 1

Plan 2

Plan 3 (final)


Puis, nous avons acheté les matériaux nécessaires. Notez bien le « 60 $ » au bas du plan ci-dessus. Je me suis royalement trompée. Je ne savais pas que le prix du bois indiqué sur le site Internet comptait pour un pied seulement. Finalement, ça nous a coûté au total 150 $, incluant certains outils qu'il nous manquait. Ouch.

Matériaux sciés, sablés, prêts pour le projet.

Enfin, nous avons mis à l'épreuve nos talents de menuisier. Talents que nous ne possédons pas du tout.

Mais vraiment pas.

Le bordel.

Première tablette de vissée.

Une vraie pub de Black & Decker.

On lâche pas!

La base est presque terminée.

J'ai découvert plusieurs choses en cours de route :

1. Visser une vis nécessite beaucoup plus d'étapes que je ne l'imaginais. Dans ma tête, c'était 1) calculer où se trouvera la vis sur la planche, 2) enligner la vis, 3) visser. Apparemment, il faut percer un trou pilote, percer un autre trou plus gros, ET ENSUITE visser la vis en essayant de la faire entrer le plus droit possible. Ou en tout cas, c'est la méthode de mon copain. Et il y tenait.

2. Scier du bois sans scie mécanique, c'est vraiment de la merde.

3. Si tu fais couper ton bois au Home Depot, attends-toi à ce que ce soit tout croche. Et pas à quelques mm seulement. Nenon. Du genre tellement croche que tu vas devoir tout recouper toi-même avec ta scie à main.

4. Une seule planche un peu croche peut anéantir toute la stabilité de ta construction, et tu n'y pourras pas grand-chose rendu là.

5. Je ne suis vraiment pas faite pour être menuisière.

La structure de base terminée, qui tient debout, même si elle est un peu croche et très instable :

Au moins, elle tient debout!
Je suis quand même fière de m'être occupée toute seule de la rampe. Vu que je n'avais pas assez de muscles pour scier le bois à la main, et aucun talent pour visser tout droit, c'est mon copain qui a fait tout le reste. Sauf sabler. HAH! Je suis la reine du sablage.

La rampe recouverte de coton.

Nova qui m'offre son aide (tellement pas).

Dernière couche de tapis prête à être collée.

Approuvé par Nova.


On est quand même parvenu à faire quelque chose de potable, mais il va falloir visser le tout au mur, parce que côté stabilité, c'est pas trop fort.

Produit fini.
J'ai peut-être un peu exagéré sur l'angle de la rampe. J'ai donc mis une boîte à la base pour le moment, question d'encourager Nova à grimper. En espérant qu'avec le temps, je pourrai la convaincre de se donner à fond pour monter complètement à la verticale.

Elle semble apprécier pour le moment, au moins. Faudra quand même que je trouve un moyen de rehausser la déco de tout ça, c'est un peu trop dépouillé à mon goût.

J'ai le don de m'embarquer dans des projets en pensant que ce sera simple comme tout. Je me trompe tout le temps, mais je ne me dompte pas. Faut dire que j'aime ça, les projets de ce genre.

Mais à l'avenir, je vais m'en tenir aux projets de petite envergure...

mardi 3 septembre 2013

Les ombres du passé

Je me suis assise à côté d'un vieux monsieur à la pharmacie. J'attendais ma prescription, qui prendrait 15 à 20 minutes, selon le préposé.

D'habitude, quand je m'assois près de quelqu'un d'autre dans la « salle d'attente » (alias la rangée de bancs du fond à côté des lunettes de lecture), personne ne se regarde ou ne se parle. C'est à peine si on se sourit. Mais d'habitude, ce sont des gens de mon âge ou dans la quarantaine qui patientent sur les bancs quand j'y suis. Cette fois, c'était un sympathique octogénaire qui m'a tout de suite dit bonjour.

On a jasé pendant près d'une demi-heure. Il m'a parlé de sa petite-fille qui a étudié en politique et en commerce à UCLA. De son fils, PDG d'une compagnie. Une famille d'affaires, quoi! On a parlé de sa femme qui était en train de « dépenser tout leur argent », m'a-t-il dit pince-sans-rire, raison pour laquelle il attendait sur le banc.

De fil en aiguille, j'en ai appris un peu plus sur ses origines hispaniques, sa famille, son quotidien, le tout ponctué de blagues et de rires.

Puis, après un petit silence, il m'a annoncé qu'il avait 15 ans quand la bombe atomique est tombée sur Hiroshima. Comme ça. Sans relation avec la discussion que nous avions auparavant. Il a enchaîné en disant qu'il avait « gagné la loto de la conscription » et avait passé 21 mois au Viêt Nam. Et que c'était un moment horrible de sa vie.

C'est là que j'ai réalisé que ces affreuses guerres d'avant, bien qu'elles me semblent circonscrites à un passé très très lointain, quasi médiéval tant j'ai de la difficulté à les lier au monde d'aujourd'hui, ne sont pas si vieilles que ça. À mes côtés se tenait un homme ayant vécu à la fois la Deuxième Guerre mondiale et la guerre du Viêt Nam au tout début de sa vie.

Je l'ai imaginé à 15 ans, horrifié en apprenant ce qui venait de se passer à Hiroshima et Nagasaki, baignant encore dans l'atmosphère pesante et angoissante de la Deuxième Guerre mondiale. Et encore à 24 ans, une arme dans les mains, entouré d'horreurs et forcé de les perpétrer.

J'avais devant moi un homme si profondément atteint par ces expériences qu'il en parle probablement à tous ceux qu'il rencontre. Pas par fierté ou pour susciter la pitié, mais pour partager ce lourd fardeau. Disséminer la douleur ici et là, comme on draine une vilaine plaie, jusqu'à ce que la pression s'estompe et la brûlure s'endorme. Mais aussi pour garder en vie dans la mémoire des gens ces événements désastreux qui changent la face du monde, tordent le masque de l'humanité jusqu'à ne plus la reconnaître. Pour que jamais ça ne se reproduise. Pour ne pas que l'on oublie. Parce que lui ne l'a jamais oublié.

Ce fut le seul sujet lourd de la discussion. Une ombre sur une prairie ensoleillée. Il s'est moqué un peu du temps que prenait sa femme pour magasiner, dans l'espoir de secouer la tristesse barbouillée sur nos visages. J'étais un peu soulagée, mais en même temps, j'aurais voulu lui poser mille questions. Mille questions qui ne se posent peut-être pas à un ancien combattant. Ou peut-être que oui. Dans le doute, je me suis abstenue.

Nous nous sommes présentés officiellement juste avant de partir. J'ai eu envie de lui demander d'être mon grand-père adoptif. Peut-être que ça se demande, ça?

mercredi 28 août 2013

Débauche alimentaire

J'ai rencontré mon médecin la semaine passée, et il m'a recommandé de continuer le régime et de couper quelques autres trucs. En voyant ma face déconfite (c'est peu dire), il m'a suggéré de prendre une pause d'une semaine et de manger ce que je voulais.

Ce que j'ai fait. J'ai mangé TOUT ce qui me manquait terriblement... et j'ai réalisé que cette pause était en fait une excellente stratégie de la part de mon médecin.

Ce que j'ai découvert :

1. La bouffe est toujours meilleure dans nos souvenirs que dans la vraie vie.

2. Finalement, je pense que j'ai en effet une intolérance à quelque chose, parce que j'ai eu vraiment mal au ventre et des brûlements d'estomac toute la semaine. Aucune idée c'est à quoi, parce que j'ai mangé tout ce qui était interdit en un repas dès le début, et que j'ai pas eu envie de cerner l'aliment concerné avant d'avoir fini ma débauche alimentaire :P

3. Ça prend très peu de sucre raffiné pour donner l'impression que les fruits ont un goût fade. Je dirais en gros trois bonbons, et déjà les fraises goûtent pas mal moins sucré qu'avant.

4. Les surdoses de sucre, c'est pas juste dans la tête. C'est mon cœur qui me l'a dit en battant à vive allure après avoir mangé un sac presque entier de jujubes.

5. En fin de compte, mon régime est pas si pire que ça... et j'ai presque hâte de le recommencer. Faut le faire!

dimanche 18 août 2013

Tapage nocturne

Hier soir, on a passé une soirée entre amis qui s'est terminée quand même tard vers les 3 heures du matin.

On s'est finalement endormis, mon copain et moi, vers 4 h 30... pour nous réveiller une demie-heure après au son de Boulevard of Broken Dreams de Green day. Nos tapageurs nocturnes avaient quand même bon goût question musique, mais disons que c'était pas plus plaisant que ça.

Mon copain s'est levé pour voir d'où le son provenait. Je vous ai déjà dit que notre appart est situé au dernier étage d'un immeuble faisant face à un stationnement et un autre bloc appartement de la même hauteur, donc ça crée un écho assez intense merci, et on peut entendre tout ce qui se dit à voix haute. Imaginez à quel point ça sonne fort quand la musique est diffusée par un bon système de son avec le volume dans le tapis.

Après quelques minutes à observer le stationnement en essayant de voir si le son venait d'un appartement en face, mon copain a vu une main bouger dans une voiture stationnée juste sous notre fenêtre. La main s'approchait d'un iPhone posé sur le dash pour changer de chanson et monter le son. Bingo.

« Est-ce qu'on a des oeufs? », m'a-t-il demandé, la voix empreinte de jubilation infantile.

« Oui », ai-je répondu avec la même intonation immature.

Un seul oeuf, un seul lancer, direct sur le pare-brise. En plein dans le mile. Faut dire que ça faisait maintenant près de 45 minutes de blastage de chansons en tout genre, incluant du country sirupeux, donc j'imagine que la rage l'a aidé à se concentrer et à bien viser.

Malheureusement, les deux gars étaient tellement pris par leur chanson (ou très probablement trop saoul) pour se rendre compte de quoi que ce soit.

Alors que mon copain cherchait en vain autre chose de plus lourd à lancer (je refusais de le laisser lancer des trucs qui pourraient endommager la voiture ou blesser les passagers), des petites roches se sont mises à pleuvoir sur l'auto.

Un voisin s'était joint au plaisir. Comme quoi les hommes descendent vraiment du singe. Voir vidéo ci-bas.



On s'est ensuite rendu compte qu'il lançait en fait des morceaux de glace. Brillant, quand même, on aurait dû y penser! Ç'a pris trois fournées de glaçons pour que les gars se réveillent et réalisent que quelque chose clochait. Ils sont enfin sortis de la voiture, et le voisin leur a crié de dégager, que les policiers étaient en route et que le show était fini.

Les deux ont abandonné l'auto et se sont perdus dans les ruelles, non sans faire sonner l'alarme de leur auto pour faire chier une dernière fois.

On a donc pu se recoucher à 6 h du matin. Avec Boulevard of Broken Dreams de pognée dans la tête.

Je l'avoue, notre réaction n'était pas tès mature et je n'en suis pas si fière que ça, mais je dois aussi avouer que c'était vraiment satisfaisant de voir l'oeuf s'écraser contre le pare-brise de deux épais égocentriques qui s'imaginent que le monde leur appartient. J'étais pas une ado rebelle quand j'étais jeune, alors j'ai jamais fait des trucs comme ça de ma vie. Je pense que c'était LA seule fois dans ma vie d'adulte où ce genre d'action était justifiée :P

JE NE REGRETTE RIEN.

Non, rien de rien...

lundi 5 août 2013

Cuisiner pour les nuls (comme moi)

Quand j’avais environ 8 ou 9 ans, j’ai demandé un mini four pour enfant à Noël. Pas parce que je voulais tant cuisiner, mais parce qu’une de mes amies en avait un, et que je trouvais donc que les desserts qu’elle faisait goûtaient bon.

J’étais folle de joie quand je l’ai reçu. J’ai rapidement testé tous les petits plats à base d’enveloppes pleines de poudre chimique. Mon « plat » préféré, c’était la mini pizza. Une enveloppe de poudre blanche avec de l’eau pour la pâte, et une enveloppe de poudre rouge avec de l’eau pour la sauce, hop au four quinze minutes. Pur délice de pâte à moitié cuite et de sauce tomate réhydratée. Menoum. Un aperçu de notre gastronomie future, peut-être?

M'enfin, ça n’a pas duré très longtemps. Je me suis tannée assez vite. Heureusement pour ma santé.

Plus tard, j’ai appris à cuisiner des desserts et j’aimais beaucoup en faire. J’étais quand même assez bonne pour suivre les recettes, si on oublie l’incident de la tarte au citron. En fait, ce serait plus juste de l’appeler une tarte au beurre de citron, parce que j’y ai mis deux livres de beurre au lieu de la quantité demandée, par accident. Je comprenais pas pourquoi la garniture au citron ne figeait pas au frigo. Ma mère a tellement ri de moi quand elle l’a découvert. Je me suis forcée à en manger la moitié quand même. Je n’ai plus jamais refait de tarte au citron. Et depuis, j’achète de la margarine.

Bref, je savais donc faire des desserts, mais c’est tout. La cuisine savoureuse? Non merci, sans façon. J’avais aucune envie de cuisiner des soupers, de devoir m’occuper de deux ou trois trucs sur le feu en même temps. Faire des biscuits, c’est tellement plus simple. On mélange tout ensemble, on met ça sur une plaque à biscuits, au four et HOP magie!

J’ai survécu au cégep et à l’université à l’aide de spaghetti et sauce tomate en pot, de céréales et de plats congelés. Vous pouvez donc deviner mon niveau d’expertise en la matière quand j’ai emménagé avec mon chum aux États-Unis, juste après mes études. Mais puisque que je ne pouvais pas travailler en attendant mon permis de travail, je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’apprendre.

J’ai expérimenté énormément et j’ai fait plein d’autres gaffes (quoique pas aussi pire que deux livres de beurre dans une tarte au citron), mais avec le temps, je me suis beaucoup améliorée. TOUT ÇA POUR DIRE QUE (oui oui, j’arrive enfin au but de ma longue histoire), j’ai découvert des ustensiles de cuisine qui me paraissent indispensables, et j’ai pensé vous en faire part juste au cas où vous seriez comme moi : une débutante qui cherche seulement à cuisiner de bons trucs sans se compliquer la vie.

*****

1. Un thermomètre de cuisson de type « sonde »
J’ai lu partout à quel point c'est important, un thermomètre de cuisson, mais ça m’a pris du temps avant de l’essayer. J’ai donc mangé du poulet surcuit pour rien. C’est incroyable la différence que ça fait. Pu besoin d’avoir peur que le poulet ne soit pas assez cuit, et un poulet bien cuit, c’est délicieusement tendre. Chose que je ne savais pas avant d'utiliser cette merveilleuse invention.

2. Un thermomètre à four
Saviez-vous qu’un four pouvait être mal calibré, et que si c'est le cas, il n’atteindra jamais la température sélectionnée? Ben moi non, je le savais pas. Je l’ai découvert avec horreur en achetant un thermomètre à four (avant l’achat d’un thermomètre de cuisson). Quand je mettais mon four à 350F, il était en fait à 230F. J’ai déménagé plusieurs fois depuis, et TOUS les fours que j’ai eu la malchance d’utiliser étaient mal calibrés. Celui que j’ai en ce moment, je dois ajouter 20F à la température voulue pour l’atteindre.





3. Un zesteur
Plusieurs de mes recettes requièrent du zeste de citron. J’ai toujours cru qu’un zesteur était tout à fait inutile, préférant utiliser ma râpeuse. Après m’être presque déboîté l’épaule et coupé le bout du doigt, j’ai décidé d’essayer un zesteur en long, comme celui sur la photo. Toutes ces heures gaspillées à essayer de râper un citron... Ça me prend à peine une minute pour zester un citron au complet avec ça, et j’ai à peine besoin d’appuyer.



4. Une mandoline
Je trouvais que ceux qui utilisaient une mandoline étaient juste paresseux. J’ai découvert qu’il n’y avait rien de mal à être paresseux en cuisine. De la marde, entre paraître paresseuse et utiliser une mandoline, je prends la mandoline sans hésiter. Si vous me cherchez, je vais être au salon en train de lire un livre pendant que mon souper cuit. Vous viendrez me rejoindre dans trois heures quand vous aurez fini de couper vos fines lamelles de courges/patates/concombres/etc. à la mitaine.


5. Un presse-ail
Rien de plus gossant que de couper des gousses d’ail en petits morceaux. Ça colle partout, c’est minuscule, ça reste pris sur le couteau... ARGGGGH. Et j’ai toujours peur d’utiliser un gros couteau pour les écraser si la recette le demande. Je m'imagine trop bien me couper la main. C’est là que le presse-ail entre en scène. Même quand la recette demande de hacher les gousses d’ail, je les écrase avec mon fidèle ustensile : c’est plus rapide et le risque de souffrir de frustration aiguë du cuistot est moins élevé. J’en ai acheté un en métal lourd qui contient une seule pièce après avoir ragé contre un presse-ail cheap avec un panier de plastique amovible impossible à nettoyer. Le moins de plastique il y a, le mieux c’est. Et si possible avec un bout qui permet de pousser les restants d’ail hors des trous, comme sur la photo. Très pratique.






Bon appétit :)

vendredi 26 juillet 2013

Des fois, je me demande si...

... les gens de ma vie passée, par exemple des ex-collègues de bureau ou des amis du secondaire/cégep/université que j'aimais beaucoup, mais à qui je ne parle presque plus, rêvent à moi comme je rêve d'eux, parfois, et se réveillent eux aussi en ayant très envie de me revoir.

jeudi 18 juillet 2013

Régime

Non, je ne suis pas au régime pour perdre du poids. Malheureusement. Si c'était le cas, au moins je pourrais tricher juste un tout petit peu!

En fait, je suis un régime d'élimination alimentaire sur ordre de mon médecin. Ça fait tellement plus sérieux et officiel, n'est-ce pas? Ben c'est tout aussi chiant, croyez-moi. Surtout que mon médecin n'y est pas allé avec le dos de la cuillère, mettons. Quand on parle de régime draconien, y'a pas meilleur modèle.

Je vous ai déjà parlé de ma fatigue intense et de mon esprit embrumé qui durent depuis maintenant un an et demi et que j'attribuais à mes problèmes de glande thyroïde. Finalement c'est pas ma glande thyroïde, alors on essaie plein d'autres choses (entre autres l'étude de sommeil, dont j'ai parlé ici et ici).

Cette fois, mon médecin a décidé de s'attaquer à l'alimentation. Il se demande si j'ai une intolérance alimentaire qui crée de l'inflammation dans mon corps et cause la fatigue, et donc il faut essayer de trouver l'aliment criminel, s'il y a.

Voici donc ce que je ne peux pas manger :

- Tout ce qui contient du gluten (blé, orge, seigle)
- Tout ce qui contient des produits laitiers (lait, fromage, yogourt, crème glacée, etc.)
- Tout sucre ajouté (sucre raffiné, miel, mélasse, etc.)

En gros, je peux pas manger grand-chose, sauf des fruits, des légumes, des légumineuses et de la viande avec un peu de sel, de l'huile et du vinaigre. Heureusement, il me reste le riz pour survivre!

Au début, je me disais que ça ne serait pas SI difficile que ça quand même. Ça fait beaucoup de groupes alimentaires que je peux encore manger, j'ai pas à me plaindre. Je me suis vite rendu compte que j'avais tort. C'est incroyable la quantité de produits dans les épiceries qui contiennent du gluten, du sucre ou des produits laitiers même s'ils en ont pas du tout besoin! Y'a du sucre PARTOUT. J'ai fouillé dans mon cartable de recettes, et finalement, il me reste genre 3-4 recettes sur 40 que je peux faire. Gnn.

La première semaine a été incroyablement difficile. Je suis passée par une phase vraiment étrange à laquelle je ne m'attendais pas du tout : le mal de coeur. Pendant 3-4 jours, j'avais mal au coeur juste à penser à de la bouffe. L'idée de manger me révoltait complètement. Je sais pas si c'est parce que la bouffe sans sucre, sans gluten et sans lait goûte rien, ou si c'était une phase de désintox du sucre, mais c'était incroyablement désagréable. J'avais faim et mal au coeur en même temps. J'ai pas mangé beaucoup, mais j'essayais de me forcer un peu. Beurk.

La deuxième phase, c'est la frustration de ne rien trouver à manger qui goûte bon. Cette phase a été amplifiée par le fait que j'ai eu les résultats d'un test d'antigènes pour voir si mon système immunitaire réagissait à certains aliments. Bon, ce test est assez bizarre et je ne suis pas certaine de le croire vraiment. Il n'est même pas sanctionné par la FDA et il est très critiqué. J'essaie de me dire que mon médecin s'en sert comme base et non comme outil de diagnostic formel, mais quand même. Bref. mon test est revenu avec plein de réactions à plein d'aliments. Le médecin m'a dit d'éviter les aliments qui avaient une cote élevée, j'ai donc dû enlever tout ça de mon régime :

- Ail
- Champignon
- Banane
- Avoine (même sans gluten)
- Poivre noir ?!?!?
- Boeuf (j'en mange jamais de toute façon)
- Haricot

Saviez-vous que l'ail se trouvait dans TOUT, lui aussi? Salsa, omelettes dans les resto, houmous... Tout ce qui pouvait donner du goût à ma bouffe en contient. ARGH. Et en plus, je me servais des bananes pour ajouter du sucré dans mon GRUAU D'AVOINE le matin T_T Et que dire du poivre... c'est PARTOUT, ça aussi.

Je suis encore dans la deuxième phase de frustration, qui se mue parfois en colère, et surtout en rage de bouffe interdite. Mais je me retiens et je ne triche pas, j'ai une volonté de fer (c'est à ça que ça sert, une tête de cochon). J'ai dû tricher une seule fois quand j'ai eu un épisode d'hypoglycémie assez effrayant. En fait c'est mon chum qui m'a forcée à boire de l'eau sucrée. Je pensais que j'allais m'évanouir/mourir, je tremblais comme une feuille et je suais à grosses gouttes. Je plains ceux qui ont le diabète, c'est vraiment pas drôle.

Le pire dans tout ça, c'est que ça fait presque trois semaines et que je me sens pire qu'au début. Si au moins je me sentais mieux, le jeu en vaudrait la chandelle... J'ai l'impression qu'on chasse encore le mauvais gibier, mais bon. Je vais tenir le coup un mois et voir ce que ça donne.

En attendant, je survis avec du lait d'amande dégueu, du quinoa qui goûte le yable, un peu de riz, mais pas trop parce que ça fait partie des autres aliments auxquels j'ai réagi, et des fruits (ça au moins ça goûte bon). J'essaie d'ajuster mes recettes, mais ça marche pas très bien. Tout goûte le neutre. C'est la meilleure façon de le décrire. Neutre. Ça goûte le papier carton.

Je comprends mieux l'enfer que vivent les personnes atteintes d'allergies ou d'intolérances alimentaires graves. Surtout ceux qui souffrent de la maladie de cœliaque. Vraiment, je suis désolée et je comprends votre combat quotidien.

Pour les autres, mangez donc une bonne lasagne en mon honneur, suivie d'un gâteau au fromage nappé de coulis de chocolat. Et après, je vous sers les sacs de mini framboises et de Jelly Belly que j'ai caché dans mon garde-manger pour célébrer la fin éventuelle de mon régime plate.

Miam.


mercredi 17 juillet 2013

De retour!

Désolée pour mon (très) long silence, le résultat d'un cocktail de paresse, de fatigue et de oui-mais-juste-un-dernier-niveau/épisode-avant-d'écrire-ah-finalement-y'est-tard-je-vais-me-coucher. Vous connaissez sûrement ça vous aussi? Non? MENSONGES!

J'ai quand même accumulé des idées de billet durant ce long mois et demi de silence, alors espérons que je parviendrai à tenir la paresse à distance pour tous les écrire et vous divertir durant votre été si incroyablement plate (sarcasme). Je suis certaine que vous n'avez absolument rien d'autre à faire que de me lire (sarcasme x 2).

Bon, maintenant que j'ai promis tout ça, je ne pourrai plus me défiler!

Aaah l'orgueil. C'est quand même une solution efficace, parfois.

dimanche 9 juin 2013

Défi littéraire #2 en ligne sur Les diaphanes!

Si ça vous intéresse, les résultats du deuxième défi littéraire sont tout frais sortis du four sur Les diaphanes. Allez y jeter un coup d'oeil!

mercredi 29 mai 2013

Petit remontant de milieu de semaine

Des gifs d'animaux :D (Si le gif ne fonctionne pas, cliquez dessus.)



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mercredi 22 mai 2013

Premier défi littéraire en ligne!

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais au début de l'année, j'ai parlé de mon envie de collaborer sur un blogue d'écriture, question de m'encourager à écrire de la fiction un peu plus régulièrement. Certaines blogueuses de talent ont répondu à mon appel, et nous avons vite développé un petit projet ensemble.

L'idée est de se lancer un ou deux défis littéraires par mois et de se laisser deux semaines pour le relever, puis de publier les textes sur Les Diaphanes. Les défis seront variés : s'inspirer d'une photo, d'une chanson, commencer le texte par une phrase donnée, inclure 10 mots spécifiques, etc.

Les textes peuvent être des nouvelles complètes, des poèmes, une intro de roman, quelques paragraphes, une vignette... bref, tout ce qui nous vient en tête, selon l'inspiration.

Allez jeter un coup d'oeil aux textes de notre tout premier défi. En espérant que vous apprécierez! Et si vous voulez participer, écrivez-moi!

lundi 20 mai 2013

Cocon

Quand j'avais environ 9 ans, ma mère avait une toute petite télé dans sa chambre. Quand mon frère monopolisait celle du salon, j'allais parfois écouter la télé sur son grand lit.

Un dimanche après-midi d'été, j'ai accroché sur un film qui passait à ce moment-là, soit un film de tornades. C'était un long métrage réalisé pour la télévision, à petit budget et probablement très mauvais. Mais pour une raison inconnue, ça m'a complètement traumatisée. Je me suis mise à avoir très peur qu'une tornade touche terre près de chez moi.

Ma mère a tenté de me rassurer en me disant que les tornades étaient vraiment très rares au Québec, et qu'elles n'étaient pas aussi dévastatrices que celles représentées dans les films. Malgré tout, je continuais d'obséder là-dessus. Même que ça me tenait éveillée la nuit.

Je me suis donc mise à faire des plans de secours dans ma tête. Grâce au film, je savais que je devais me réfugier dans le sous-sol si une tornade touchait terre. Je m'imaginais donc foutre tous mes toutous dans ma douillette et les lancer en bas des escaliers, puis m'emparer de ma chienne Tina avant de descendre à toute vitesse, et enfin, me cacher avec tout ce beau monde sous ma couverture jusqu'à ce que la tornade passe.

Parce que dans la vie d'une enfant, c'est clair que l'important, c'est le chien et les toutous.

En grandissant, j'ai fini par découvrir que ma mère avait raison. Les véritables tornades de la mort, au Québec, c'est rare. Même inexistant. Tout comme les tremblements de terre sérieux. Ou les ouragans.

Quand je regarde ce qui se produit en ce moment en Oklahoma, je me dis que c'est une bonne chose que je n'habite plus au Midwest. Et pourtant, maintenant que je suis sur la côte Ouest, je dois faire face à une autre menace : les tremblements terre. Je me demande souvent, quoiqu'avec beaucoup moins de panique que lorsque j'étais enfant, si j'aurai la malchance d'être ici lorsque LE tremblement de terre de la faille de San Andréas se produira.

Quand on discute de déménager dans un autre État, mon chum et moi, j'essaie de peser le pour et le contre. J'essaie de trouver un endroit moins à risque côté catastrophes naturelles "aiguës". Je me dis que finalement, la côte Est, c'est pas mal le moins pire. Mais même là, ce sont les attentats terroristes qui sont à craindre...

Au final, mes pensées reviennent toujours au Québec. Un cocon assez sûr au milieu d'un continent parfois instable. Oui, y'a des tempêtes de neige, et même des tempêtes de verglas (je suis bien placée pour le savoir, j'étais en plein dans le triangle infernal). Mais ce sont des trucs qui se produisent sur quelques heures, qui te donnent le temps de réagir ou de te préparer. Une tornade, un tremblement de terre, une bombe... c'est instantané et ça foudroie.

Entre ça :



Et ça :



Ou ça :



Je sais pas pour vous, mais moi je sais quelle catastrophe je choisirais. Au moins, la neige, ça fond. Difficile de faire fondre les vestiges de ta maison.

mardi 14 mai 2013

Cherchez l'erreur

Voici ce qui arrive quand c'est mon chum qui vide le lave-vaisselle.

mardi 7 mai 2013

L'art de me faire chier #18

Mettre des collants pas décollables sur la vaisselle que tu vends. Surtout quand c'est sur la partie où va se retrouver ma nourriture. Ça me tente pas trop de manger du spaghetti à la « microwavable! » assaisonné de colle chimique, merci bien. Parce que non, ça part pas au lave-vaisselle, et oui, ça me fait chier de perdre une heure à décoller tout ça avec mes ongles... GNNN!

mercredi 1 mai 2013

Échappatoir

Mes parents ont divorcé quand j’avais 12 ans. Je venais de finir le primaire et j’avais subi beaucoup d’intimidation à l’école pour toutes sortes de raisons niaiseuses ou physiques, incluant la fois où j’ai pété durant la classe. Apparemment c’est une assez bonne raison de rire de quelqu’un sans relâche pendant le reste de l’année. Ça n’en prend pas beaucoup pour harceler quelqu’un jusqu’à en faire une activité quotidienne, ou même une compétition de pet de bouche entre amis, question de passer au prochain niveau d'humiliation publique.

Je n’ai plus jamais pété en public de ma vie. C’est au moins ça de gagné : j’ai appris une bonne leçon de politesse et de respect du sens olfactif des autres. Ah, et j’ai aussi retenu un bon truc : n’essayez jamais de faire passer un pet sur les semelles de vos souliers neufs. Personne ne vous croira.

Bref, ça n’allait pas super bien dans ma vie quand mes parents ont décidé de divorcer. Bien que ma situation familiale n’était guère mieux, le divorce était un changement de plus dans mon passage du primaire au secondaire, dans mon angoisse totale de revivre le même cauchemar, mais dans une école contenant mille fois plus d’élèves. C’était tout de même une étape qui devait se produire, vu l’état assez lamentable de ma famille. Ma mère devait se sortir de là, c’était évident. Un petit mal pour un grand bien, au bout du compte.

Reste que dans ma tête de préadolescente, bien que je n’en étais pas totalement consciente, tout s’effondrait autour de moi. Je marchais sur une corde raide qui ballottait dans le vent, sans savoir où m’accrocher pour ne pas tomber.

Mon faux-père-de-circonstance avait loué un 4 ½ au centre-ville. Nous y passions une semaine sur deux, mon frère et moi. Qui dit « 4 ½ » dit « 2 chambres », ce qui présente un petit problème mathématique quand on se trouve à être 3, incluant un frère et une sœur de sexe opposé. Puisque mon frère était plus vieux et plus plein d’hormones-d’adorageur-qui-obtient-tout-ce-qu’il-veut que moi, je dormais dans le salon, sur le divan-lit. Une île inconnue au centre d’un appart à peine meublé. La nuit, j’avais l’impression de dormir chez un étranger qui n’y était même pas. Comme si on m’y avait abandonnée par erreur, qu’on m’avait oubliée en partant en trombe un matin. La solitude se creusait un gros vide dans mon ventre pendant que je comptais les moutons, ou les secondes qui s’égrenaient quasi à reculons.

C’est là que j’ai découvert la magie de la télévision. Quand j’étais certaine que mon « père » dormait, j’allumais la télé et je la mettais sur Télétoon, un des seuls postes qui diffusait des émissions jusqu’à très tard la nuit. Je baissais le son juste assez pour qu’on n’entende qu’un léger bourdonnement, et dès que l’angoisse brûlait un trou dans mon estomac, je fixais l’écran et j’essayais de deviner ce qui se passait, ce que les personnages se disaient. Pour penser à tout sauf à ma vie. À tout sauf à demain. Sauf au matin qui ne venait pas assez vite, et qui venait trop vite à la fois.

J’ai fait ça longtemps. Longtemps après avoir échappé à la semaine sur deux chez mon père. Longtemps après avoir survécu au secondaire. Longtemps après avoir appris à m’aimer un peu plus, malgré les mots-insultes coupants qui s’étaient logés bien profond dans mon cœur.

En fait, ça m’a pris beaucoup de temps à me défaire de cette habitude. De ce nouveau type de veilleuse pour adulte. Il fut un temps où je ne m’endormais pas si la télé n’était pas allumée, comme si j’avais besoin de cette porte vers d’autres univers. Comme si un écran noir m’enfermait dans la minuscule boîte de ma vie si petite, et me ramenait sans cesse à moi. 

Claustrophobie existentielle.

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je n’ai plus besoin de la télé pour dormir. Bon, je l’avoue, je l’utilise encore quand je suis malade ou que je suis trop nerveuse. Faut dire aussi que j’ai quand même besoin de lire ou de jouer à un jeu vidéo avant de m’endormir. D’autres portes vers d’autres univers. On n’y échappe pas, faut croire.

Reste que j’ai réussi à apprivoiser la nuit, assez pour ne plus en avoir peur quand elle se pointe le bout du nez. Probablement parce que la corde raide a cessé de se balancer dans la tornade. J’ai trouvé des points d’appui, j’ai resserré les liens. J’ai même trouvé un filet à mettre en dessous.

On n’est jamais trop brisé pour se reconstruire. Mais on aura toujours besoin de s’échapper un peu dans l’imaginaire, question de prendre des vacances de soi-même.

jeudi 25 avril 2013

Malaise à l'anglaise

Y'a pas longtemps, je me suis acheté des nouveaux sneakers parce que les miens étaient pas mal trop usés. Genre que j'étais à 2 mm d'être juste nus pieds, finalement.

J'ai cherché longtemps sur le Web (parce que j'haïs ça magasiner dans les magasins), et après avoir fait le tour des horreurs de souliers pour femme dans tous les tons de rose et de lavande, avec en prime de beaux motifs style diarrhée de licorne, je me suis rendu compte qu'il n'y avait qu'une sorte de sneaker qui offraient une combinaison gagnante de couleurs unisexes et de confort, soit les Asics.

Couleur : diarrhée de licorne
(étrangement, ce sont aussi des Asics)


Faque j'ai jeté mon dévolu sur ceux-là :



Hier, je suis allée à la pharmacie près de chez nous pour acheter du chocolat à mon chum, question de le remercier d'avoir pris soin de moi comme un vrai pro quand j'étais malade.

Je passe à la caisse. Un jeune avec une face de "je m'emmerde rare" scanne mes achats de grosse truie (chocolat, chips, alouette). Alors que je glisse ma carte dans la machine, je l'entends dire :

- I love your Asics.

Étonnée qu'il ait pu remarquer mes souliers au point de me complimenter, je lève les yeux et réalise qu'il ne me regarde même pas. Là, je suis un peu gênée, je me dis qu'il s'adressait peut-être à quelqu'un derrière moi, alors sans réfléchir, je demande :

- Me?

Et lui de me regarder avec des gros points d'interrogation dans les yeux. Je me sens comme obligée de démystifier la situation :

- Did you say "I love your Asics"?

- No, I said "Eleven eighty six". Your total.

- Oh.

Malaise. À l'anglaise.

J'aurais peut-être dû m'acheter des Q-Tips pour me déboucher les oreilles, aussi.

samedi 20 avril 2013

Bleh.

J'ai déjà mentionné quelque fois que j'ai une phobie du vomi. De tout ce qui se rapporte au vomi. Genre que je panique quand quelqu'un vomit ou parle d'avoir vomi, quand j'entends quelqu'un dire qu'il a mal au coeur, etc.

Je me suis quand même pas mal améliorée au fil des années. Je veux dire, c'était assez intense quand j'étais plus jeune. Je paniquais juste à lire le mot "vomi"... J'en suis rendu au point où je peux regarder des films où un acteur vomi parce que je sais c'est pas du vrai, même si mon coeur bat un peu plus vite quand ça arrive. Au moins j'hyperventile pas pendant 30 minutes après.

Mais le summum de cette phobie, la PIRE des pires affaires qui peut arriver, c'est de vomir soi-même.

***AVIS À CEUX QUI ONT LA MÊME PHOBIE, CESSEZ DE LIRE IMMÉDIATEMENT***
***(Ou ceux qui veulent pas de détails, mais j'en donnerais pas tant que ça quand même)***

Ça m'était pas arrivé depuis 14 ans. J'étais même fier de le dire au monde. "Ah ouais moi j'ai pas vomi depuis 14 ans, j'ai tellement peur de ça que mon corps le fait juste pas".

Apparemment, c'était pas vrai.

Mardi soir, 4:00 du matin, je fais un rêve fucké à la Fantasia avec des balais qui dansent, et soudain je me dis que les balais ont donc ben mal à l'estomac. Je me réveille tranquillement pour me rendre compte que non, c'est pas les balais qui ont mal au ventre (non?!), mais bien moi. Ça arrive à tout le monde d'avoir mal au ventre de temps en temps, alors je respire profondément, je repousse les pensées négatives qui disent que je vais vomir et je me dis que ça va passer. Mais ça passe pas.

Je commence à avoir vraiment mal au coeur. Panique. Je me lève et je vais à la salle de bain pour prendre un Tums en espérant que c'est juste du reflux gastrique. Je panique tellement que j'ai l'impression que je vais m'évanouir alors je m'étends sur le sol froid de la salle de bain en me forçant à respirer comme du monde.

Ça passe un peu, alors je retourne me coucher. Mais cinq minutes plus tard, c'est pire, et là je le sens que ça passera pas. Je retourne aux toilettes et je m'installe devant la toilette, le coeur qui bat à 100 km/h et le cerveau qui surchauffe à force de répéter super vite « non vomis pas vomis pas vomis pas vomis pas vomis pasvomispasvomispasvomispas ».

Ça marche pas la pensée positive, en passant. Quoique c'était plutôt une formule négative. C'était peut-être ça, le problème.

Je vomis de l'air 4-5 fois, genre vraiment violemment, tellement que je m'étire un muscle dans la gorge. Nouveauté. Très agréable.

Je capote parce que ça arrête pas, alors j'appelle mon chum à l'aide. Le pauvre, qui dormait à poings fermés, se lève d'un coup, totalement désorienté. Il me raconte le lendemain qu'il s'est réveillé alors qu'il était déjà debout en train de me chercher. Je l'entends me crier « QUOI?! QUOI?? », mais je peux pas répondre, je suis trop occupé à me fêler des côtes. Il me rejoint finalement juste comme ça s'arrête et je me mets à pleurer comme un gros bébé.

Je me suis rendu compte que j'ai un chum vraiment génial, parce qu'il est resté avec moi pendant 2 heures alors que je vomissais de l'air et que je tremblais de panique. Je refusais de retourner dans le lit parce que chaque fois que je bougeais, j'avais l'impression que j'allais vomir. Il a été chercher le tapis de yoga et m'a fait un oreiller avec une serviette de bain. Après avoir vomi pour vrai, je lui ai dit qu'il pouvait aller se recoucher, mais il a refusé. Il a été se chercher une chaise et s'est installé dans la salle de bain avec moi pour pas que je suis toute seule.

Si c'est pas de l'amour, ça...!

Pour faire ça court (trop tard), j'ai finalement vomis toute la matinée, et chaque fois, quand j'étais capable de reprendre mon souffle, je m'écriais « c'est tellement pas vrai que ça fait du bien pis que c'est pas si pire que ça dans le fond, c'est PIRE QUE JE PENSAIS ».

Par exemple, je savais pas qu'on pouvait vomir 4-5 fois de suite jusqu'à être presque incapable de reprendre son souffle entre les vagues de nausée. Je savais pas non plus que ça prenait tous les putains de muscles de son corps pour vomir. Quelle horreur.

Heureusement, le corps humain étant relativement bien fait, les détails terrifiants commencent à s'estomper dans mon esprit. Amnésie forcée de type accouchement, j'imagine, question qu'on n'ait pas si peur de vomir chaque fois. Sauf pour ceux qui ont une phobie comme moi.

J'ai arrêté de vomir après avoir pris du Pepto Bismol. C'est probablement une coïncidence plus qu'autre chose, mais c'est quand même devenu mon héros rose bonbon. Je vais toujours en garder une bouteille dans ma pharmacie à l'avenir.

J'espère quand même pouvoir passer un autre 14 ans sans vomir...

Bref, désolée de vous partager ça, ça doit pas vous intéresser, mais fallait que j'en parle. J'ai pensé à mes amies qui sont aussi émétophobes, et bien que ce serait les seules qui pourraient comprendre mon besoin d'en parler, ce serait vraiment trop chien de les faire paniquer pour ça :P

Leçons à tirer de tout ça :

1. J'ai le meilleur chum au monde
2. Vomir, c'est horrible
3. Le Pepto Bismol, c'est potentiellement magique (à vérifier... mais pas par moi s.v.p.)
4. Une chance que j'ai pas d'enfants