vendredi 31 août 2012

L'étude du sommeil

Voici l'histoire tant attendue de mon étude du sommeil. Je vous avertis, c'est plate. Il s'est rien passé de super intéressant, malheureusement. Je pourrais mentir en vous racontant que Brad Pitt était là pour une étude du sommeil lui aussi, mais non. De toute façon, s'il en avait besoin d'une, j'imagine qu'il irait à une clinique à LA. Non mais, logique, tsé.

La nuit d'avant, je me suis forcée à dormir juste 5 heures parce qu'ils m'ont avertie que si je ne dormais pas à minuit, ils me donneraient un somnifère. J'ai déjà pris un somnifère une fois. J'ai paniqué toute la nuit et j'ai encore moins dormi. Paraît que ça fait ça, des fois. Alors non merci.

Je suis arrivée là à 20 h. Je m'attendais à une pièce qui ressemble à une chambre d'hôtel, genre un peu chaleureuse, petite mais coquette. Mais finalement, non. Même pour les études du sommeil, les chambres d'hôpital ressemblent à des chambres d'hôpital. Éclairage néon, murs blancs, couverte de grand-mère usée à la corde et tellement bleachée qu'elle est raide comme du bois. Minuscules oreillers qui font à peine la grosseur de ta tête. Pas de cadran.

J'avais quand même une télé, mais elle était tellement petite et loin dans le coin de la chambre que j'étais même pas capable de lire les titres des émissions dans le guide. Mais c'est pas grave, j'avais emmené un livre et mon Nintendo 3DS.

À l'image de la chambre et de ses composants, une minuscule infirmière asiatique est entrée et a commencé à m'installer des électrodes un peu partout. Elle me posait parfois des questions, auxquelles je répondais « pardon? » parce qu'elle parlait aussi bien l'anglais que je parle l'italien, c'est-à-dire à peine. Elle était quand même sympathique, au moins!

Une chose que je savais pas : pour coller les électrodes, il faut frotter la peau avec un genre de crème abrasive pour que ça pogne bien. Donc j'ai eu un semi facial gratuit dans le front, sous les yeux et sur la poitrine. Agréable. J'ai failli lui demander d'en mettre sur mon nez tant qu'à y être. Ç'aurait peut-être aidé à faire partir les points noirs, qui sait?

Mais le pire, c'est la colle dans les cheveux. Elle a mis genre 3-4 électrodes sur ma tête, et je paniquais à l'idée de les enlever. J'imaginais déjà la grosse touffe de cheveux qui partirait avec l'électrode le lendemain. Déjà que je perds mes cheveux à la pelle... Fort heureusement, c'est de la pâte qu'ils utilisent sur la tête, pas de la colle. C'est parti assez facilement, fiou!

Ils ont aussi collé un microphone sur ma gorge pour voir si je ronfle ou si je parle dans mon sommeil (j'avais peur de raconter tous mes secrets durant la nuit, mais on dirait que je me suis retenue), et ils ont installé un tube dans mon nez pour évaluer ma respiration. Un peu comme les tubes à oxygène qu'on nous met après une opération, mais sans oxygène. Enfin, ils ont mis une pince sur mon doigt qui sert à calculer le taux d'oxygène dans mon sang.

Une fois ma robotisation complète (parce que j'avais vraiment l'air d'un robot en construction avec tous les fils qui me sortaient de partout), je me suis couchée dans le lit pour lire jusqu'à ce que je m'endorme. Ce qui veut dire qu'à minuit, j'ai fermé les lumières et je me suis forcée à m'endormir pour éviter le somnifère.

Heureusement pour moi, le sommeil léger compte pour du sommeil, et il paraît que je l'ai atteint assez rapidement. Moi, j'ai eu l'impression d'être restée éveillée pendant 2 heures, mais j'étais entre les deux tout ce temps-là. Le problème, c'est que les murs étaient faits en papier. J'entendais tout ce qui se passait. Je suis presque certaine d'avoir entendu l'infirmière s'ouvrir un pot de yogourt. Messemble que la base, dans une clinique du sommeil, c'est de s'assurer que les gens peuvent dormir tranquille, non? M'enfin.

Je me suis réveillée le matin quand j'ai entendu les autres employés arriver. J'ai alors compris que je ne faisais pas d'apnée du sommeil. S'ils découvrent que tu arrêtes de respirer plusieurs fois durant la nuit, ils viennent te réveiller pour te mettre la machine CPAP pour voir si ça aide. Ce ne fut pas mon cas, alors yay!

CPAP
Donc puisque je ne souffrais pas d'apnée, ils ont décidé de me garder durant la journée pour me faire le test de narcolepsie. Le but, c'était de me forcer à faire une sieste de 20 minutes aux 2 heures. Si je m'endors rapidement et/ou si j'atteins le sommeil paradoxal (celui où on rêve) durant mes siestes, ça voudrait dire que je suis probablement narcoleptique, mais sans cataplexie (donc que je ne « tombe » pas endormie sous l'effet d'émotions fortes, littéralement).

Le problème, c'est qu'ils m'ont donné un délicieux petit déjeuner composé d'un triste muffin anglais sec sans rien dessus et d'un motton d'oeufs brouillés, accompagnés d'un berlingot de lait. Miam. Peut-être que je suis difficile, mais ça m'a coupé l'appétit.



J'ai donc bu le lait, et j'ai mangé une barre d'énergie que j'avais emmenée comme collation. Sauf que je ne bois jamais de lait, comme ça, sans céréales. Surtout pas le matin. Apparemment, je ne devrais pas. J'ai eu mal au coeur toute la matinée, donc les deux premières siestes n'ont pas été faciles.

Ç'a passé, heureusement. Sauf qu'à la troisième sieste, un bébé s'est mis à hurler de l'autre côté du mur, donc incapable de dormir. Insonorisation 101?

Enfin, à 17 h, ils ont arraché les électrodes de ma face et de ma tête, me laissant avec de beaux ronds rouges qui ressemblaient aux suçons de notre adolescence (je ne parle pas du bonbon, ici) et la tête pleine de pâte dégueu.

Bref, ce fut la journée la plus longue de ma vie. Je suis restée enfermée dans la petite chambre, pas le droit d'ouvrir les rideaux pour éviter que la lumière du soleil me réveille trop, pas d'Internet... Pas de bouffe non plus, j'avais pas envie de savoir ce que le dîner me réservait et j'avais trop mal au coeur.

Quand mon chum est venu me chercher, c'est comme si je sortais de prison. On est allés se bourrer la face chez Chili's (à emporter), et le soir venu, je me suis couchée dans mon lit comme si c'était la 8e merveille du monde. SIIIII CONFORTAAAAAAAAABLE. SIII DOUUUUUUUUUUUX. ÇA SENT SIIIIIIIIIIIII BOOOOOOOOOOOOOON.

Les résultats?

Je me suis réveillée 38 fois (!!!) durant la nuit. La normale, c'est 5. Oups. Mais pour le reste, c'est normal. Je suis entrée en sommeil paradoxal durant deux des siestes, mais c'est peut-être juste parce que j'étais épuisée. Il m'a donc diagnostiqué une fatigue excessive marquée avec narcolepsie « possible », mais il avait pas l'air convaincu. Il dit qu'il a noté ça pour pouvoir me donner des stimulants et traiter le symptôme.

Mais moi, je préfère trouver la source plutôt que de commencer à prendre des stimulants pour masquer le problème.

Retour à la case départ, mais au moins, j'ai pas de problèmes de sommeil! YAY!

Fin.


mardi 28 août 2012

L'art de me faire chier #13

Quand je t'écris un courriel avec une question concernant le renouvellement de la licence de ma compagnie et que je précise que je préférerais que tu me répondes par courriel au lieu de m'appeler afin que j'aie un historique de la conversation à conserver pour référence ultérieure, mais que tu continues de m'appeler après CHAQUE courriel que je t'écris.

C'est simple, messemble. Si je t'écris un courriel, tu me réponds par courriel. Si je t'appelle et que je laisse un message, tu me rappelles.

Bienvenue dans le 21e siècle, mon vieux.

vendredi 24 août 2012

Tachycardie

Depuis environ 8 mois, je suis toujours épuisée, même quand je dors 12 heures, ou que je fais des siestes pendant la journée, et MÊME SI je me mets du Clean & Clear Morning Burst dans la face le matin pour bien me réveiller. Incroyable.

Puisque j'ai des problèmes de thyroïde (maladie de Graves/Basedow) depuis que j'ai 8 ans et que je dois maintenant prendre des hormones synthétiques, j'ai couru chez mon endocrinologue pour voir si ma dose devait être ajustée. En effet, une dose mal ajustée, même minime, peut provoquer plein de symptômes désagréables, comme la fatigue. Malheureusement, c'était pas ça le problème. Et mon endo a décidé de jouer les Dr House et d'essayer de trouver le bobo, même si c'est pas vraiment sa job. Des fois je me dis qu'il a mal choisi sa branche!

Bref, il m'a recommandé de rencontrer un spécialiste du sommeil pour voir si mon problème vient de là. Je prends donc rendez-vous avec Dr Clerk, un gentil monsieur hyper intelligent qui adore tout expliquer en détails. Ça paraît qu'il tripe sur sa job, ce qui me rassure tout de suite. Mais puisqu'il parle beaucoup, il se met un peu en retard durant notre rendez-vous. Il me demande alors de le suivre dans la salle d'à côté pour faire un examen physique rapide pendant qu'il m'explique c'est quoi l'apnée du sommeil, et pourquoi ça se peut que j'en souffre même si je ne fais pas de surpoids.

Donc pendant qu'il me regarde dans la gorge, les oreilles, qu'il prend ma pression et tout, il me jase ça comme un vrai pro, sans me prendre pour une imbécile. Ce que j'apprécie énormément. Puis vient le moment où il me décrit les traitements de l'apnée du sommeil, du moins invasif au plus terrifiant.

C'est donc rendu au quatrième traitement qu'il m'explique en long et en large comment les chirurgiens passent le scalpel dans les amygdales, le palais mou, la luette pour tout enlever, puis scient un os de la mâchoire où est rattachée la langue et le vissent un peu plus vers l'avant pour faire avancer ladite langue.

Et pendant qu'il me raconte tout ça d'une passion enfiévrée, il prend mon pouls.

Il s'arrête de parler soudainement, surpris :

- Ton coeur bat vite! 115 battements la minute!

Noooon, c'est vrai? Je me demande ben pourquoi...


Note : J'ai  été passé le test du sommeil cette semaine, je vous en reparle dans un autre billet. Si ça vous intéresse.

mardi 21 août 2012

Confession urbaine #5

Des fois, j'ai pas envie d'aller me coucher même si je suis hyper fatiguée juste parce que je trouve ça trop dur et long de me brosser les dents, me laver la face, me déshabiller, etc. Alors je gosse sur Internet une ou deux autres heures à la place.

C'est tu ça, le comble de la paresse?

vendredi 17 août 2012

La grande petitesse

J'ai pris l'habitude d'écouter des épisodes de la dernière saison des Enfants de la télé sur mon cellulaire quand je m'entraîne au gym. C'est assez long pour couvrir mon 45 minutes de marchage rapide sur place qui mène nulle part, et c'est assez divertissant pour faire passer le temps un peu plus vite.

Tantôt, j'ai écouté le spécial sur le Bye Bye, et l'envie soudaine de pleurer m'a prise à la gorge.

Pas parce qu'ils parlaient de quelque chose de triste, mais parce que je me suis rendu compte à quel point le Québec me manque. À travers les artistes Québécois qui racontaient leur expérience sur le plateau, dans les coulisses des émissions que j'écoutais (et que j'écoute encore), j'ai retrouvé ce que j'aime tant de ma province natale : la chaleur humaine.

Je sais que ce billet-là va paraître quétaine ou cucul, surtout pour ceux qui habitent au Québec et qui manquent de recul, ou ceux qui pensent que les comédiens québécois sont des snobs, que les émissions québécoises sont nulles, ou peu importe. Moi, je les aime, les émissions québécoises. Elles sont remplies de « moi » que je ne retrouve pas dans les émissions américaines. C'est ma langue, c'est mon paysage, ce sont les visages que je connais par coeur pour les avoir vus tant de fois en grandissant.

Je trouve qu'on est chanceux d'avoir un public francophone restreint au Québec. Oui, ça fait en sorte que c'est plus difficile de trouver des fonds pour créer des oeuvres. Oui, ça veut dire que les oeuvres atteignent moins de gens qu'on aimerait. Oui, ça veut aussi dire que c'est pas facile de percer dans le milieu déjà saturé, parce que trop petit. Mais ça veut aussi dire que les gens qui y travaillent sont plus modestes. Plus accessibles. Plus humains. Ce ne sont pas des millionnaires qui vivent dans leur propre univers, séparés du reste du monde. Ce ne sont pas des gens qui se croient demi-dieux. Et ils ont la chance d'être entourés de Québécois, qui sont normalement plus respectueux de la vie privée.

C'est sûr qu'il y a toujours des exceptions à la règle. Mais reste que quand je vois un comédien québécois, je l'apprécie pour son talent et pour ce qu'il est dans la vraie vie. Quand je vois un acteur américain, pour moi, c'est un être inaccessible, presque un personnage. Un robot façonné par une équipe monstre composée de PR, d'agents, de stylistes, de maquilleurs, de coiffeurs et autres. Des poupées de cire sans chaleur humaine. Des hologrammes qui disparaissent une fois le film terminé.

Dans la petitesse du Québec, moi j'y vois une grande famille, un cocon bien chaud et protecteur, une culture que je ne trouve pas ici. Une ouverture aux autres qui me manque tellement. Rencontrer un étranger québécois, c'est ouvrir toute grande la porte de nos maisons et s'inviter mutuellement à y entrer, à fouiller dans le frigo pour se prendre une bière, à s'étendre sur le sofa, pieds nus, et à faire comme chez soi la seconde où on se rencontre. Comme si on se connaissait depuis toujours. Rencontrer un étranger américain, c'est se heurter à un bloc de glace qui ne laisse passer qu'une image brouillée de la personne. C'est passer des jours à essayer de faire fondre la glace, petit à petit, à coups de conversations insipides sur la température. C'est se glacer les doigts à essayer d'atteindre l'autre. C'est l'hypothermie de l'âme assurée.

Moi, je nous aime, les Québécois. J'aime nos comédiens, nos auteurs, nos musiciens, nos artistes, nos créations. J'aime ce que nous sommes et ce que nous voulons être. J'aime notre grande petitesse, notre riche culture miniature, notre minuscule écosystème bien à nous qui, à mon avis, n'a d'égal nulle part ailleurs.

Et je suis fière de nous.

Et surtout, je m'ennuie de nous.

mercredi 15 août 2012

Noix < Chocolat

Moi les mélanges de noix avec des M&M, je trouve ça chien.

Je veux dire, entre des noix pis du chocolat, le choix est pas difficile. C'est quoi le but de mélanger les deux ensemble? Oui bon, vous allez me dire que ça goûte bon, du chocolat et des peanuts ensemble. Mais c'est pour ça qu'ils ont inventé les Peanut Butter Cup.

Chaque fois qu'on m'offre un mélange de noix et de chocolat, je fais face à un dilemme. J'ai juste envie de fourrer mes doigts dans le tas pour déterrer les M&M et m'en faire une poignée à avaler d'un trait, mais je sais que c'est pas très poli (et pour les germaphobes, c'est apparemment la fin du monde). Alors je fais comme tout le monde, je mets mes doigts en pince au-dessus du bol comme dans les machines à toutous, j'enligne un endroit où y'a une concentration assez élevée de chocolat, et je plonge en priant les dieux égyptiens que je vais pogner assez de M&M pour masquer le goût des maudits raisins secs.

Évidemment, je me ramasse toujours avec JUSTE des raisins secs et des graines de soya. Parce que des M&M, c'est LISSE. Ça GLISSE. C'est pas pour rien que ça rime. Ça rime aussi avec CRISSE. Je dis ça comme ça.

Hier, on a joué à des jeux de société avec nos amis australiens, et je sais qu'ils aiment bien les mélanges de noix et de chocolat. Alors je me suis forcée, j'ai acheté un sac de M&M et un sac de noix, et je les ai mélangés. Sauf que j'ai triché, j'ai mis genre 3 parts de chocolat pour 1 part de noix. C'était tellement plus jouissif comme ça. Je me trouvais donc ben intelligente.

Ce matin, j'ai trouvé le bol pas fini du mélange. Il restait un peu de chocolat dans un océan de noix. On dirait bien que je suis pas la seule à vouloir juste le chocolat finalement.

Petit plaisir de la journée : fouiller comme une débile dans le bol pour trouver TOUS les M&M qui reste et me les fourrer dans la bouche d'un coup. À 9 heures du matin. Ben quoi. Je l'ai mérité, c'est pas facile trouver des M&M bruns dans un mélange de noix, tsé. Toute une job. Ça méritait une récompense.

Au fait, j'ai des noix à donner si quelqu'un en veut.

Non?

Personne?

...

mardi 7 août 2012

Confession urbaine #4

Des fois, j'aimerais vivre dans une série d'animation japonaise : tout a l'air plus beau, plus coloré, plus délicieux, plus doux, plus... plus!






vendredi 3 août 2012

Coups de coeur du mois de juillet

1. Ce montage vraiment hilarant et créatif d'un gars qui s'est filmé à 12 ans en faisant semblant qu'il se parlait à lui-même dans le futur, et qui y répond 20 ans plus tard. Une conversation entre le passé et le présent, à voir absolument! Désolée, c'est en anglais seulement :(


2. Ce sandwich nommé « Déesse verte », facile à faire et tellement bon. J'en ai un peu abusé, mais j'en profite pendant que les avocats sont pas chers et en saison!


Ingrédients :
- 2 tranches de pain
- 2 tranches de fromage mozzarella
- Du pesto
- Des épinards
- La moitié d'un avocat coupé en tranches
- Du fromage de chèvre

Juste à regarder la photo, je pense que les instructions sont assez claires. Ce qui est moins clair, c'est que c'est un grilled cheese, alors mettez ça dans une poêle est grillez-le jusqu'à ce que le fromage soit fondu. Miam.

3. La chanson « Booty Swing » de Parov Stelar.



4. Ma chatte Nova. Évidemment.



5. Cette image d'un toit en parapluie au Portugal. Magnifique.