mardi 24 avril 2012

Confession urbaine #1

Des fois, le fait que je suis à 5000 km du Québec me frappe vraiment soudainement, comme si je le réalisais pour la première fois. Mon sang se glace dans mes veines et je panique durant quelques secondes, comme si je redevenais tout à coup une étrangère seule dans un pays inconnu, très loin de chez moi.

vendredi 20 avril 2012

La cachette, version adulte

Je l'ai déjà mentionné dans un autre billet : j'ai tendance à me coucher très tard, et donc je me lève un peu plus tard que la normale, vers 9 h 30 - 10 h du matin.

J'ai aussi tendance à oublier que les gens se lèvent plus tôt que ça durant la semaine pour aller travailler. Alors quand j'ai reçu une note de notre bloc appartement annonçant une « inspection », j'ai pensé qu'ils viendraient dans l'après-midi.

Pas à 9 h du matin.

Pendant que je dormais.

Nue, sous les couvertures.

Fort heureusement, mon copain s'est levé en retard et s'apprêtait à partir. J'ai entendu la sonnette, puis mon copain dire « Heuuu donnez-moi une minute », et le claquement de la porte qui se referme. Pendant ce temps, j'étais déjà en robe de chambre dans la salle de bain, à paniquer et à me demander où j'irais bien me cacher. Je ne savais pas ce qu'ils venaient inspecter, donc il n'y avait aucune cachette qui soit absolument sûre. Le garde-robe? Non, s'ils veulent voir les extincteurs automatiques, je suis faite. La douche? Non, s'ils veulent vérifier le débit d'eau ou la plomberie, ce sera pas joyeux.

J'aurais pu simplement m'habiller et faire comme si de rien n'était. Mais puisque j'étais à moitié endormie, mon cerveau était trop stupide pour allumer. Je me suis donc garrochée sur le lit et j'ai dit à copain de mettre les couvertures sur moi. On a une grosse couette bien lourde, donc quand c'est en paquet, impossible de savoir si y'a quelqu'un en dessous ou non.

Copain a obtempéré sans rien dire. Puis il est allé ouvrir la porte.

Et c'est là que je me suis rendu compte qu'on n'avait pas prévu de trou pour respirer.

Évidemment, le gars était rendu dans la chambre quand je me suis mise à voir des étoiles et à me dire que j'allais mourir asphyxiée. Trop tard pour bouger ou quoi que ce soit. Vous imaginez la scène? « Oh salut, je faisais une petite sieste, ne vous souciez pas de moi, continuez... ». Le ridicule de la situation m'a frappé assez lourdement, et j'ai su que je devais tenir aussi longtemps que possible, parce que rendu là, il était vraiment, mais vraiment trop tard pour reculer.

Quand il est enfin parti, j'ai sorti la tête de sous les couvertures comme on sort de l'eau après un concours de qui-peut-rester-sous-l'eau-le-plus-longtemps, soit en aspirant goulûment de l'air et en espérant que mon cerveau n'a pas trop manqué d'oxygène.

La morale de cette histoire?

Se coucher à 3 heures du matin, c'est mal, yo.

mardi 17 avril 2012

Entendu dans l'escalier

D : Tsé quand tu m'as organisé un surprise-party y'a un mois?
J : Hum hum.
D : Quand je t'ai dit que je m'étais senti bizarre en me retournant et en voyant tout le monde là, tout à coup comme ça?
J : Ouais?
D : Dans ma tête, je rentrais chez moi, avec personne d'autre que toi à l'appart, et BAM! Plein de monde.
J : ...
D : C'est comme si mon monde s'était effondré en un instant. Un peu comme quand une mère perd son enfant.
J : Heuuuu... Je pense pas que ce soit la même chose du tout...
D : Ben quand même. C'est l'image du monde que--
J : Non. Juste non.
D : Bon bon. OK.

*silence*

J : Penses-tu que des fois, les gens autour de nous nous entendent et écrivent des « entendu au X » avec ce qu'on dit?
D : Sûrement pas. Je dis mes conneries juste quand y'a personne autour.

*silence*

Joanie (moi) : Mais tu oublies que j'ai un blogue.
Denis (copain) : Merde...

vendredi 13 avril 2012

Par temps de pluie...

... en Californie.



Par ailleurs, ceci est mon 100e billet. Merci de lire mes inepties :)

Et merci à Instagram de transformer ma photo plutôt moyenne prise avec mon téléphone en quelque chose de très artistique avec le p'tit doigt levé. Yay!

mardi 10 avril 2012

L'art de me faire chier #9

Faire des travaux sur le chemin de fer tout près de chez nous de 1:00 du matin à 5:00 du matin, et comme si c'était pas assez, avoir le culot d'utiliser un marteau piqueur. UN MARTEAU PIQUEUR EN PLEIN MILIEU DE LA NUIT.

Faut vraiment se foutre de la gueule des gens, quand même!

vendredi 6 avril 2012

Des livres, j'en mange

Depuis que j'habite aux États-Unis, je fais tout en mon pouvoir pour ne lire que des livres en français. Il m'arrive d'en lire en anglais parce que je suis trop impatiente de les lire et qu'ils n'ont pas encore été traduits, ou encore parce qu'un ami anglophone m'en offre ou m'en prête un... Mais sinon, j'achète des livres à la tonne dès que je mets le pied au Québec en espérant que ça me durera toute l'année. Laissez-moi vous dire que ce n'est pas très plaisant quand vient le moment de revenir aux États-Unis, traînant tant bien que mal ma valise pleine de livres le long des couloirs interminables des aéroports.

Mais l'an dernier, je n'ai pas été au Québec. On déménageait en Californie, et c'était un peu compliqué pour mon copain de prendre congé dès le début de sa nouvelle job. Je suis donc restée sur ma faim, côté livres.

Je me disais que je pouvais attendre, mais finalement, non. Ça me manquait trop! Je visitais souvent Archambault.ca pour voir les nouveautés, la bave sur le coin de la bouche, le doigt frémissant sur la souris de l'ordi, tout près du bouton « acheter ». 

Finalement, j'ai décidé de me gâter (lire : je n'ai aucun contrôle sur moi-même) et j'en ai commandé une dizaine.



J'ai hésité entre Renaud-Bray et Archambault, mais finalement, j'ai choisi Archambault parce qu'un des livres que je voulais n'était pas en stock chez Renaud-Bray, bouuu. J'avais pas envie d'attendre 3-4 semaines de plus!

Quand j'ai reçu la boîte, à peine une semaine plus tard (!!!!), c'était comme un cadeau de Noël en retard. Je les ai déballés avec amour. Ça sentait le papier chaud, ce parfum enivrant de l'imaginaire et des univers inconnus qui m'attendaient. J'ai placé mes nouveaux bouquins colorés sur le meuble de télé dans la chambre, et chaque fois que je les vois, j'ai envie de les toucher. J'ai hâte de les lire, même si je suis déjà en train d'en lire un (ou deux).



Je l'avoue, je suis une boulimique littéraire. Si je ne me retenais pas, j'en lirais dix en même temps. Si on me lâchait lousse dans une librairie, j'y ferais un nid et j'y resterais toute la vie, me nourrissant de livres de cuisine pour ne pas mourir de faim. Miam.

Ça m'a coûté cher, et j'étais un peu déçue de voir que les frais de livraisons n'étaient pas gratuits aux États-Unis pour un achat de plus de 200 $, mais finalement, les taxes ne s'appliquaient pas, et la livraison équivalait à quelques cents près du prix des taxes, alors ça s'annulait. Yay!



Le hic, c'est que j'ai acheté deux livres qui font partie d'une série, et que maintenant, j'ai vraiment envie de savoir la suite...

Va falloir que j'attende à mon prochain voyage au Québec.

En attendant, je vais me tenir loin d'Archambault.ca.

mardi 3 avril 2012

La que$tion du jour

Étrangement, ça nous arrive régulièrement, à copain et à moi, de trouver des billets de 1 $ (USD) par terre dans des endroits aléatoires. Stationnement, couloir du bloc appartement, salle de gym, etc. Ça doit nous être arrivé une bonne quinzaine de fois dans les cinq dernières années.

Je viens d'en trouver deux roulés ensemble, tassés dans un coin contre le mur.

La question est la suivante : pourquoi c'est TOUJOURS (sans aucune exception) des billets de 1 $ et JAMAIS des billets de 20 $, voir 50 $ ou même 100 $?

Pas que je me plains, mais je me demande bien c'est qui les chanceux qui échappent des billets par terre en fouillant dans leurs poches, mais jamais des billets importants...