vendredi 30 mars 2012

L'art de me faire chier #8

Acheter une jolie monture chez l'optométriste pour mes nouvelles lunettes, puis la chercher sur Internet pour la montrer à une amie et me rendre compte qu'elle coûte la moitié du prix sur le site readingglasses.com.

mardi 27 mars 2012

L'inefficacité à son meilleur

Puisque je suis à la pige, je laisse mon C.V. sur des sites comme Monster.com et j'accepte toute offre d'emploi qui pourrait m'enthousiasmer assez pour que j'aie envie de laisser le travail à la maison et sauter dans le train du 9 à 5. Ça arrive JAMAIS que ça m'intéresse à ce point, mais je suis ouverte d'esprit, vous savez!

Chose à savoir sur moi : je n'aime pas vraiment parler au téléphone. Sauf quand c'est ma mère ou des amis proches. Donc quand je reçois un appel d'un numéro que je ne connais pas et qui ne vient pas d'un des États où siègent mes clients, je laisse la boîte vocale s'en charger, et j'écoute le message 2 secondes après. C'est un excellent filtre contre les fatigants en tous genres.

Aujourd'hui, je me délecte de ce message ô combien précis :

« Bonjour mon nom est Jennifer de l'agence de staffing Quelconque, j'ai découvert votre C.V. sur Monster.com et j'aimerais vous faire part d'un emploi qui pourrait vous intéresser. Je vous envoie sous peu un courriel à ce sujet. Veuillez me rappeler au 555-555-5555. Merci! »

Bon là, je me dis que je vais aller voir son courriel, qui me donnera sûrement un lien vers le poste dont il est question pour voir si ça m'intéresse. J'ai pas trop envie de perdre mon temps au téléphone avec elle si c'est pour un emploi au service à la clientèle bilingue, genre.

Et bien voici le courriel que j'ai reçu :

« Bonjour!

Nous avons découvert votre C.V. sur le site Monster.com. Je viens de vous laisser un message sur votre boîte vocale. Veuillez me rappeler lorsque vous en aurez l'occasion.

Bonne journée,
Jennifer »

...

Ça c'est ce qu'on appelle une excellente utilisation des moyens de communication. Sérieux, sans le courriel, je me serais sentie vraiment perdue. Mais maintenant je suis fixée, je sais que Jennifer à quelque chose à m'offrir. Quoi? Aucune idée. Mais ce n'est pas ça l'important, voyons.

Je m'attends presque à recevoir une lettre par la poste me signifiant qu'elle m'a laissé un courriel au sujet du message qu'elle a laissé sur ma boîte vocale.

vendredi 23 mars 2012

Liste des choses que j'ai apprises en jouant aux jeux vidéo quand j'étais jeune

1. Former des phrases à peu près logiques en anglais.

Police Quest

2. Une partie de l'histoire des États-Unis.

Day of the Tentacle

3. À quel point c'est difficile, gérer une ville.

SimCity

4. Que je suis totalement incapable d'être méchante, même virtuellement.

Black & White
5. Que les tortues sont beaucoup plus malveillantes qu'on le pense.

Super Mario Bros. 3

6. La géographie.

Where in the World is Carmen Sandiego


7. Le danger des armes nucléaires.

Fallout

8. Comment gérer un stand de limonade.

Lemonade Tycoon


mardi 20 mars 2012

Sur un coin de rue

Est-ce que je vous avais dit que j'avais enfin reçu mon permis de conduire?

Certains se souviendront peut-être de mon billet sur l'épicerie dans lequel j'avouais que je ne savais pas encore conduire, même à 26 ans. Et ben, le problème est réglé! Sauf un : je déteste conduire. Mais bon. On me dit que ça finit par passer.

Parmi la multitude de choses que je n'aime pas de la conduite automobile, il y en a une en particulier qui me rend terriblement mal à l'aise : les quêteux sur le coin d'une rue principale. Je sais jamais comment me comporter. Ils sont là, avec leur petite pancarte de carton qu'on peut rien lire dessus parce que c'est écrit trop petit ou genre brun sur brun. Et si t'as le malheur d'être à leur hauteur durant une lumière rouge, ils dardent leurs yeux sur toi et ne te lâchent pas jusqu'à ce que tu partes, ou jusqu'à ce que tu fasses l'erreur de croiser leur regard.

Et moi je fais tout pour éviter de les regarder. J'observe de l'autre côté de la rue comme si ma vie en dépendait. J'examine avec intérêt mes ongles non peinturlurés et coupés ras, parce que je suis fifille de même, moi. Je fais semblant d'avoir du soleil dans les yeux, comme si ça pouvait expliquer pourquoi je ne les « vois pas », même s'ils sont difficiles à manquer. Surtout quand ils s'approchent de ta fenêtre. Je me retiens pour ne pas verrouiller les portières, au moins. Ça serait quand même insultant.

Je veux dire, je ne veux pas juger ou rien. Je sais que certaines personnes se ramassent dans la rue à cause d'une série de badlucks, et que ce n'est pas toujours facile de se relever. Sauf que la plupart des gens sur le coin des rues, en tout cas de ce que j'ai vu, ce sont des jeunes drogués qui cherchent de l'argent pour leur prochain fix. Et je peux pas m'empêcher de me dire que TOUT LE MONDE sait que c'est mal, la drogue. Que ça va te tuer à petit feu. Que tu vas devenir accro. Si y'a une chose qu'on nous répète étant jeune, c'est bien celle-là. Alors ces gens on fait un choix, et ça me tente pas de les aider à continuer leur descente aux enfers. Surtout quand je peux donner mon argent à des causes qui aident les enfants malades, ceux qui n'ont pas fait le choix de se décrisser la santé.

M'enfin, en écrivant ce billet, j'avais en tête quelque chose de plus léger, pardonnez-moi le grand sérieux du paragraphe ci-dessus! Tout ça pour dire que je déteste me retrouver dans cette situation. Et y'a pas plus pire moyen de quémander que de le faire dans la rue. Je veux dire, je suis supposée faire quoi? Baisser ma vitre, te faire venir de l'autre côté de ma voiture (donc en plein milieu de la rue) pour te donner de l'argent, et si la lumière vire au vert, faire attendre tout le monde derrière moi?

Sans compter que si tu fais ça, les gens te jugent, comme ceux qui chialent quand certaines personnes nourrissent les mouettes au McDonald. « Tu les encourages à revenir en leur donnant des frites! ». Bah, à mon avis, c'est rentré dans le code génétique des mouettes. Rouge et jaune = bouffe. Trop tard!

Sauf qu'aujourd'hui, une quêteuse m'a rendu la vie pas mal plus facile. Elle se tenait sur le coin et faisait des fingers à tous ceux qui ne s'arrêtaient pas pour lui donner de l'argent. Je pouvais même l'entendre leur crier des bêtises. Si je n'avais pas eu aussi peur de baisser ma fenêtre, je ne lui aurais pas donné d'argent, mais je lui aurais probablement offert le « Guide du parfait quémandeur : l'importance de la politesse ».

Après tout, « quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson ».




mardi 13 mars 2012

Top 10 des petits bonheurs de la vie

1. S'enrouler dans une couverture qui sort tout juste de la sécheuse.

2. Trouver un restant de pépites de chocolat dans le fond de l'armoire quand on a une rage de sucre intense, mais rien pour la satisfaire.

3. Se réveiller à 5 h du matin avec l'impression qu'il est temps de se lever, se rendre compte qu'il reste un bon 2-3 heures de dodo, se rendormir en paix, dans la chaleur de notre lit.

4. Manger sur la terrasse d'un bistro la première journée chaude du printemps.

5. Dormir dans des draps frais lavés et séchés au soleil.

6. Recevoir une lettre (en vrai papier) ou un colis d'un ami lorsqu'on ne s'y attend pas du tout.

7. Prendre l'auto en sachant très bien qu'il faut y mettre du gaz, puis se rendre compte que chéri l'a déjà fait la veille.

8. Quitter le bureau très tôt, un vendredi après-midi ensoleillé, parce que tout le monde a décidé de finir tôt pour en profiter.

9. Rentrer à la maison après avoir marché longtemps dans une tempête de neige et boire un bon chocolat chaud pour se réchauffer.

10. Faire enfin pipi après s'être retenu pendant une heure.

vendredi 9 mars 2012

Louer un film : un art perdu?

Je dois l'avouer : je m'ennuie de louer des films dans les clubs vidéo.

De nos jours, en tout cas aux États-Unis, c'est rare qu'on mette le pied dans un club vidéo. L'arrivée de Netflix ici a complètement chamboulé notre routine. D'une bonne façon, en grande partie! Grâce à ce service, on peut payer moins de 10 $ par mois pour recevoir les DVD des films qu'on veut voir par la poste, les écouter quand ça nous tente, puis les renvoyer pour recevoir le prochain film sur notre liste. Et ça, c'est sans compter la sélection (bien que très minable) de films qu'on peut écouter en streaming sur notre ordinateur.

C'est génial parce que ça coûte moins cher et ça nous permet de bâtir une liste des films qu'on a toujours voulu voir et de les écouter à notre rythme. Ça nous évite aussi d'avoir à rapporter les films au club vidéo, et surtout, d'avoir à sortir le soir quand on est fatigué de notre journée et qu'on veut tout simplement écouter un film tranquille.

Le hic, c'est qu'on se rend compte après 1-2 ans que louer un film, c'est un peu une « expérience ». C'est le plaisir de rentrer dans le club vidéo et de voir toutes les pochettes alignées sur le mur. De fouiller dans les rangées du milieu pour trouver des vieux films à bas prix. De se promener lentement, de prendre une pochette et de lire le dos. De ramasser 2-3 films qui nous intéressent et d'anticiper le fun qu'on va avoir en les regardant. Et si on est accompagné, on tire un certain plaisir à s'obstiner sur celui qu'on devrait louer.

Y'a aussi les bonbons et les chips qui nous tentent et qu'on finit toujours par ramasser avant d'aller payer.

Je sais pas, louer un film dans un club vidéo, ça rallonge le plaisir de voir le film. Ça fait partie du trip. Sans ça, j'ai comme l'impression qu'il manque un morceau. Je n'ai pas eu le temps d'avoir hâte de voir le film.

C'est comme les CD. Quand j'étais plus jeune et qu'on n'avait que des lecteurs de disques, on ne pouvait écouter qu'un seul disque à la fois (ou trois ou cinq si on avait une chaîne hi-fi dernier cri, joie!). C'est plate parce qu'on devait alors changer le disque pour écouter autre chose, mais en même temps, je me rends compte que ça me permettait de découvrir le disque à fond, d'écouter chaque chanson plusieurs fois, de les savourer un peu plus. Maintenant, j'ai tellement de MP3 que j'écoute rarement la même chanson plus que 4-5 fois, sauf si elle m'accroche vraiment, assez pour que je la mette en boucle. Je ne connais même plus les titres de mes chansons.

C'est peut-être juste normal parce que je vieillis, remarquez. J'ai aussi plus d'argent à dépenser sur le divertissement, ce qui fait qu'un disque n'est plus aussi précieux à mes yeux que quand j'avais juste assez d'argent pour en acheter un par mois.

M'enfin. Les temps changent, et c'est quand même un très petit mal pour de très grands biens! Comme quoi on n'est jamais pleinement satisfaits :P

mardi 6 mars 2012

Rose bonbon

Le premier signe du printemps sur la côte ouest : les cerisiers en fleurs.


J'adore!

vendredi 2 mars 2012

La malédiction des coups de pied dans le siège

Si y'a une chose qui m'irrite au plus haut point, bien plus que le bruit des ongles sur un tableau, ou même bien plus que les gens qui mâchent comme des vaches en lisant par-dessus mon épaule, et encore plus que de me faire dire que le français québécois, c'est juste du français de France, mais version slang (OK peut-être pas pour celle-là)... c'est de recevoir des coups de pied dans mon siège.

Malheureusement, je semble être victime d'une terrible malédiction qui fait que je choisis toujours LE banc devant LA personne qui souffre inévitablement du syndrome des jambes sans repos ou qui ressent le besoin irrépressible de me gâcher la vie en vargeant sur le dossier de ma chaise.

Et ce, que ce soit au cinéma, dans l'autobus, dans une salle d'attente, etc...

Mais le pire, c'est dans l'avion.

Je me retrouve toujours assise devant un enfant de quatre ou cinq ans qui semble trouver que de donner des coups de pied/tête/poing/coude/genou/alouette dans le banc d'en face, c'est tellement plus plaisant que d'écouter le film ou de brailler pendant trois heures comme tous les autres enfants normaux font.

Et le pire là-dedans, c'est qu'on n'a aucun recours quand c'est un enfant de cet âge-là. Si on se retourne pour demander poliment à la maman de dire à son enfant d'arrêter, soit elle te lance un regard bourru du genre « c'est juste un enfant, come on », ou alors elle se sent hyper mal et tente d'arrêter l'enfant, sans succès. Et puisque ce n'est pas vraiment de sa faute à elle, je me sens mal de la faire se sentir mal, et ça devient un cercle vicieux où tout le monde se sent mal, sauf l'enfant, qui continue de varger dans mon siège à qui mieux mieux.

Et impossible de parler à l'enfant directement, au risque de passer pour une horrible personne qui DÉTESTE les enfants et qui n'a qu'une idée en tête : les vider de toute joie de vivre en leur interdisant d'exister librement, assombrir cette douce innocence qui luit au fond de leurs naïfs regards et provoquer chez eux un violent traumatisme qui durera éternellement en osant interrompre ainsi leur jeu créatif et ô combien important pour le développement de leur moi interne.

Bref, tout ça pour dire que je HAIS les sièges. Et les pieds.

Mais surtout, les avions.

Voilà.