mardi 27 septembre 2011

Parce qu'on est juste mardi...

... et que vendredi est encore si loin devant, prenons une pause bien méritée et rions un peu!

lundi 26 septembre 2011

Temps de merde

Quand on habitait à Seattle, une minute de soleil, c'était comme gagner à la loterie.

L'expression « temps de merde » prend un tout autre sens là-bas. C'est d'ailleurs la seule raison pour laquelle on est déménagé en Californie. Il fait TOUJOURS nuageux, sauf pendant environ un mois en été, où il fait soleil chaque jour.

Durant cette période-là, on se tape tous le syndrome de la femme battue. « Ah, mais c'est pas si pire dans le fond, Seattle! C'est beau, regarde les beaux sapins géants! Hmmm, ça sent la nature! » Et on s'achète un chandail « J'<3 Seattle », tous remplis d'une immense bouffée d'amour.

Mais dès la fin du seul mois ensoleillé, on regrette nos paroles, et on se tape une dépression saisonnière qui dure onze mois. C'est pas des blagues, je me suis même ennuyée de la neige. « Au moins, même si y'a de la neige pis qu'il fait -40, y'a du soleil pareil! », que je raisonnais comme une imbécile.

À Seattle, les gens ne parlent QUE de température.

S'il pleut, on se plaint.

« Ouin, maudit Washington State, il pleut toujours ici! »

S'il fait nuageux, il faut absolument qu'on en parle.

« Il pleuvait pas quand je suis rentrée ce matin, mais y'avait des nuages! On va se croiser les doigts pour qu'il pleuve pas! »

Et s'il fait soleil, alors là, les gens t'arrêtent dans la rue pour t'en parler.

« HEY, AS-TU VU LE BEAU SOLEIL?! ALLEZ-VOUS EN PROFITER?!! »

C'est carrément la venue du messie. Les gens fêtent dans les rues et font des offrandes aux dieux du soleil. J'exagère à peine.

Et là, si tu n'en profites pas, tu te sens très coupable, parce que dès que tu mets les pieds au bureau après une journée de soleil, TOUT LE MONDE te demande ce que t'as fait pendant la superbe journée ensoleillée. Si tu ne réponds pas que t'as été lire dans un parc, que t'as marché dans la montagne ou que t'as fait de la bicyclette, MALHEUR.

En fait, je sais pas ce qui arrive si on leur répond « j'ai dormi tout la journée ». Je n'ai jamais osé le faire. J'avais trop peur qu'on me sacrifie aux dieux du soleil à la prochaine belle journée.

samedi 24 septembre 2011

Réflexion par rapport

C'est fou le nombre de passe-temps passionnants qu'on peut se découvrir quand on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'on a à faire.

mercredi 21 septembre 2011

Voici une véritable image qui n'a subi aucune modification photoshopienne.


Je sais pas pour vous, mais si un jour j'ai la malchance de me retrouver sous cette formation de nuages maléfiques, je cours me mettre un chapeau en papier d'aluminium sur la tête et je me cache sous mon lit jusqu'à ce que ça passe. En attendant, si quelqu'un a des plans pour construire un abri antinucléaire, je serais intéressée.



Apparemment, c'est un type de nuage très rare qui pourrait éventuellement obtenir son propre nom : Asperatus, qui signifie « brutal » en latin.

J'aurais plutôt opté pour Cauchemardus armaggedus, mais bon...

lundi 19 septembre 2011

L'art de me faire chier #1

Me donner un coupon rabais de 25 % À LA FIN de ma transaction de plus de 100 $ et me dire que ça s'applique seulement à un prochain achat.

vendredi 16 septembre 2011

Faire du chemin

Je viens de déménager à San José, en Californie.

J'ai réalisé à quel point j'ai déménagé souvent sur de longues distances en cinq ans. Alors je me suis dit que ça serait cool de voir à quoi ça ressemblerait sur une carte.


Je sais pas à quoi je m'attendais. J'aurais dû réfléchir un peu avant de le faire, parce que ça donne vraiment rien. C'est ça qui arrive quand on déménage en ligne droite. Ça manque d'originalité pas mal...

J'aurais dû faire ça à la place...


Que voulez-vous, j'ai une âme de romantique!

Certaines personnes ont mentionné que je me dirigeais de plus en plus vers le sud. Je tiens à préciser que JAMAIS je ne vivrai dans le sud. La Nordique en moi supporte très mal la chaleur. D'ailleurs, il y a une ligne très claire dans ma tête que je ne dépasserai jamais.


Bon, c'est pas une ligne très droite parce que je tenais à englober l'Utah. Un État de Mormons, non merci, sans façon! (Je n'ai pas dit « morons », arrêtez de me faire dire ce que je n'ai pas dit tout haut!) J'aurais aussi mis une ligne autour du Texas, mais il est déjà éliminé parce qu'il se situe sous ma ligne de « t'es-malade-j'habiterai-jamais-dans-un-four-géant ».

J'ai quand même mes limites, franchement.

jeudi 15 septembre 2011

Réflexion pas rapport

Si y'a juste les touches A, C et V (donc les raccourcis pour « sélectionner tout » et « copier-coller ») qui sont effacées sur mon clavier, est-ce que ça veut dire que je suis une copieuse, ou juste horriblement paresseuse?

mardi 13 septembre 2011

L'exilée

J'ai un aveu à vous faire.

La plupart d'entre vous le savent, mais pas ceux qui ne me connaissent pas. En passant, étrangers, merci de me lire même si on ne se connaît pas!

Passons aux aveux.

Je sais que j'ai l'air d'une Québécoise, que je parle comme une Québécoise, que je sacre comme une Québécoise, mais... je n'habite plus au Québec depuis quatre ans.

Voilà, c'est dit! Ouf!

Je sais que c'est con, mais depuis le début, j'essaie d'éviter de parler de ça, ou de donner l'impression que je n'habite plus au Québec. Probablement parce que certains de mes amis ou connaissances m'ont fait bien comprendre que je n'avais plus le droit de me soucier du Québec maintenant que je n'y habitais plus. Et ça, je dois dire que ça m'a fait mal.

Parce que, voyez-vous, j'adore le Québec. Si on m'avait dit un jour que je le quitterais, j'aurais ri en m'écriant « JAMAIS! ». Mais parfois, il faut savoir saisir sa chance quand elle passe, et il faut faire des compromis.

Donc j'habite aux États-Unis. Et je m'ennuie du Québec.

Maintenant que c'est dit, je vais pouvoir parler de plein de choses en lien avec mon exil. Alors ne m'abandonnez pas! Je vais vous divertir quand même, promis!

Mais mettons les choses au clair : je suis Québécoise jusqu'au bout des doigts, et même si je suis loin, j'ai le droit de me soucier de mon pays/de ma province, et j'ai le droit d'avoir des opinions sur ce qui s'y passe.

Vous allez voir, on va bien s'entendre.

lundi 12 septembre 2011

Tag de boules à mites

Je lis avec admiration et dévotion totale le site de Valgod, et son dernier billet invite les lecteurs à participer à un tag de boules à mites dans lequel on doit « ressortir un vieux texte à prétention littéraire et le recopier avec un minimum d'explications contextuelles, pour le plus grand plaisir de tous et toutes ».

Je me prête donc au jeu avec plaisir, surtout parce que j'ai ÉNORMÉMENT de contenu à partager. Il faut savoir que je tenais à l'époque un blogue très emo nommé Hopeless Dreams, et que j'ai rempli des pages et des pages de textes pseudo poétiques dès l'âge de 12 ans.

J'ai jeté mon dévolu sur un poème qui est paru dans le très littéraire magazine FILLES D'AUJOURD'HUI (je vous en bouche un coin, hein!). Il a été pigé au hasard sélectionné par un jury de poètes reconnus dans le monde, alors c'est un honneur d'avoir la chance de le lire ici.

Oh, et il a été publié dans le numéro sur Kevin Parent. Je sens la jalousie vous consumer, ouf!


vendredi 9 septembre 2011

Ce qu'il faut savoir #1

Y'a des petites choses dans la vie qu'on ne sait pas, et qu'on aurait aimé savoir avant que ça nous arrive. Des choses si simples, je dirais même un peu bêtes, mais qu'on se dit quand même « merde, pourquoi PERSONNE ne m'a averti?! ».

Par exemple, les tapis roulants.

Situation : moi, qui décide de prendre exemple sur ma mère et de me mettre en forme. Parce que moi aussi, je veux avoir l'air de 35 ans quand je vais en avoir 50.

Je commence donc par le vélo stationnaire du gym. Mais je m'emmerde fortement. Alors je passe à l'elliptique. Pas mal. Mais je me rends compte que de faire 10 minutes sur une machine et de passer à une autre me convient très bien et m'évite l'emmerdement. Il me manque une machine pour faire 30 minutes par session.

Il ne reste que le tapis roulant.

Bon, je sais que c'est mauvais pour les genoux de courir sur le tapis roulant, alors je me dis que je vais faire de la marche rapide.

Je monte sur la bête, pèse sur les pitons, n'avance pas assez vite, augmente la vitesse, manque de me planter, me tiens après les barres comme à une bouée au milieu de l'océan... Bref, j'expérimente. Je finis par trouver la bonne configuration, et je « marche rapide » pendant 15 minutes en me disant à quel point je vais avoir l'air jeune à 50 ans.

À la fin du 15 minutes, la machine me demande de marcher encore un peu pour me calmer. « D'la marde », que je me dis, « je viens de faire plus de 30 minutes de cardio, j'ai fini, je sacre mon camp ».

Je saute donc en bas du tapis roulant avec joie, et...

OH MERDE.

Je flotte. Le monde entier se précipite vers moi à une vitesse folle. J'ai l'impression que l'univers se jette sur moi pour m'attaquer. Je me sens comme un fantôme qui vole trop vite. Derrière moi, le tapis roulant se marre en me narguant. « Je te l'avais dit! »

Puisqu'il y a d'autres personnes autour de moi, je continue de marcher jusqu'à un banc en prenant un air cool, comme si je faisais ça tout le temps, moi, du tapis roulant, et que ça ne m'affectait absolument pas. En espérant qu'on ne remarque pas que j'ai la face de quelqu'un qui fait un bad trip d'acide. C'est ça, l'ego.

M'enfin.

Ça m'a pris un bon cinq minutes avant que l'horrible sensation que je n'avais plus aucun contrôle sur mon monde se dissipe. Il paraît que c'est normal au début, que ça finit par passer à mesure que t'en fais.

MAIS POURQUOI PERSONNE ME L'A JAMAIS DIT AVANT?!

mardi 6 septembre 2011

La musique de la nuit

Non mais c'est quoi l'idée d'accrocher un mobile de métal musical (un « carillon éolien », à ce qu'il paraît) à la fenêtre d'un bloc appartement si proche d'un autre bloc appartement?

Grâce à la magie de l'écho et à l'acoustique du genre théâtre grec, tout ce que j'entends la nuit si je laisse ma fenêtre ouverte, c'est un éternel tintamarre de métal cheap. J'ai l'impression d'être dans un concert de musique New Age.

J'essaie très fort d'en profiter pour méditer, mais j'ai beaucoup de difficulté à éviter de penser aux nombreuses façons plus créatives les unes que les autres de me débarrasser du maudit mobile de merde.

Je vois pas en quoi c'est censé être zen, cette affaire-là.