mercredi 31 août 2011

Ceci n'est pas un divan (ni une pipe)

J'ai toujours été impressionnée par les gâteaux qui parviennent à se camoufler dans la vie quotidienne en se métamorphosant en objets banals.

Ou par les pâtissiers qui les font, c'est selon.




Vu ici.

Le silence des murs

Cette histoire, c'est de l'ancien temps. Du vieux, du passé poussiéreux.

Cette histoire, c'est celle de toi et moi. Du nous d'avant qui a éclaté en milles morceaux, du jour au lendemain.

C'est l'histoire d'une amitié si profonde que ça dépassait même l'amour. Une amitié si pure que ça aveuglait tous les autres autour. Et peut-être que ça nous aveuglait, nous aussi, sans trop le savoir.

C'est l'histoire de toi au quotidien qui partageait mes soirées. De toi qui, chaque soir, cognais au mur pour annoncer ta venue. C'est l'histoire de moi qui tendais l'oreille pour te deviner, l'impatience de te voir et de te raconter ma journée. D'être avec toi parce qu'on était bien. Juste bien.

C'est l'histoire d'une connerie comme tant d'autres, d'un malentendu ridicule, un soir empreint de fatigue. C'est ton exaspération glaciale et mon irritation surchauffée qui se sont rencontrées, ont recouvert notre amitié d'un épais brouillard bouillant. Juste assez pour que tu partes en claquant la porte. Que tu menaces de ne plus jamais revenir.

C'est l'histoire de moi, trop fière, qui t'ai laissé partir en croyant dur comme fer que tu ne tiendrais pas ta parole. Que notre amitié était trop forte pour ça, qu'on se ferait la gueule à peine deux heures avant de s'excuser. De se pardonner. De continuer.

C'est l'histoire de moi, trop naïve, qui ai passé un mois à attendre que tu cognes à son mur en ravalant ses larmes. Qui sursautais au moindre petit bruit, le coeur gonflé d'espoir jusqu'à menacer d'éclater. Ce coeur plein de bleus qui se recroquevillait un peu plus chaque soir que tu ne venais pas. Jusqu'à l'épuisement.

Cette histoire-là, elle se finit comme ça. Au pied d'un mur sur lequel tu n'as plus jamais cogné, dans la chambre d'une étudiante à jamais blessée jusqu'aux tripes.

Elle est vieille, cette histoire-là. Vraiment vieille.

Mais je l'ai encore dans la peau, jusqu'au bout.

C'est con à quel point les autres peuvent nous faire mal longtemps.

vendredi 26 août 2011

Bon bon pas bon...

Comme promis, voici la liste des 5 pires bonbons de mon enfance. Je vous rappelle que ce n'est là que mon avis personnel. Si j'insulte votre bonbon préféré à vie auquel sont rattachés des milliers de souvenirs tous plus touchants les uns que les autres, sachez que toute demande de lapidation publique de ma personne sera automatiquement refusée.

Merci de votre compréhension.

5. Soucoupes volantes


Ces bonbons-là sont tellement tragiques. Ils sont tellement cool et bien faits. J'adore leur style, leurs couleurs. J'ai vraiment eu envie de les aimer de tout mon coeur. Mais en vrai, ça goûte le carton. Avec en prime des mini billes de sucre qui servent juste à s'étouffer.

En fait, ça goûte exactement comme une hostie.

C'est-à-dire rien. Avec un arrière-goût d'église.

4. Bague diamant


Encore une fois, un bonbon tellement cool avec lequel je me suis amusée. Le look est excellent! Mais c'est très mal pensé. Impossible de garder ça sur le doigt avec l'avoir liché. La salive te dégoutte sur la main. Les cheveux, la poussière et le sable collent dessus... Tu te ramasses vite avec une belle bague-suçon aussi poilue qu'un gorille.

Et là, même quand t'es jeune, t'as pu envie de mettre ta langue là-dessus.

3. Framboises allemandes


Ces framboises-là sont des traîtres. Non, pas parce qu'elles sont allemandes, bande de racistes! C'est parce qu'avant d'y goûter, on a mangé des tonnes de bonnes petites framboises rouges à 1¢, et qu'on s'attend à ce que celles-là goûtent la même chose, mais avec un "crounche" en prime à cause des petites billes.

Vraiment pas.

Ça goûte la merde. Avec un petit "crounche" en prime.

2. Good & Plenty

Ah ces bonbons-là. Bordel.

J'en ai mangé UNE SEULE FOIS dans ma vie, et je n'y ai pu jamais retouché. Je n'ai pu retouché à rien qui avait la même forme ou couleur. J'aurais tellement aimé que quelqu'un m'avertisse que "réglisse" signifie deux choses, soit la "vraie" réglisse noire qui goûte la mort aux rats, et la délicieuse réglisse aux fraises rouge qu'on aime tant. Ces bonbons-là, c'est de la réglisse de mort aux rats.

Good & Plenty, ça ressemble à des suppositoires, et ça goûte les suppositoires.

Point final.

1. Gomme savon




J'ai jamais compris le trip de la gomme savon. C'est apparu soudainement dans nos vies, et ça n'a pas duré longtemps. C'est pas difficile de comprendre pourquoi.

La première fois que j'y ai goûté, c'était à un restaurant quand j'avais autour de 12-13 ans. On attendait pour une table tout près des distributrices de bonbons dans le vestibule. Ma mère s'est exclamée "Hoon, des gommes savon! Ça j'aime ça!". Ça ressemblait à des Chiclets mauves, alors je me suis dit que ça devait goûter la même chose. Et puis ma mère aimait ça!

J'aurais dû me souvenir que ma mère aime aussi la réglisse noire.

Chaque fois que je me remémorre cette histoire, je me souviens exactement du goût indescriptiblement dégueulasse de la gomme savon. C'est pire que du vrai savon. Même que si on m'avait laissé le choix entre un quart de gomme savon ou une grosse poignée de Good & Plenty, j'aurais pris les Good & Plenty.

Des fois, je me dis que la gomme savon, c'était les Jelly Beans Harry Potter des années 90. Ils ont une saveur "savon", justement...



À votre tour maintenant! Dites-nous quels bonbons vous ont traumatisés!

vendredi 19 août 2011

De l'importance de l'eau froide

Je prends une petite pause de mon dépaquetage intensif de déménagement pour vous faire part d'une réflexion très inutile, mais qui me tient à coeur en ce moment :

On n'apprécie pas assez l'eau froide qui sort de nos robinets.

Non mais c'est vrai, on a tous déjà manqué d'eau chaude, que ce soit sous la douche (tellement chiant), ou pendant une panne d'électricité qui dure et dure (bonjour, crise du verglas, je ne t'ai pas oubliée). On a tous chialé bon nombre de fois à cause de ça.

Mais est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous plaindre que vous n'avez pas d'eau froide dans votre maison/appartement?

Moi, oui.

Non mais on pense que c'est la base, l'eau froide. Même que d'habitude, avant d'avoir de l'eau chaude, faut se taper quelques secondes d'eau froide, et ça nous énerve un peu si c'est plus long qu'à l'habitude. Et bien dans mon cas, c'est exactement le contraire.

Je tourne le robinet d'eau froide. J'ai de l'eau super chaude.

BLEH?!

On a fait venir le concierge trois fois. Il arrête pas de nous dire que c'est normal, que c'est parce que les tuyaux passent dans les murs et le soleil réchauffe l'eau à l'intérieur. Il nous encourage donc à laisser couler l'eau pendant 5 minutes.

CINQ MINUTES.

Cinq minutes de gaspillage d'eau. Ben oui. Belle solution. Bravo. Méchant beau finger à l'environnement. Je sais que je pourrais très bien tout simplement mettre de l'eau dans mon frigo si je veux boire de l'eau froide, mais le problème, c'est qu'il faut toujours cuisiner avec l'eau froide. Et il ne faut pas boire l'eau chaude parce que ça dissout les minéraux et autres cochonneries dans les tuyaux. Non merci.

Mais c'est qui le cave qui a décidé de mettre les tuyaux pour l'eau froide dans les murs, de toute façon?!

*Soupir*

Bon, je retourne à mes boîtes...

vendredi 12 août 2011

Petite pause

Je suis en plein déménagement, alors pour vous consoler de mon absence, que vous avez CERTAINEMENT remarquée (*ironie*), voici une petite distraction visuelle.


vendredi 5 août 2011

Moment absurde #1

Petit moment absurde de ma vie.

Chez UPS :

Gentil commis UPS : Est-ce que je peux vous aider?
Moi, gênée : Heu... je me demandais, est-ce que vous acceptez de livrer un poisson?
Gentil commis UPS : Oui, oui, on en livre parfois pour la poissonnerie du coin.
Moi, rouge tomate : Heu... ben en fait je parle d'un poisson vivant.
Commis UPS, abasourdi : Vivant?! Genre un poisson exotique?
Moi, qui souhaite descendre sous terre : Nenon, juste un petit poisson betta, là...
Commis UPS, me trouvant folle : ... Laisse-moi faire un appel pour voir...


S'en suit une conversation des plus étranges entre le gentil commis UPS et le boss à l'autre bout du fil. Hors contexte, c'est encore plus drôle, puisqu'on n'a qu'une partie de la conversation. Ça sonne un peu comme ça :


Gentil commis UPS: Nenon, y'est vivant là, il respire et tout... Ouin... OK ouin... Donc on peut pas garantir qu'il va être encore vivant rendu à l'autre bout... Ouin... OK si ça coule on le livre pas? On fait quoi avec la dépouille?... OK...


Bref, pour ceux qui se le demandent, si vous déménagez assez loin pour que vous ayez besoin de prendre l'avion pour vous rendre dans votre nouveau chez-vous et que vous vous demandez si vous pouvez faire livrer votre poisson, la réponse est oui, mais ça coûte 100 $ et votre poisson risque fortement d'être mort rendu là.

Et ça, c'est pas couvert par la garantie.

lundi 1 août 2011

Bon bon bon...

L'autre jour, en magasinant, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller faire un tour à la bonbonnière Sweet Factory. Ça doit être les couleurs vives. Ça n'attire pas que les bébittes, on dirait.

Ça devait faire un bon dix ans que je n'y avais pas mis les pieds. C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai fait le tour, et j'ai eu envie de partager avec vous mes souvenirs de bonbons. Je sais que j'ai déjà parlé de bonbons et de sucre dans d'autres billets. Je vous jure, ce n'est pas une obsession. Mais ça l'était quand j'étais jeune, je l'avoue...

Bref, allons-y pour un top 5 des meilleurs bonbons. Je vous réserve le top 5 des pires bonbons pour plus tard. Menoume.

5. Rouleau de gomme balloune


Je pense que la seule raison pourquoi j'aimais ce rouleau de gomme balloune, c'est parce qu'il n'y avait pas de portion prédéfinie. Sauf que ça créait quelques petits désagréments. Moi non plus, je n'avais pas de limite. Je me suis trop souvent retrouvée à me mettre le bout du ruban dans la bouche et à l'enfourner jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place.

C'est très désagréable, une chiqué de gomme de la taille d'une poire.

Mais j'aimais le petit goût poudreux de la gomme, et ça faisait de méchantes belles ballounes!

4. Bananes Runts


Dans le mélange des fruits Runts, je n'aimais que les bananes. Le reste, bof. En fait, j'en détestais la moitié. Mais j'en achetais quand même juste pour les bananes. Au centre d'achats près d'où j'habitais, ils ont éventuellement ajouté des distributrices de bonbons, et une des distributrices avait des Runts. C'était comme un mini casino pour moi. Je mettais le 25¢, et je priais pour des bananes. Des fois, j'en avais seulement une, mais je décrochais parfois le jack pot et j'en recevais trois ou quatre!

Je ne devais pas être la seule à n'aimer que les bananes, parce qu'un jour, ils ont ajouté une distributrice qui ne contenait QUE des bananes Runts.

Le plus beau jour de ma vie.

3. Candy corn (aucune idée c'est quoi en français...)
Ces bonbons-là étaient vraiment rares quand j'étais plus jeune. La seule fois où j'en ai mangé, c'est quand j'ai passé une semaine chez ma grand-mère. Elle m'avait emmenée au centre-ville où elle habitait pour me divertir, et elle m'avait demandé de me choisir des bonbons. J'avais choisi ceux-là, probablement parce qu'ils étaient nouveaux pour moi.

Ensuite, ma grand-mère m'a acheté un troll, et j'ai mangé mes bonbons en jouant avec mon beau troll aux cheveux bleus.



Je pense que j'aime ces bonbons-là juste à cause de ce souvenir.

2. Jujubes (grenouilles, bouteilles de coke, framboises, pêches)



Je les mets dans le même panier parce que pour moi, ils sont tous ex aequo à la 4e position, même s'ils sont quand même différents les uns des autres. J'aimais les grenouilles pour leur ventre tout doux et mousseux; les bouteilles de coke, parce qu'ils goûtaient VRAIMENT le coke, woaaah. Les framboises, ça c'est un incontournable. Des petites perles de bonheurs pleines de goût! Et les pêches, j'en ai tellement mangé adolescentes avec mes amies que je ne pouvais pas passer à côté.

Le plus beau dans tout ça, c'est que ces bonbons-là avaient un mécanisme anti-excès intégré. Après deux ou trois morceaux, on se déboîtait la mâchoire et on arrêtait d'en manger. Ou alors on les avalait tout rond. C'est selon.

1. Chocolats Cherry Blossom

Ça devait être la barre de chocolat avec le pire emballage au monde. L'image du chocolat sur la boîte était très peu ragoûtante. Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, elle m'a attirée. C'était peut-être le jaune, ou le fait que j'adorais les cerises (seule raison pour laquelle je demandais toujours un gâteau forêt-noire à ma fête, puisque je n'aime pas vraiment les gâteaux).

Très jeune, chaque fois que ma mère nous laissait acheter une friandise au dépanneur, c'est ça que je choisissais. J'ouvrais la petite boîte avec impatience, et puis je croquais le dessous en faisant bien attention de ne pas briser la coque chocolatée.

Ensuite, je buvais le sirop rose, et je mangeais la cerise. MIAM!

Je finissais avec la coque, les doigts tout collants, un arc-en-ciel dans les yeux et la joie de vivre plein le coeur.

J'exagère un peu. À peine!

J'aimerais bien savoir quel est votre top 5 des meilleurs bonbons de votre enfance! Avait-on les mêmes goûts, ou pas du tout?