lundi 30 mai 2011

L'imaginaire prolétaire ou l'art de faire semblant

D'ailleurs, parlant de faire semblant...

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais faire semblant est une des choses dont je m'ennuie le plus de mon enfance. Ça fait partie de mon top 5, juste à côté de "ne pas avoir à payer les comptes" et "les longs congés d'été".

Je me souviens encore de toutes ces heures passées à s'inventer des vies. On se faisait des "cabanes" qui variaient selon la saison. En été, on bâtissait des châteaux avec les draps de lit dans le salon, pendant que les parents travaillaient. En automne, on utilisait les feuilles mortes pour faire nos délimitations de maison. C'était mince, mais efficace, pareil!

En hiver, on se faisait des forts de glace, mais quand on avait fini, on était vraiment trop fatigué pour jouer dedans. Tragique! Et au printemps, on se précipitait dans notre cabane dans l'arbre construite par cher grand-papa pour profiter du temps qui se réchauffait.

Mais le plus triste là-dedans, c'est de se rendre compte à quel point nos vies inventées étaient PLATES. Je sais pas pour vous, mais nous, on jouait à être des adultes des plus normaux. Genre métro-boulot-dodo, bébé qui pleure tout le temps, mariage qui marche plus ou moins (surtout quand mon ami de gars voulait pas vraiment jouer à papa maman...). Méchante utilisation de notre imaginaire, mes amis. Au lieu d'en profiter pour s'inventer des vies pleines de licornes et d'arcs-en-ciel d'où pleuvent des skittles, on se martyrisait déjà à coups de prolétariat sans issue.

Apparemment, on a ça dans le sang dès l'enfance!

Le plus bizarre, c'est que, quand on jouait avec nos barbies ou nos G.I. Joe, là on se permettait de faire ça en grand. Nos bonhommes visitaient des planètes éloignées remplies d'extra-terrestres dangereux. Nos barbies devenaient des vedettes internationales qui venaient à la rescousse de la veuve et de l'orphelin, tout en enfantant dix bébés du même Ken (voir la barbie enceinte, trop fucké) et qui avaient une carrière d'écrivaine en plein essor. Sans oublier la licorne (construite avec les moyens du bord, soit un cure-dent scotché sur la tête du cheval blanc de barbie).

Mais quand on se faisait des scénarios "réels", on faisait quoi? On jouait à l'école. Évidemment.

Je m'ennuie quand même de prendre plaisir à faire semblant, fausse vie plate ou pas. Au moins, quand venait le temps de souper, on revenait à notre vie sans souci pleine d'aventures pas mal plus intéressantes.

dimanche 29 mai 2011

Un petit pas et puis s'en vient

Et voilà.

Mon tout premier pas sur la toile. Bon, ce n'est pas exactement le tout premier, mais c'est le premier pas de ma nouvelle vie de "blogueuse" libre!

Fini, l'angoisse de me demander si ce que j'écris intéresse le lecteur ou pas, si je vais trop loin, pas assez loin, trop lourd, trop léger, trop trop trop!

Bon heu, je ne veux pas vous aliéner dès le départ, chers futurs lecteurs. Croyez-moi, je vous aime déjà! Même ceux qui n'existent pas encore. Oui, oui! Mais ici, j'ai envie de faire ce que je veux.

Woah, cette nouvelle liberté me donne l'impression d'avoir à nouveau 10 ans. Je peux enfin me remettre à jouer à faire semblant. Espérons que j'utiliserai ce pouvoir retrouvé pour faire autre chose que jouer à la maman, cette fois.

Sinon, ça risque de devenir plate assez vite.

Bref.

Tout ça pour dire : bienvenue, faites comme chez vous, mais essuyez-vous les pieds avant d'entrer.

Je viens de faire le ménage!