mercredi 28 décembre 2011

Petite pause de Noël

Je prends une petite pause durant le reste du temps des Fêtes parce que, 1) je n'ai plus de textes déjà tout prêts en banque, 2) j'ai grand besoin d'une petite pause de rien faisage et 3) vous êtes sûrement tous occupés dans votre famille à célébrer, alors probablement que vous ne remarquerez pas trop mon absence :P

Je vais en profiter pour pondre une foule de textes après mon rien faisage et je vais les emmagasiner, style écureuil-de-printemps-qui-se-prépare-pour-l'hiver. Sauf que je vais me souvenir où je les ai enfouis, et je vais vous ressortir ça comme une pro!

La pause vaut aussi pour Les diaphanes, qui a encore plus besoin de texte à emmagasiner qu'Éclats urbains.

Joyeux Noël et bonne année à tous!

vendredi 23 décembre 2011

Pas rapport

Il m'arrive parfois de briser moi-même le quatrième mur quand je regarde la télé et de penser à ce qui se passe en coulisse. Je suis sûre que vous faites pareil. Ça détruit complètement le film qu'on écoute, mais on peut pas s'en empêcher.

Tantôt, une publicité pour un téléphone cellulaire quelconque est passée à la télé. Elle mettait en scène une famille dans le salon, avec leur gros sapin de Noël.

Ledit sapin de Noël est apparu pendant environ 3 secondes. Et même pas au complet. C'était genre le quart d'un sapin.

Je me suis mise à penser à la pauvre personne qui a dû passer tellement de temps à décorer le sapin pour son gros 3 secondes de gloire. Je sais pas pour vous, mais moi, quand je fais mon sapin, ça me prend quand même du temps. C'est le fun parce que c'est une tradition et que j'ai de bons souvenirs rattachés à mes décorations.

Mais la pauvre décoratrice qui doit monter genre 300 sapins pendant les fêtes, je sais pas si elle trouve ça aussi le fun. Surtout si elle doit les démonter trois heures plus tard quand ses 3-4 branches dans le coin de l'écran ont été filmées avec succès.

Pauvre sapin de Noël! :(

mercredi 21 décembre 2011

Crépuscule californien

Je remarque de plus en plus ces jours-ci à quel point le soleil se couche tôt. C'est probablement parce que je travaille de chez moi pour la première fois durant l'hiver et que j'ai plus le temps de le remarquer. Au moins, depuis que j'ai mon fabuleux sapin de Noël super illuminé, le coucher de soleil est un moment plus joyeux!

Ça m'a rappelé mon premier été à Seattle. Un soir, passé 21:00, il y avait encore du soleil dehors. J'ai tout de suite pensé que j'avais la mauvaise heure, mais non... Il était bien passé 21:00...

J'ai creusé dans mes souvenirs pour essayer de voir si ça arrivait aussi au Québec. Je me suis dit que je l'avais peut-être juste pas remarqué. Pourtant, je me souviens quand j'étais jeune de la joie que je ressentais quand le soleil se couchait juste à 20:30, ce qui me laissait le temps de jouer dehors avec mes amis encore plus tard que d'habitude. C'était un des gros plus de l'été! Mais passé 21:00? Hmmm...

J'ai fait la remarque à mon chum deux ans plus tard, et on s'est mis à chercher sur le net. En effet, le soleil se couche plus tard à Washington qu'au Québec à cause de l'inclinaison de la planète. Donc en juin, le soleil se couchait à 21:10 à Seattle, mais à 20:45 à Montréal. C'est quand même presque 30 minutes de plus!

Et pour les habitants de Seattle, 30 minutes de soleil de plus, c'est le paradis.

Maintenant que j'habite en Californie, je pense à vous chaque soir, à 16:10, quand le soleil se couche chez vous, alors que chez moi, il se couche à 16:50.

MUAHAHAHAH!

(Bon ça marche pas vraiment à cause du décalage horaire, mais vous comprenez le principe...)

jeudi 15 décembre 2011

À bas la procrastination

J'ai enfin refait mon sapin de Noël.

Maintenant, mon appart brille de milles lumières LED glorieuses et multicolores!

Photo à l'appui.


Sans oublier les cadeaux, que j'ai donc bien hâte de déballer!


Quelques décorations, vues de plus près.







Celle-là, je l'ai faite moi-même. Ce fut tout un combat que de rentrer le petit sapin par le minuscule trou...


Joyeux Noël! :)

mardi 13 décembre 2011

Une question de maturité

Quand j'étais plus jeune et qu'on rendait visite à ma grand-maman (qu'on appelle affectueusement Mémé) durant les fêtes, j'adorais particulièrement les trucs qu'on n'avait pas chez nous et qu'elle nous offrait tout le temps.

Par exemple, de la tarte au chocolat. Des paparmanes roses. Du jus d'orange frais pressé et du bacon le matin.

Mais y'a une chose qui me faisait vraiment plaisir et qui, quinze ans plus tard, ne fait absolument aucun sens...

Les canettes de liqueur.

Elle en avait de toutes les sortes. Pepsi, Coke, Canadian Dry, Root Beer, 7up.

Et c'est pas comme si on n'en avait pas chez nous, de la liqueur. Ma mère nous achetait souvent des 2 litres de Coke ou de Crush aux raisins. Mais dans ma petite tête d'enfant, se faire donner une canette entière, c'était comme recevoir un honneur. TOUTE une canette pour moi TOUTE seule. Et sans la contrainte d'un verre de vitre plate.

Quand Mémé me demandait si je voulais de la liqueur, je jubilais. Je m'approchais du frigidaire et elle me nommait les sortes. J'observais l'armée de petites canettes sur la tablette du bas, toutes bien rangées par couleur. Et je choisissais. Quand elle me remettait la cannette entre les mains, je passais quelques minutes à admirer sa belle robe d'aluminium briller sous la lumière artificielle de la maison, à suivre des doigts les petites gouttes de condensation qui formaient des sillons autour de la marque. Et j'écoutais avec attention le « psshhhh » ravigotant que ça faisait quand on l'ouvrait.


Elle était TOUTE POUR MOI!

Je me trouvais donc ben mature de boire dans une canette. Et je prenais même du Canadian Dry des fois, pour être encore plus adulte. Je sentais que je faisais partie de la gang.

Moi, ma canette, et toute ma maturité.

Ensuite, je courais me chercher une paille rose fluo, je retournais à mon livre à colorier de Disney et j'échappais immanquablement de la liqueur par terre en faisant des bulles avec ma paille.

Mouais.

Toute ma maturité.

dimanche 11 décembre 2011

Noël chez Les diaphanes

Petit texte à saveur de Noël sur Les diaphanes.

Bon, c'est pas joyeux joyeux. Faudrait que j'en écrive un plus léger la semaine prochaine pour me reprendre, mais c'est ce qui m'est venu en tête en premier!

P.-S. Je n'ai pas encore refait mon sapin. Je suis la reine de la procrastination. À quand le couronnement?

samedi 10 décembre 2011

L'art de me faire chier #4

Édition L'art de me faire chier moi-même :

Mettre « 23 » dans la case « âge » des formulaires, et ce, depuis trois ans. Ça me déprime à chaque fois de réaliser que je n'ai plus 23 ans, mais bien 26. Et bientôt 27.

Beh.

Fait cocasse : J'ai écrit par erreur « 19 » pendant près de trois ans aussi, avant de passer à « 23 ».

lundi 5 décembre 2011

J'ai décoré mon sapin de Noël la fin de semaine passée!

Mais je suis déçue parce qu'on s'est acheté des lumières LED cette année, et elles ne sont pas aussi lumineuses que les autres.

Alors on en a acheté d'autres.

Ça veut dire qu'il faut que je refasse tout mon sapin. Parce que y'a pas moyen de rajouter des lumières quand les boules sont déjà sur les branches. (Oui, j'ai essayé. Oui, j'ai brisé une boule. Oui, j'ai appris ma leçon. Gnack.)

La paresseuse en moi a vraiment pas envie de tout refaire ça.

Mais la perfectionniste en moi reluque le sapin depuis une semaine en se plaignant que ça détruit tout l'esprit de Noël. CHAQUE. FOIS. QU'ELLE. LE. VOIT.

Des fois je pense que la perfectionniste en moi est VRAIMENT gossante. Mais je l'aime pareil. C'est elle qui m'a permis d'avoir des bonnes notes à l'école et de me faire de bons clients, après tout.

Je suis sûre que je vais la remercier une fois que ça va être fini.

Et je mettrai une photo juste pour vous!

Au fait, est-ce que vous avez fait votre sapin, ou vous êtes plus du genre à attendre à la dernière minute? Ou a pas en faire du tout?

vendredi 2 décembre 2011

Quand la vie s'acharne...

Y'a des jours comme ça où on a l'impression que TOUT arrive en même temps. Et ça nous fait chier. Royalement.

Problème #1 :
Je me réveille en retard vers 10:00 du matin. Bon, c'est pas trop grave parce que je suis pigiste et que je travaille de chez moi, donc généralement, c'est jamais un problème. Sauf que...

Problème #2 :
J'ai reçu un courriel d'un client qui a besoin d'une traduction ultra urgente à remettre avant midi. Normalement, ils m'avertissent au moins deux jours à l'avance, mais ils n'ont pas pu le faire cette fois. Donc il est 10:00, j'ai deux heures pour tout finir. Ça risque d'être serré.

Problème #3 :
Panne de courant. Évidemment.

Problème #4 :
La batterie de mon portable est presque vide. Évidemment.

Problème #5 :
Aucune idée quand le courant va revenir, ni l'étendue de la zone affectée. Je dois donc me rendre dans un café dans la ville d'à côté (on prendra pas de chance) pour me connecter à leur Internet de merde gratuit. Je coupe donc mon temps d'environ vingt minutes. Joie.

Problème #6 :
Les fichiers dont j'ai besoin pour vérifier certains termes sont sur mon vrai ordinateur à l'appart. Aucun moyen d'y accéder à cause de la panne. Évidemment.

Fait chiant #1 :
Cinq minutes après avoir mis les pieds dans le café, je vérifie si la panne est toujours en cours. Et bien non. Le courant est revenu y'a deux minutes. Évidemment.

Bref, pour faire une histoire courte, j'ai perdu la moitié de mon temps à trouver du courant, puis à revenir chez nous pour les fichiers, mais je suis parvenue à tout finir avec juste un tout petit peu de retard. Le client a été compréhensif parce qu'il n'avait pas pu m'avertir. Je ne lui ai pas dit pour la panne de courant. Je trouvais que ça faisait un peu tiré par les cheveux. Du genre excuse bidon pour cacher le fait qu'on a dormi jusqu'à 10:00. Même si c'était en effet le cas. Mouin.

Le pire dans tout ça, c'est que la panne de courant a été causée par un petit animal qui est allé se foutre quelque part dans les fils électriques à la centrale. Meh?!

Des fois j'ai l'impression que la vie se fout un peu de ma gueule, juste pour le fun. Juste pour voir comment je vais réagir. "Kin, un suisse suicidaire, maintenant, danse, p'tit singe! DANSE!"

Ben c'est quand même 1-0 pour moi, HAH!

(Quoique, si on fait le vrai pointage, ça doit plus être 9045-1 pour la vie.)

mardi 29 novembre 2011

dimanche 27 novembre 2011

Retard

J'ai rien publié sur Les Diaphanes la semaine dernière et je m'en suis voulue. Trop de trucs à faire et bla bla bla. La vraie vie prend toujours toute la place!

Mais puisque Les Diaphanes est supposé être mon blogue de « je me remets à écrire plus sérieusement », je me suis botté le derrière pour écrire aujourd'hui!


Faudrait bien que je commence à penser au texte de la semaine prochaine tout de suite...

vendredi 25 novembre 2011

Ironie


Dans le temps où on vivait encore à Seattle, on a eu la joie de lutter contre une infestation de poissons d'argent (cliquez ici pour une photo... à vos risques). Ces maudites bébittes hyper rapides apparaissaient sur nos murs deux ou trois fois par jour, probablement dans le but d'affaiblir notre pauvre petit coeur et, ultimement, provoquer une crise cardiaque, leur laissant ainsi l'appart entier pour s'envoyer en l'air à leur aise et former une méga colonie capable de dominer le monde.

Ou quelque chose du genre...

Le hic, c'est qu'après quelques mois, on s'est un peu habitué de les voir et on ne paniquait plus autant. C'est là qu'ils ont sorti l'artillerie lourde : les araignées. Les araignées adorent les poissons d'argent. Mon copain a HORREUR des araignées. Pire que moi. Et donc, après avoir passé près de mourir deux ou trois fois en découvrant (du coin de l'oeil, évidemment) des araignées grosses comme ma paume de main en train de grimper tranquillement sur le mur, on s'est dit qu'il était temps de déménager dans un autre appart en ville.

Un samedi matin, mon copain me parlait pour la première fois de son désir de déménager en Californie, loin de la pluie et des poissons d'argent (qui adorent l'humidité). Je n'étais pas certaine à ce moment-là de vouloir m'éloigner encore plus du Québec, et donc je lui ai fait remarquer que les araignées sont beaucoup plus abondantes et grosses dans le sud.

Sa réponse?

- Bof, c'est pas grave, je suis pas si pire que ça. C'est juste des bé--BAAAAAAAAAAAAHH!!!!!

Il venait de spotter une araignée au plafond, juste au-dessus de moi, qui s'est mérité le prix de l'apparition la plus opportune de l'année.

Oh ironie, quand tu nous tiens.

mardi 22 novembre 2011

Pour un sourire

Je marche dans les rues de San José jusqu'au bureau de poste le plus près (20 minutes de marche, quand même). Les feuilles commencent enfin à mourir, elles agonisent sur le sol en craquant sous mes pas. Ça sent l'automne en plein novembre : l'écorce mouillée, l'air frais empreint des effluves de l'hiver et la terre. J'adore!

J'attends mon petit bonhomme de traversage d'intersection au coin d'une rue, absorbée dans mes pensées pas rapport, quand un jeune homme d'environ mon âge passe devant moi à vélo. Sans s'arrêter, il me regarde, pointe vers mes pieds et dit :

- Excusez-moi, mademoiselle, on dirait que vous avez perdu votre sourire.

Et moi, comme une idiote, je regarde sur le sol à la recherche de ce que j'aurais bien pu perdre, jusqu'à ce que mon cerveau décode la fin de la phrase. Je relève la tête en riant.

Il se retourne et me crie « Ah! Le voilà! », puis continue son chemin.

Définitivement la meilleure façon au monde de faire sourire les gens :)

jeudi 17 novembre 2011

Tremblements

Il y a quelques semaines, j'ai vécu mon premier vrai tremblement de terre, un 4 sur l'échelle de Richter. Rien de dangereux, mais je dois avouer que j'ai pas trop apprécié l'expérience. Je savais d'ailleurs pas si je devais me pitcher en dessous de la table tout de suite, ou conserver ma dignité et faire comme mon copain : rien. J'ai opté pour un milieu, soit paniquer et regarder autour de moi comme une épaisse, mais sans me lever, pendant que mon copain rit de ma face de « OH MON DIEU ON VA TOUS MOURIR ».

Tout ça dans les 20 secondes que le tremblement de terre a duré.

Ça m'a rappelé la toute première fois où j'ai senti un tremblement de terre quand j'habitais au Québec. Je devais avoir environ 6 ou 7 ans, et tout ce dont je me souviens, c'est mes parents qui commentent ce qui vient de se passer, et moi qui leur demande « C'est quoi un tremblement de terre? »

« C'est quand la terre tremble, ça fait shaker la maison un peu. »

Je me rappelle beaucoup plus de l'image qui est apparue dans ma tête en entendant cette définition que de tout le reste. Et cette image est restée ancrée en moi tellement fort que chaque fois qu'on mentionne « tremblement de terre », elle apparaît dans ma tête.

Pour votre plaisir et votre divertissement, j'ai décidé de mettre cette image sur papier (digital) pour vous la montrer.


Eh oui, je pensais que la Terre entière tremblait, et non pas seulement le sol. Et apparemment, je pensais aussi que l'univers tournait autour de ma maison, qui prend pas mal toute la place sur la planète.

Et j'ai également inventé une cheminée, parce qu'en fait, on n'en avait pas dans notre maison...

La seule explication logique à tout ça, c'est que dans ma tête, je vivais dans mes dessins de bonhommes allumettes poches.

mercredi 16 novembre 2011

L'art de me faire chier #3

Siffler tout en ramassant les feuilles mortes à 7:00 du matin, question de faire chier tout le monde qui dort encore. Comme si tu faisais pas déjà assez de bruit avec ton chariot mal huilé.

vendredi 11 novembre 2011

Troll aux cheveux roses

J'ai remarqué que plusieurs d'entre vous tombent sur ma page en cherchant « troll cheveux roses ». Puisque je n'ai publié qu'une photo d'un troll aux cheveux bleus, je me sens un peu coupable que vous atterrissiez ici sans trouver ce que vous cherchez, alors pour me faire bonne conscience, je vais vous donner un coup de main.

Voici une photo d'un troll aux cheveux roses :




Et même que je vais aller encore plus loin, parce que je suis généreuse comme ça, moi! Voici un lien où vous pouvez vous procurer un troll aux cheveux roses : c'est par ici, mes amis! Mais faites vite, c'est une vente Ebay...

Non, non. Ne me remerciez pas. Tout le plaisir est pour moi!

mardi 8 novembre 2011

Ce que j'aime le plus des États-Unis...

En désordre :

1. Black Friday. C'est la même chose que le Boxing Day au Québec, mais AVANT Noël! Ingénieux, n'est-ce pas? C'est fou à quel point je sauve de l'argent pour les cadeaux grâce au Black Friday. Mais en ligne seulement. Vous ne me verrez jamais dans un magasin le jour de Black Friday. Je ne suis pas suicidaire.

2. Amazon.com. Contrairement à Amazon.ca, on trouve de tout chez Amazon.com, même un ami... ou deux ou dix. Plus besoin de se faire chier dans les magasins!

3. Le système de santé. Je sais que c'est terrible pour ceux qui n'ont pas d'assurance maladie, mais pour ceux comme moi qui en ont une grâce à la job, c'est incroyable à quel point le système de santé est supérieur à celui du Québec. Les médecins sont disponibles et chaleureux, les cliniques sans rendez-vous ouvertes 24h sont presque toujours désertes (donc aucune attente), les tests se font rapidement (dans la semaine!) et je reçois tous les résultats par courriel deux ou trois jours plus tard.

4. Les impôts. Ça va de soi.

5. Le fait que tous les blocs appartements ou presque contiennent un gym gratuit, et souvent une piscine.

6. Panera Bread et Specialty's, deux restaurants qui offrent des soupes et des sandwichs santés TELLEMENT délicieux. Miam.

7. Red Mango. Le meilleur yogourt glacé que j'ai mangé de ma vie. Je savais pas qu'il y avait différentes qualités de yogourt glacé, mais laissez-moi vous dire que ça fait une grosse différence.

8. Internet sans limite de téléchargement ou de téléversement. Ou en tout cas, une limite tellement haute que c'est vraiment difficile à dépasser.

9. La possibilité d'écouter des épisodes de téléséries sur les sites Internet des grandes chaînes de télé comme ABC, NBC, FOX, etc.

10. Pandora. Une radio en streaming qui permet de découvrir de nouveaux artistes en se basant sur tes goûts musicaux.

vendredi 4 novembre 2011

Petit sondage...

Depuis que j'ai commencé à écrire dans ce blogue, j'essaie de publier un billet chaque mardi et chaque vendredi. J'essaie aussi d'écrire un billet par semaine sur Les diaphanes, ce qui fait que je publie trois billets par semaine.

Mais je me demande si c'est un peu trop? Avec les choix de divertissement qui abondent de nos jours, je sais que vous n'avez pas nécessairement envie de me lire trois fois par semaine. Et peut-être que je devrais calmer mes ardeurs, au risque de manquer de trucs sur lesquels chialer d'ici trois mois...

Donc j'ai envie de tâter le pouls de mon « lectorat » (si on peut appeler mes trois amis et ma mère un lectorat) :P

J'ai donc créé un petit sondage dans la barre du menu à droite et je vous invite à clique-cliquer comme vous le faites si bien et à me donner votre avis.

Merci de votre attention,
- La direction

mercredi 2 novembre 2011

Brume

Un mur de brume dans mon tout récent, tout frais sorti du four et tout chaud petit texte sur Les Diaphanes.

(Est-ce que ça paraît que j'ai vraiment faim?)

lundi 31 octobre 2011

Halloween et nostalgie

J'ai jamais été le genre de personne qui se déguise à l'Halloween passé l'âge de 16-17 ans. Je ne juge absolument pas ceux qui le font, même que j'adore regarder des photos des déguisements des autres sur Facebook. Mais pour moi, l'Halloween a perdu tout son sens quand je suis devenue adulte.

Le fun de l'Halloween, c'est la chasse aux bonbons! C'est la magie et l'excitation qu'on ressentait, petits, quand le soleil se couchait enfin et que maman nous aidait à mettre notre costume, à nous maquiller avec les crayons trempés dans l'eau qui nous grafignaient la figure et qui sentaient la craie moisie. C'est la petite boîte orange de l'Unicef qu'on montait et qu'on accrochait à notre cou avec une ficelle. C'est notre beau sac de bonbons vide qu'on imaginait déjà rempli de chocolat à la fin de la soirée. C'est de revenir dans la chaleur de la maison après avoir fait le tour du voisinage pour faire le tri de nos trésors et en manger beaucoup trop d'un coup.

Bref, ce soir, à défaut de passer l'Halloween, de me faire aller le popotin dans un costume quelconque version trop sexy ou de donner des bonbons (on habite dans un appart, aucun enfant ne passe dans les apparts ici), j'ai pensé faire une liste de mes meilleurs souvenirs de l'Halloween.

1. L'année où je me suis déguisée en princesse, mais où il faisait tellement froid dehors que ma mère m'a convaincue de me déguiser en grosse madame laite pour me faire porter un habit de neige en dessous de mon costume. Je la ris encore quand je la conte celle-là. Je donnerais tout pour une photo de ça!

2. La fois où on a croisé nos voisins durant notre tour du voisinage et qu'ils nous ont dit d'aller à la maison de untel parce qu'il donnait des barres de chocolat COMPLÈTES! Pas juste des mini... DES BARRES COMPLÈTES! À nous voir courir, on aurait pu croire qu'on avait le diable à nos trousses.

3. La fois où ma prof de première année, qui vivait dans le voisinage, m'a demandé de chanter Frère Jacques pour avoir des bonbons. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour des bonbons!

4. La fois où notre voisin d'en face s'est déguisé en épouvantail et qu'il s'est assis sur une chaise à côté de la porte. Il avait tellement l'air d'un vrai épouvantail que les enfants pensaient que c'était une décoration. Sauf que dès qu'ils sonnaient, mon voisin se levait en criant. J'ai dû passer une bonne heure à regarder ce spectacle hilarant.

5. Les costumes que ma mère cousait elle-même. Voici une photo de mon frère et moi avec nos beaux costumes faits à la main! (Faut dire que ma mère était bonne pour coudre, mais pour cadrer les photos... ouf... :P)


6. L'année où il pleuvait à boire debout le soir de l'Halloween, et où on a fait le tour en voiture au lieu de marcher. C'était pas aussi cool que les autres années, mais avec du recul, on voit à quel point rien ne peut empêcher les enfants de passer l'Halloween.

7. Toutes les soirées après la récolte à échanger des bonbons avec mon frère, et à cacher les mini barres de chocolat pour être sûre que personne ne me les vole.

8. L'année où une des maisons du voisinage a été transformée en maison hantée. Ma toute première à vie! Durant la visite, il fallait mettre la main dans un gros bol de gélatine sans regarder et en sortir quelque chose pour prouver qu'on était brave. Moi, j'ai pigé une souris en caoutchouc. J'aurais aimé la garder au lieu d'avoir des bonbons, mais il fallait la remettre dans le pot après.

9. Toutes les fois où j'ai aidé ma mère à faire des petits sacs de bonbons, à utiliser les feuilles mortes pour faire des épouvantails en sac à poubelle, à décorer des citrouilles, puis à manger les graines rôties que ma mère faisait.

Et vous, quels sont vos souvenirs préférés de l'Halloween?

samedi 29 octobre 2011

Hmmm... de la lasagne

J'ai fait de la lasagne hier, et ça m'a donné envie d'écrire une petite vignette sur Les Diaphanes.

J'aime tellement ça, de la lasagne. Mais chaque fois que je m'embarque dans la préparation, je me souviens subitement pourquoi j'en fais pas plus souvent. Bordel que c'est long et chiant à faire!

Oui oui, je sais, je pourrais utiliser des nouilles qu'on n'a pas besoin de faire cuire avant, et prendre de la sauce déjà faite, mais ça goûte pas aussi bon.

J'aime faire ça compliqué, parce qu'après, ça me donne le droit de chialer.

Essayez pas, vous êtes pareil!

vendredi 28 octobre 2011

L'art de me faire chier #2

M'envoyer un courriel me signifiant que j'ai reçu un paquet et qu'il est à l'accueil du bloc appartement 2 minutes avant que ledit accueil ferme. À CHAQUE FOIS.

mardi 25 octobre 2011

Ce qui me manque le plus du Québec

En désordre :
  1. L'automne et ses couleurs
  2. Les bonbons genre sucre d'orge à l'érable
  3. Les gens qui parlent en français
  4. La facilité avec laquelle on peut se lier d'amitié rapidement avec les Québécois
  5. Mes amis et ma famille
  6. Les vêtements qui font bien et qui ne coûtent pas les yeux de la tête
  7. La ville de Québec
  8. Les épiceries spécialisées où on peut trouver de la bonne viande froide fraîche coupée devant toi et où tout est super propre et beau
  9. Les biscuits patte d'ours
  10. Les deux minutes du peuple de François Pérusse
  11. De la BONNE poutine
  12. Le fromage cheddar doux P'tit Québec*
  13. Les Tim Horton
  14. Le prix des maisons (ici, tu trouves rien en dessous de 550 000 $, et ça c'est pour une vieille maison laite collée au voisin)
  15. Les centres d'achat qui contiennent pas mal tous une épicerie (je sais que ç'a l'air con, mais chaque fois que je vais au centre d'achat, j'ai besoin d'aller à l'épicerie, et ça me fait chier de devoir conduire ailleurs pour y aller...)
* Je sais pas si vous vous souvenez d'une annonce avec Guylaine Tremblay où elle s'en va dans le Sud et elle emporte du P'tit Québec? Je la trouvais tellement conne cette annonce-là. Comme si t'avais besoin d'emmener du P'tit Québec en vacances, voyons donc, on s'en fout du maudit fromage! Ben maintenant, je la comprends cette annonce-là. J'ai jamais rien trouvé qui ressemblait au P'tit Québec ici. :(

vendredi 21 octobre 2011

Réflexion pas rapport

Comment savoir si vous avez besoin de faire du Yoga : vous vous étirez un muscle dans le ventre en éternuant. Bravo, championne.

mercredi 19 octobre 2011

Mini portrait


Un texte un peu moins long sur Les Diaphanes. J'essaie de me limiter légèrement, je sais que vous êtes occupés pas mal avec la vie et tout ça...

(Meuh non c'est pas vraiment pour vous, c'est juste parce que je suis paresseuse et que j'ai pas eu envie de continuer.)

Bla, bla, bla.

mardi 18 octobre 2011

Les Sims

Le premier jeu Les Sims est sorti en l'an 2000, ce qui veut dire que j'avais 15 ans.

Je sais pas exactement pourquoi je suis devenue accro aussi vite. Tout ce qu'on pouvait faire, c'est guider notre Sim dans sa petite maison, le faire manger, le faire écouter la télé, le faire aller aux toilettes et le faire dormir. Lui acheter des nouveaux meubles de temps en temps... Rencontrer un voisin qui passe par là (parce qu'on ne pouvait pas sortir de notre terrain, dans le premier jeu).



Bref, c'était pas grand-chose, maintenant que j'y repense.

Je crois que ce qui m'a accrochée, c'est le concept de fourmilière portative. Pouvoir regarder des petits êtres vivre leur vie. Et d'ailleurs, ça se rapporte pas mal à l'idée des télés réalités. On est fascinés par la vie des autres, et apparemment, ça compte aussi pour la vie de personnages de jeux vidéo. Mouain.


Le problème, c'est que le premier jeu Les Sims était vraiment limité, et après y avoir joué (beaucoup trop) pendant quelques semaines, ça m'a complètement déprimée.

Dans ma petite tête d'ado de 15 ans, je commençais me demander si c'était ça, la vie. Manger, aller travailler, manger, faire pipi, parler avec un ami pendant 2-3 heures, dormir... J'avais jamais le temps de faire autre chose, même si « autre chose à faire » il n'y avait point.

Faut dire que quand le Sim allait travailler, on ne pouvait pas le suivre, alors on passait un bon 8 heures de la journée du Sim a attendre qu'il revienne. Joie.

J'ai fini par arrêter de jouer parce que c'était vraiment déprimant de penser que ma vie d'adulte deviendrait véritablement un « métro-boulot-dodo » comme on l'entend à la télé.

HEUREUSEMENT, j'ai laissé ma raison me raisonner, et j'ai réalisé que ça n'avait rien à voir avec la vraie vie. Je veux dire, quand on va travailler, on a des contacts sociaux, on jase, on rit, on travaille sur des trucs qui peuvent être intéressants. Quand on lit, on plonge dans des mondes inconnus, on vit des aventures... et c'est loin d'être la même chose que de regarder un personnage de jeu vidéo lire un faux livre sur son divan digital. Même chose pour les films, les jeux, les voyages, etc.

Et donc quand EA a commencé à sortir les extensions, je me suis remise à jouer tout en gardant à l'esprit que c'était juste un jeu et que je devrais arrêter d'être aussi emo (pas dans ces termes là, parce que ça existait pas encore, les emo). Avec les nouvelles générations (Sims 2 et Sims 3), le nombre de trucs à faire et à explorer dans le jeu ont augmentés exponentiellement, et donc son côté « agent dépressif » a faibli pas mal.


Tout ça pour dire que l'extension avec les animaux sort aujourd'hui, et que je l'ai pré-commandée y'a un mois, donc j'attends avec impatience qu'elle me soit livrée depuis ce matin. Ça n'a absolument rien à voir avec mon histoire de jeu dépressif, mais c'est juste que je repensais à quel point le jeu était plate au début.

Et je sais que mon niveau d'excitation pour un jeu comme Les Sims est totalement disproportionné, et que je devrais avoir honte, mais que voulez-vous... Au moins j'écoute pas du Justin Bieber.

Je vais me racheter quand Guild Wars 2 va sortir.

M'enfin, je vais me racheter auprès des autres gamers, et me renfoncer encore plus auprès du reste de la population.

MAIS AU MOINS J'ÉCOUTE PAS DU JUSTIN BIEBER!

vendredi 14 octobre 2011

La balançoire

Au début, c'était juste pour rire. Pour voir si on irait encore plus haut, maintenant qu'on est si grands. On n'avait rien d'autre à faire et on passait tout près en revenant d'une petite marche automnale. Alors pourquoi pas?

Mais quand je me suis assise sur le siège de plastique et que mes doigts ont rencontré le métal si froid, quand j'ai senti l'odeur rouillée des vieilles chaînes, mon corps s'est mis en marche avec un naturel incroyable. Comme si j'avais fait ça toute ma vie, me balancer. Comme si j'avais encore dix ans, et que rien n'avait changé.

Je me suis envolée vers le ciel à coups d'élans parfaitement orchestrés, à coup de mouvements fluides répétés des milliers de fois, jadis. Le vent dans les cheveux, les nuages à portée de main, je gagnais enfin la lutte contre la prison du sol. Je me sentais libre, et jeune. Libre, et neuve.

Je ne sais pas combien de temps j'ai vogué, à mi-chemin entre la terre et le ciel. Hypnotisée par la pendule que j'étais devenue, ou par l'euphorie de retrouver mon coeur d'enfant, j'ai perdu la notion du temps.

Je suis redescendue à contrecoeur, parce que le soleil se couchait au loin, parce qu'il était temps de préparer le souper. Parce que j'avais des choses pressantes à faire. Parce que... parce que... Des milliers de raisons, mais qui en fait, n'en représentaient qu'une seule : parce que ma vie d'adulte m'attendait en tapant du pied.

mercredi 12 octobre 2011

Geek

J'assume mon côté geek à travers un nouveau personnage sur Les Diaphanes.

Quoique c'est difficile de « s'assumer » à travers un personnage... C'est plutôt lâche en un sens...

M'ENFIN! C'est que de la sémantique!

lundi 10 octobre 2011

Une otite avec ça?

C'est l'été. En pleine canicule.

Je dois avoir environ 20 ans. J'étudie au Cégep de Sainte-Foy à Québec, et en bonne étudiante que je suis, je tombe tout le temps malade : rhume, grippe, maux de gorge, etc. Cette fois, je développe une otite. En plein été, comme cité ci-haut. Il n'y a que moi pour avoir une otite en été. C'est pas une maladie réservée à l'hiver ça messemble?

M'enfin.

Donc j'ai mal dans mon oreille et ça élance. En bonne Québécoise que je suis, je n'ai pas de médecin de famille pour cause de c'est impossible d'en trouver un. Je me rends donc à la clinique sans rendez-vous, passe un bon deux heures dans la salle d'attente tout en maudissant le fait que le vieil hôpital n'ait pas de climatisation. Si le système de santé n'avait pas été public, j'aurais juré que c'était une façon de faire plus d'argent en encourageant les microbes à se reproduire dans leur salle d'attente bien humide et confortablement suffocante.

C'est ENFIN mon tour, alors j'entre dans la petite salle et je salue le docteur. Il doit avoir environ 100 ans, mais je me dis que c'est bien. L'expérience et tout! Il doit en avoir vu de toutes les couleurs. Genre si j'ai un virus tropical que j'ai contracté à cause d'une banane infectée, il va le savoir tout de suite et il va prendre la situation en main, en bon docteur centenaire qu'il est.

Mon enthousiasme pour son expertise flanche un peu en le voyant prendre un magnétophone des années 90 et appuyer sur le gros bouton rouge REC. Hmm. Je ravale mes inquiétudes en me disant qu'il documente peut-être sa vie pour en faire un livre sur sa passion : les cliniques sans rendez-vous. Il y parlera de ses merveilleux patients aux maladies ô combien intéressantes et détaillera ses nombreuses découvertes qui transformeront la médecine moderne.

Il s'assoit devant mon maigre dossier et prend un crayon. Faut croire que d'enregistrer la conversation, c'est jamais assez.

- Vous venez pour quoi? dit-il d'un ton morne.
- J'ai mal à l'oreille.

Il me regarde, les yeux pleins de pas d'étincelles qui ne traduisent pas du tout sa passion interne. Il note quelque chose sur son papier (probablement : « non mais je m'en fous ») et continue :

- Vous avez quel âge?
- 20.
- Est-ce que vous fumez?
- Non.
- Est-ce que vous avez mal ailleurs?
- Non.
- Est-ce que vous faites de la fièvre?
- Je pense pas.
- Est-ce que vous fumez?

Je cligne des yeux. J'ai dû mal entendre. Ça doit être la douleur dans mon oreille qui déforme les mots. Je dis « pardon? ».

- Est-ce que vous fumez? réplique-t-il d'un ton agacé.
- Heuu non...

Je retiens un « pas depuis que vous me l'avez demandé y'a genre TROIS SECONDES ». Je tiens quand même à rester polie. Il est vieux, il voit probablement beaucoup de patients par jour. Il doit être en mode « automate », c'est tout.

Il prend son stéthoscope et m'écoute respirer, puis écoute mon coeur. Ensuite, il attache le tensiomètre autour de mon bras et place le stéthoscope dans le creux de mon coude pour prendre ma pression. Une fois terminé, il dessouffle la pompe et se retourne vers son bureau, prend le thermomètre et le met dans ma bouche jusqu'à ce qu'il bipe.

Ensuite, il attache le tensiomètre autour de mon bras et place le stéthoscope dans le creux de mon coude pour prendre ma pre... WTF?! Oui oui, les amis. Il prend ma pression DEUX fois en moins de deux minutes.

Là je commence à douter fortement. Je réalise avec horreur que si j'ai véritablement une maladie exotique attrapée d'une maudite banane des tropiques, c'est certainement pas lui qui va le savoir! Je respire et tente de me calmer l'hypocondriaque (cet organe qui vous donne l'impression d'être plus malade que vous ne l'êtes vraiment).

Il vient enfin vers moi avec son otoscope pour m'examiner l'oreille et me déclare que j'ai effectivement une otite, mais me dit que la plupart des otites n'ont pas besoin de médicaments et que je devrais attendre une semaine voir si la douleur s'en va. Sinon, il me dit de revenir pour des antibiotiques.

Ah bon? Ah bon.

Je prends mes affaires, le remercie et m'en vais.

En marchant vers mon appart, je me rends compte que je suis soulagée qu'il ne m'ait rien prescrit. Je me serais probablement ramassée avec du viagra pour traiter mon otite.

Remarquez, c'est peut-être comme ça qu'on découvre le double usage de certains médicaments. On ne sait jamais, peut-être que le viagra aurait en effet traité mon otite. En fait, j'aime mieux pas le savoir...

P.-S. Finalement, je n'avais pas de virus exotique. Ouf!

P.P.-S. Cette histoire est à 100 % véridique.

vendredi 7 octobre 2011

Les diaphanes

Dans l'espoir de me botter un peu le derrière pour recommencer à écrire des trucs de fiction, et ainsi, peut-être un jour, avant mes 80 ans, écrire ce qui pourrait ressembler à un début d'une ébauche de roman que je finirais peut-être*, je me suis créé un autre blogue.

On n'a jamais assez de blogues de toute façon. J'en fais une collection.

Donc voilà, ça s'appelle Les diaphanes. Mon but, c'est de publier des petits textes, genre des esquisses de personnages pris sur le vif dans un court moment de leur vie. J'espère qu'en me donnant le droit d'écrire juste trois lignes, ça va éradiquer les moments de découragement devant les pages blanches de mon roman non-né.

Sauf que ça va être très brouillon et non retravaillé, alors ne me lancez pas trop de tomates si ça sonne un peu mal amanché de temps en temps :P Mais je suis très très ouverte à la critique, alors ne vous gênez surtout pas pour me donner votre avis, surtout négatif. On est là pour s'améliorer, après tout! (On = moi)

Le premier texte est pas trop joyeux. Je vais me forcer pour en faire des moins déprimants, promis!

*Ça paraît que j'ai confiance en mon grand talent de romancière inexistante!


jeudi 6 octobre 2011

Réflexion pas rapport

J'aimerais vraiment que Pandora arrête de jouer du Miley Cyrus dans ma liste de musique folk.



(J'avais mis un lien vers Pandora, mais je viens de remarquer que le site est bloqué en dehors des États-Unis, booouh. Donc j'ai mis un lien vers Wiki au cas où ma mère saurait pas c'est quoi. Je t'aime maman! :P)

mardi 4 octobre 2011

Choses dont je ne me souviens pas

1. La dernière fois que j'ai mangé un steak.

2. Le moment exact où je me suis dit que ce serait une bonne idée de me couper les cheveux moi-même.

4. Le moment exact où je me suis rendu compte que de me couper les cheveux moi-même était une très mauvaise idée.

5. Pas mal tout ce que j'ai appris dans mes cours de maths au secondaire.

6. Ce qui m'a poussé à acheter le dernier album de Yelo Molo.

7. Avoir déjà gagné contre mon frère à Mortal Kombat.

8. L'odeur de la neige.

9. Pourquoi je trouvais ça si cool de porter des chandails Adidas ou Nike trois fois trop grands au secondaire.

10. Toutes les adresses où j'ai vécu durant les dix dernières années.

11. La vie avant les obligations d'adulte.

12. Ce qui m'a empêchée de lâcher l'université pour travailler à la crèmerie le reste de ma vie, et ainsi être payée à lire toute la journée.

13. Comment je faisais pour répondre à mes questions avant l'avènement de Wikipédia.

14. Le moment exact où j'ai commencé à rêver en anglais.

15. Le nombre de fois que j'ai lu Le petit prince.

16. La dernière fois que mon chum a fait la vaisselle/la lessive/le ménage/alouette.

17. Qui m'a laissé porter des sandales avec des semelles de dix pouces de haut quand j'avais à peine 14 ans, et surtout qui ne m'a pas dit que j'avais l'air d'une mini fille de joie.

18. Le mot de passe de ma toute première adresse email (tous ces courriels sûrement pleins de souvenirs précieux, perdus pour toujours).

19. Comment j'ai pu penser que la soie dentaire, c'était facultatif et que ça ne me causerait pas de caries.

20. Qui a vidé le sac de chips en une soirée. Bon, OK, c'est moi...

mardi 27 septembre 2011

Parce qu'on est juste mardi...

... et que vendredi est encore si loin devant, prenons une pause bien méritée et rions un peu!

lundi 26 septembre 2011

Temps de merde

Quand on habitait à Seattle, une minute de soleil, c'était comme gagner à la loterie.

L'expression « temps de merde » prend un tout autre sens là-bas. C'est d'ailleurs la seule raison pour laquelle on est déménagé en Californie. Il fait TOUJOURS nuageux, sauf pendant environ un mois en été, où il fait soleil chaque jour.

Durant cette période-là, on se tape tous le syndrome de la femme battue. « Ah, mais c'est pas si pire dans le fond, Seattle! C'est beau, regarde les beaux sapins géants! Hmmm, ça sent la nature! » Et on s'achète un chandail « J'<3 Seattle », tous remplis d'une immense bouffée d'amour.

Mais dès la fin du seul mois ensoleillé, on regrette nos paroles, et on se tape une dépression saisonnière qui dure onze mois. C'est pas des blagues, je me suis même ennuyée de la neige. « Au moins, même si y'a de la neige pis qu'il fait -40, y'a du soleil pareil! », que je raisonnais comme une imbécile.

À Seattle, les gens ne parlent QUE de température.

S'il pleut, on se plaint.

« Ouin, maudit Washington State, il pleut toujours ici! »

S'il fait nuageux, il faut absolument qu'on en parle.

« Il pleuvait pas quand je suis rentrée ce matin, mais y'avait des nuages! On va se croiser les doigts pour qu'il pleuve pas! »

Et s'il fait soleil, alors là, les gens t'arrêtent dans la rue pour t'en parler.

« HEY, AS-TU VU LE BEAU SOLEIL?! ALLEZ-VOUS EN PROFITER?!! »

C'est carrément la venue du messie. Les gens fêtent dans les rues et font des offrandes aux dieux du soleil. J'exagère à peine.

Et là, si tu n'en profites pas, tu te sens très coupable, parce que dès que tu mets les pieds au bureau après une journée de soleil, TOUT LE MONDE te demande ce que t'as fait pendant la superbe journée ensoleillée. Si tu ne réponds pas que t'as été lire dans un parc, que t'as marché dans la montagne ou que t'as fait de la bicyclette, MALHEUR.

En fait, je sais pas ce qui arrive si on leur répond « j'ai dormi tout la journée ». Je n'ai jamais osé le faire. J'avais trop peur qu'on me sacrifie aux dieux du soleil à la prochaine belle journée.

samedi 24 septembre 2011

Réflexion par rapport

C'est fou le nombre de passe-temps passionnants qu'on peut se découvrir quand on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'on a à faire.

mercredi 21 septembre 2011

Voici une véritable image qui n'a subi aucune modification photoshopienne.


Je sais pas pour vous, mais si un jour j'ai la malchance de me retrouver sous cette formation de nuages maléfiques, je cours me mettre un chapeau en papier d'aluminium sur la tête et je me cache sous mon lit jusqu'à ce que ça passe. En attendant, si quelqu'un a des plans pour construire un abri antinucléaire, je serais intéressée.



Apparemment, c'est un type de nuage très rare qui pourrait éventuellement obtenir son propre nom : Asperatus, qui signifie « brutal » en latin.

J'aurais plutôt opté pour Cauchemardus armaggedus, mais bon...

lundi 19 septembre 2011

L'art de me faire chier #1

Me donner un coupon rabais de 25 % À LA FIN de ma transaction de plus de 100 $ et me dire que ça s'applique seulement à un prochain achat.

vendredi 16 septembre 2011

Faire du chemin

Je viens de déménager à San José, en Californie.

J'ai réalisé à quel point j'ai déménagé souvent sur de longues distances en cinq ans. Alors je me suis dit que ça serait cool de voir à quoi ça ressemblerait sur une carte.


Je sais pas à quoi je m'attendais. J'aurais dû réfléchir un peu avant de le faire, parce que ça donne vraiment rien. C'est ça qui arrive quand on déménage en ligne droite. Ça manque d'originalité pas mal...

J'aurais dû faire ça à la place...


Que voulez-vous, j'ai une âme de romantique!

Certaines personnes ont mentionné que je me dirigeais de plus en plus vers le sud. Je tiens à préciser que JAMAIS je ne vivrai dans le sud. La Nordique en moi supporte très mal la chaleur. D'ailleurs, il y a une ligne très claire dans ma tête que je ne dépasserai jamais.


Bon, c'est pas une ligne très droite parce que je tenais à englober l'Utah. Un État de Mormons, non merci, sans façon! (Je n'ai pas dit « morons », arrêtez de me faire dire ce que je n'ai pas dit tout haut!) J'aurais aussi mis une ligne autour du Texas, mais il est déjà éliminé parce qu'il se situe sous ma ligne de « t'es-malade-j'habiterai-jamais-dans-un-four-géant ».

J'ai quand même mes limites, franchement.

jeudi 15 septembre 2011

Réflexion pas rapport

Si y'a juste les touches A, C et V (donc les raccourcis pour « sélectionner tout » et « copier-coller ») qui sont effacées sur mon clavier, est-ce que ça veut dire que je suis une copieuse, ou juste horriblement paresseuse?

mardi 13 septembre 2011

L'exilée

J'ai un aveu à vous faire.

La plupart d'entre vous le savent, mais pas ceux qui ne me connaissent pas. En passant, étrangers, merci de me lire même si on ne se connaît pas!

Passons aux aveux.

Je sais que j'ai l'air d'une Québécoise, que je parle comme une Québécoise, que je sacre comme une Québécoise, mais... je n'habite plus au Québec depuis quatre ans.

Voilà, c'est dit! Ouf!

Je sais que c'est con, mais depuis le début, j'essaie d'éviter de parler de ça, ou de donner l'impression que je n'habite plus au Québec. Probablement parce que certains de mes amis ou connaissances m'ont fait bien comprendre que je n'avais plus le droit de me soucier du Québec maintenant que je n'y habitais plus. Et ça, je dois dire que ça m'a fait mal.

Parce que, voyez-vous, j'adore le Québec. Si on m'avait dit un jour que je le quitterais, j'aurais ri en m'écriant « JAMAIS! ». Mais parfois, il faut savoir saisir sa chance quand elle passe, et il faut faire des compromis.

Donc j'habite aux États-Unis. Et je m'ennuie du Québec.

Maintenant que c'est dit, je vais pouvoir parler de plein de choses en lien avec mon exil. Alors ne m'abandonnez pas! Je vais vous divertir quand même, promis!

Mais mettons les choses au clair : je suis Québécoise jusqu'au bout des doigts, et même si je suis loin, j'ai le droit de me soucier de mon pays/de ma province, et j'ai le droit d'avoir des opinions sur ce qui s'y passe.

Vous allez voir, on va bien s'entendre.

lundi 12 septembre 2011

Tag de boules à mites

Je lis avec admiration et dévotion totale le site de Valgod, et son dernier billet invite les lecteurs à participer à un tag de boules à mites dans lequel on doit « ressortir un vieux texte à prétention littéraire et le recopier avec un minimum d'explications contextuelles, pour le plus grand plaisir de tous et toutes ».

Je me prête donc au jeu avec plaisir, surtout parce que j'ai ÉNORMÉMENT de contenu à partager. Il faut savoir que je tenais à l'époque un blogue très emo nommé Hopeless Dreams, et que j'ai rempli des pages et des pages de textes pseudo poétiques dès l'âge de 12 ans.

J'ai jeté mon dévolu sur un poème qui est paru dans le très littéraire magazine FILLES D'AUJOURD'HUI (je vous en bouche un coin, hein!). Il a été pigé au hasard sélectionné par un jury de poètes reconnus dans le monde, alors c'est un honneur d'avoir la chance de le lire ici.

Oh, et il a été publié dans le numéro sur Kevin Parent. Je sens la jalousie vous consumer, ouf!


vendredi 9 septembre 2011

Ce qu'il faut savoir #1

Y'a des petites choses dans la vie qu'on ne sait pas, et qu'on aurait aimé savoir avant que ça nous arrive. Des choses si simples, je dirais même un peu bêtes, mais qu'on se dit quand même « merde, pourquoi PERSONNE ne m'a averti?! ».

Par exemple, les tapis roulants.

Situation : moi, qui décide de prendre exemple sur ma mère et de me mettre en forme. Parce que moi aussi, je veux avoir l'air de 35 ans quand je vais en avoir 50.

Je commence donc par le vélo stationnaire du gym. Mais je m'emmerde fortement. Alors je passe à l'elliptique. Pas mal. Mais je me rends compte que de faire 10 minutes sur une machine et de passer à une autre me convient très bien et m'évite l'emmerdement. Il me manque une machine pour faire 30 minutes par session.

Il ne reste que le tapis roulant.

Bon, je sais que c'est mauvais pour les genoux de courir sur le tapis roulant, alors je me dis que je vais faire de la marche rapide.

Je monte sur la bête, pèse sur les pitons, n'avance pas assez vite, augmente la vitesse, manque de me planter, me tiens après les barres comme à une bouée au milieu de l'océan... Bref, j'expérimente. Je finis par trouver la bonne configuration, et je « marche rapide » pendant 15 minutes en me disant à quel point je vais avoir l'air jeune à 50 ans.

À la fin du 15 minutes, la machine me demande de marcher encore un peu pour me calmer. « D'la marde », que je me dis, « je viens de faire plus de 30 minutes de cardio, j'ai fini, je sacre mon camp ».

Je saute donc en bas du tapis roulant avec joie, et...

OH MERDE.

Je flotte. Le monde entier se précipite vers moi à une vitesse folle. J'ai l'impression que l'univers se jette sur moi pour m'attaquer. Je me sens comme un fantôme qui vole trop vite. Derrière moi, le tapis roulant se marre en me narguant. « Je te l'avais dit! »

Puisqu'il y a d'autres personnes autour de moi, je continue de marcher jusqu'à un banc en prenant un air cool, comme si je faisais ça tout le temps, moi, du tapis roulant, et que ça ne m'affectait absolument pas. En espérant qu'on ne remarque pas que j'ai la face de quelqu'un qui fait un bad trip d'acide. C'est ça, l'ego.

M'enfin.

Ça m'a pris un bon cinq minutes avant que l'horrible sensation que je n'avais plus aucun contrôle sur mon monde se dissipe. Il paraît que c'est normal au début, que ça finit par passer à mesure que t'en fais.

MAIS POURQUOI PERSONNE ME L'A JAMAIS DIT AVANT?!

mardi 6 septembre 2011

La musique de la nuit

Non mais c'est quoi l'idée d'accrocher un mobile de métal musical (un « carillon éolien », à ce qu'il paraît) à la fenêtre d'un bloc appartement si proche d'un autre bloc appartement?

Grâce à la magie de l'écho et à l'acoustique du genre théâtre grec, tout ce que j'entends la nuit si je laisse ma fenêtre ouverte, c'est un éternel tintamarre de métal cheap. J'ai l'impression d'être dans un concert de musique New Age.

J'essaie très fort d'en profiter pour méditer, mais j'ai beaucoup de difficulté à éviter de penser aux nombreuses façons plus créatives les unes que les autres de me débarrasser du maudit mobile de merde.

Je vois pas en quoi c'est censé être zen, cette affaire-là.

mercredi 31 août 2011

Ceci n'est pas un divan (ni une pipe)

J'ai toujours été impressionnée par les gâteaux qui parviennent à se camoufler dans la vie quotidienne en se métamorphosant en objets banals.

Ou par les pâtissiers qui les font, c'est selon.




Vu ici.

Le silence des murs

Cette histoire, c'est de l'ancien temps. Du vieux, du passé poussiéreux.

Cette histoire, c'est celle de toi et moi. Du nous d'avant qui a éclaté en milles morceaux, du jour au lendemain.

C'est l'histoire d'une amitié si profonde que ça dépassait même l'amour. Une amitié si pure que ça aveuglait tous les autres autour. Et peut-être que ça nous aveuglait, nous aussi, sans trop le savoir.

C'est l'histoire de toi au quotidien qui partageait mes soirées. De toi qui, chaque soir, cognais au mur pour annoncer ta venue. C'est l'histoire de moi qui tendais l'oreille pour te deviner, l'impatience de te voir et de te raconter ma journée. D'être avec toi parce qu'on était bien. Juste bien.

C'est l'histoire d'une connerie comme tant d'autres, d'un malentendu ridicule, un soir empreint de fatigue. C'est ton exaspération glaciale et mon irritation surchauffée qui se sont rencontrées, ont recouvert notre amitié d'un épais brouillard bouillant. Juste assez pour que tu partes en claquant la porte. Que tu menaces de ne plus jamais revenir.

C'est l'histoire de moi, trop fière, qui t'ai laissé partir en croyant dur comme fer que tu ne tiendrais pas ta parole. Que notre amitié était trop forte pour ça, qu'on se ferait la gueule à peine deux heures avant de s'excuser. De se pardonner. De continuer.

C'est l'histoire de moi, trop naïve, qui ai passé un mois à attendre que tu cognes à son mur en ravalant ses larmes. Qui sursautais au moindre petit bruit, le coeur gonflé d'espoir jusqu'à menacer d'éclater. Ce coeur plein de bleus qui se recroquevillait un peu plus chaque soir que tu ne venais pas. Jusqu'à l'épuisement.

Cette histoire-là, elle se finit comme ça. Au pied d'un mur sur lequel tu n'as plus jamais cogné, dans la chambre d'une étudiante à jamais blessée jusqu'aux tripes.

Elle est vieille, cette histoire-là. Vraiment vieille.

Mais je l'ai encore dans la peau, jusqu'au bout.

C'est con à quel point les autres peuvent nous faire mal longtemps.

vendredi 26 août 2011

Bon bon pas bon...

Comme promis, voici la liste des 5 pires bonbons de mon enfance. Je vous rappelle que ce n'est là que mon avis personnel. Si j'insulte votre bonbon préféré à vie auquel sont rattachés des milliers de souvenirs tous plus touchants les uns que les autres, sachez que toute demande de lapidation publique de ma personne sera automatiquement refusée.

Merci de votre compréhension.

5. Soucoupes volantes


Ces bonbons-là sont tellement tragiques. Ils sont tellement cool et bien faits. J'adore leur style, leurs couleurs. J'ai vraiment eu envie de les aimer de tout mon coeur. Mais en vrai, ça goûte le carton. Avec en prime des mini billes de sucre qui servent juste à s'étouffer.

En fait, ça goûte exactement comme une hostie.

C'est-à-dire rien. Avec un arrière-goût d'église.

4. Bague diamant


Encore une fois, un bonbon tellement cool avec lequel je me suis amusée. Le look est excellent! Mais c'est très mal pensé. Impossible de garder ça sur le doigt avec l'avoir liché. La salive te dégoutte sur la main. Les cheveux, la poussière et le sable collent dessus... Tu te ramasses vite avec une belle bague-suçon aussi poilue qu'un gorille.

Et là, même quand t'es jeune, t'as pu envie de mettre ta langue là-dessus.

3. Framboises allemandes


Ces framboises-là sont des traîtres. Non, pas parce qu'elles sont allemandes, bande de racistes! C'est parce qu'avant d'y goûter, on a mangé des tonnes de bonnes petites framboises rouges à 1¢, et qu'on s'attend à ce que celles-là goûtent la même chose, mais avec un "crounche" en prime à cause des petites billes.

Vraiment pas.

Ça goûte la merde. Avec un petit "crounche" en prime.

2. Good & Plenty

Ah ces bonbons-là. Bordel.

J'en ai mangé UNE SEULE FOIS dans ma vie, et je n'y ai pu jamais retouché. Je n'ai pu retouché à rien qui avait la même forme ou couleur. J'aurais tellement aimé que quelqu'un m'avertisse que "réglisse" signifie deux choses, soit la "vraie" réglisse noire qui goûte la mort aux rats, et la délicieuse réglisse aux fraises rouge qu'on aime tant. Ces bonbons-là, c'est de la réglisse de mort aux rats.

Good & Plenty, ça ressemble à des suppositoires, et ça goûte les suppositoires.

Point final.

1. Gomme savon




J'ai jamais compris le trip de la gomme savon. C'est apparu soudainement dans nos vies, et ça n'a pas duré longtemps. C'est pas difficile de comprendre pourquoi.

La première fois que j'y ai goûté, c'était à un restaurant quand j'avais autour de 12-13 ans. On attendait pour une table tout près des distributrices de bonbons dans le vestibule. Ma mère s'est exclamée "Hoon, des gommes savon! Ça j'aime ça!". Ça ressemblait à des Chiclets mauves, alors je me suis dit que ça devait goûter la même chose. Et puis ma mère aimait ça!

J'aurais dû me souvenir que ma mère aime aussi la réglisse noire.

Chaque fois que je me remémorre cette histoire, je me souviens exactement du goût indescriptiblement dégueulasse de la gomme savon. C'est pire que du vrai savon. Même que si on m'avait laissé le choix entre un quart de gomme savon ou une grosse poignée de Good & Plenty, j'aurais pris les Good & Plenty.

Des fois, je me dis que la gomme savon, c'était les Jelly Beans Harry Potter des années 90. Ils ont une saveur "savon", justement...



À votre tour maintenant! Dites-nous quels bonbons vous ont traumatisés!

vendredi 19 août 2011

De l'importance de l'eau froide

Je prends une petite pause de mon dépaquetage intensif de déménagement pour vous faire part d'une réflexion très inutile, mais qui me tient à coeur en ce moment :

On n'apprécie pas assez l'eau froide qui sort de nos robinets.

Non mais c'est vrai, on a tous déjà manqué d'eau chaude, que ce soit sous la douche (tellement chiant), ou pendant une panne d'électricité qui dure et dure (bonjour, crise du verglas, je ne t'ai pas oubliée). On a tous chialé bon nombre de fois à cause de ça.

Mais est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous plaindre que vous n'avez pas d'eau froide dans votre maison/appartement?

Moi, oui.

Non mais on pense que c'est la base, l'eau froide. Même que d'habitude, avant d'avoir de l'eau chaude, faut se taper quelques secondes d'eau froide, et ça nous énerve un peu si c'est plus long qu'à l'habitude. Et bien dans mon cas, c'est exactement le contraire.

Je tourne le robinet d'eau froide. J'ai de l'eau super chaude.

BLEH?!

On a fait venir le concierge trois fois. Il arrête pas de nous dire que c'est normal, que c'est parce que les tuyaux passent dans les murs et le soleil réchauffe l'eau à l'intérieur. Il nous encourage donc à laisser couler l'eau pendant 5 minutes.

CINQ MINUTES.

Cinq minutes de gaspillage d'eau. Ben oui. Belle solution. Bravo. Méchant beau finger à l'environnement. Je sais que je pourrais très bien tout simplement mettre de l'eau dans mon frigo si je veux boire de l'eau froide, mais le problème, c'est qu'il faut toujours cuisiner avec l'eau froide. Et il ne faut pas boire l'eau chaude parce que ça dissout les minéraux et autres cochonneries dans les tuyaux. Non merci.

Mais c'est qui le cave qui a décidé de mettre les tuyaux pour l'eau froide dans les murs, de toute façon?!

*Soupir*

Bon, je retourne à mes boîtes...

vendredi 12 août 2011

Petite pause

Je suis en plein déménagement, alors pour vous consoler de mon absence, que vous avez CERTAINEMENT remarquée (*ironie*), voici une petite distraction visuelle.


vendredi 5 août 2011

Moment absurde #1

Petit moment absurde de ma vie.

Chez UPS :

Gentil commis UPS : Est-ce que je peux vous aider?
Moi, gênée : Heu... je me demandais, est-ce que vous acceptez de livrer un poisson?
Gentil commis UPS : Oui, oui, on en livre parfois pour la poissonnerie du coin.
Moi, rouge tomate : Heu... ben en fait je parle d'un poisson vivant.
Commis UPS, abasourdi : Vivant?! Genre un poisson exotique?
Moi, qui souhaite descendre sous terre : Nenon, juste un petit poisson betta, là...
Commis UPS, me trouvant folle : ... Laisse-moi faire un appel pour voir...


S'en suit une conversation des plus étranges entre le gentil commis UPS et le boss à l'autre bout du fil. Hors contexte, c'est encore plus drôle, puisqu'on n'a qu'une partie de la conversation. Ça sonne un peu comme ça :


Gentil commis UPS: Nenon, y'est vivant là, il respire et tout... Ouin... OK ouin... Donc on peut pas garantir qu'il va être encore vivant rendu à l'autre bout... Ouin... OK si ça coule on le livre pas? On fait quoi avec la dépouille?... OK...


Bref, pour ceux qui se le demandent, si vous déménagez assez loin pour que vous ayez besoin de prendre l'avion pour vous rendre dans votre nouveau chez-vous et que vous vous demandez si vous pouvez faire livrer votre poisson, la réponse est oui, mais ça coûte 100 $ et votre poisson risque fortement d'être mort rendu là.

Et ça, c'est pas couvert par la garantie.

lundi 1 août 2011

Bon bon bon...

L'autre jour, en magasinant, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller faire un tour à la bonbonnière Sweet Factory. Ça doit être les couleurs vives. Ça n'attire pas que les bébittes, on dirait.

Ça devait faire un bon dix ans que je n'y avais pas mis les pieds. C'est avec beaucoup de nostalgie que j'ai fait le tour, et j'ai eu envie de partager avec vous mes souvenirs de bonbons. Je sais que j'ai déjà parlé de bonbons et de sucre dans d'autres billets. Je vous jure, ce n'est pas une obsession. Mais ça l'était quand j'étais jeune, je l'avoue...

Bref, allons-y pour un top 5 des meilleurs bonbons. Je vous réserve le top 5 des pires bonbons pour plus tard. Menoume.

5. Rouleau de gomme balloune


Je pense que la seule raison pourquoi j'aimais ce rouleau de gomme balloune, c'est parce qu'il n'y avait pas de portion prédéfinie. Sauf que ça créait quelques petits désagréments. Moi non plus, je n'avais pas de limite. Je me suis trop souvent retrouvée à me mettre le bout du ruban dans la bouche et à l'enfourner jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place.

C'est très désagréable, une chiqué de gomme de la taille d'une poire.

Mais j'aimais le petit goût poudreux de la gomme, et ça faisait de méchantes belles ballounes!

4. Bananes Runts


Dans le mélange des fruits Runts, je n'aimais que les bananes. Le reste, bof. En fait, j'en détestais la moitié. Mais j'en achetais quand même juste pour les bananes. Au centre d'achats près d'où j'habitais, ils ont éventuellement ajouté des distributrices de bonbons, et une des distributrices avait des Runts. C'était comme un mini casino pour moi. Je mettais le 25¢, et je priais pour des bananes. Des fois, j'en avais seulement une, mais je décrochais parfois le jack pot et j'en recevais trois ou quatre!

Je ne devais pas être la seule à n'aimer que les bananes, parce qu'un jour, ils ont ajouté une distributrice qui ne contenait QUE des bananes Runts.

Le plus beau jour de ma vie.

3. Candy corn (aucune idée c'est quoi en français...)
Ces bonbons-là étaient vraiment rares quand j'étais plus jeune. La seule fois où j'en ai mangé, c'est quand j'ai passé une semaine chez ma grand-mère. Elle m'avait emmenée au centre-ville où elle habitait pour me divertir, et elle m'avait demandé de me choisir des bonbons. J'avais choisi ceux-là, probablement parce qu'ils étaient nouveaux pour moi.

Ensuite, ma grand-mère m'a acheté un troll, et j'ai mangé mes bonbons en jouant avec mon beau troll aux cheveux bleus.



Je pense que j'aime ces bonbons-là juste à cause de ce souvenir.

2. Jujubes (grenouilles, bouteilles de coke, framboises, pêches)



Je les mets dans le même panier parce que pour moi, ils sont tous ex aequo à la 4e position, même s'ils sont quand même différents les uns des autres. J'aimais les grenouilles pour leur ventre tout doux et mousseux; les bouteilles de coke, parce qu'ils goûtaient VRAIMENT le coke, woaaah. Les framboises, ça c'est un incontournable. Des petites perles de bonheurs pleines de goût! Et les pêches, j'en ai tellement mangé adolescentes avec mes amies que je ne pouvais pas passer à côté.

Le plus beau dans tout ça, c'est que ces bonbons-là avaient un mécanisme anti-excès intégré. Après deux ou trois morceaux, on se déboîtait la mâchoire et on arrêtait d'en manger. Ou alors on les avalait tout rond. C'est selon.

1. Chocolats Cherry Blossom

Ça devait être la barre de chocolat avec le pire emballage au monde. L'image du chocolat sur la boîte était très peu ragoûtante. Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, elle m'a attirée. C'était peut-être le jaune, ou le fait que j'adorais les cerises (seule raison pour laquelle je demandais toujours un gâteau forêt-noire à ma fête, puisque je n'aime pas vraiment les gâteaux).

Très jeune, chaque fois que ma mère nous laissait acheter une friandise au dépanneur, c'est ça que je choisissais. J'ouvrais la petite boîte avec impatience, et puis je croquais le dessous en faisant bien attention de ne pas briser la coque chocolatée.

Ensuite, je buvais le sirop rose, et je mangeais la cerise. MIAM!

Je finissais avec la coque, les doigts tout collants, un arc-en-ciel dans les yeux et la joie de vivre plein le coeur.

J'exagère un peu. À peine!

J'aimerais bien savoir quel est votre top 5 des meilleurs bonbons de votre enfance! Avait-on les mêmes goûts, ou pas du tout?

vendredi 29 juillet 2011

Les couleurs de l'été

Pour le festival des arts dans la ville où j'habite, des artistes ont décidé d'habiller les lampadaires à l'aide de tricots colorés. Trop mignon!

jeudi 28 juillet 2011

Le déclin de l'empire ABC

Parce que je suis une accro de téléséries en tout genre (en fait, surtout les sitcoms, je l'avoue), j'ai eu envie d'aller faire un tour sur les sites web des grosses chaînes de télé pour voir la programmation d'automne 2011. Question d'étancher ma soif (lire : question de calmer mes symptômes de désintoxication télévisuelle estivale forcée pour survivre jusqu'en septembre).

Et c'est là que je suis tombée sur la bande-annonce d'une des nouvelles émissions de ABC.



Sérieusement, j'ai cru que c'était une mauvaise blague. Un poisson d'avril en juillet. On fait bien un Noël des campeurs, alors pourquoi pas un poisson de juillet, après tout?

Mais non. C'est très sérieux.

QUESSÉ ÇA?!?

Je me plains souvent qu'on n'a pas de bons sitcoms du genre Friends ou How I Met Your Mother au Québec.  Une gang d'amis, fin vingtaine, situations drôles, vie urbaine... Messemble que c'est une recette gagnante, non?

Ben aujourd'hui, je me console en me disant qu'on n'a peut-être pas Friends version québécoise, mais au moins, nos émissions poches, elles sont LOIN d'être AUSSI poches. Je regarderais sans hésiter une saison complète de Yamaska en une soirée au lieu d'une seule émission de Work It.

Bleh.

Au fait, suis-je la seule qui a pensé à ça en regardant la bande-annonce?

vendredi 22 juillet 2011

La sieste

Vous revenez du bureau après une dure journée de labeur. Vous êtes épuisé, surtout que vous n'avez pas très bien dormi la nuit dernière. Vous utilisez ce qui vous reste d'énergie pour faire le souper et manger, puis, vous vous installez sur le sofa pour relaxer.

Le beau coussin moelleux à l'autre bout de votre divan vous appelle de sa petite voix mélodieuse : "pose ta tête sur moi et ferme les yeux quelques secondes". Vous résistez à peine quelques minutes avant de vous étendre de tout votre long.

Aaaaaahhh. Vous n'en revenez pas à quel point vous êtes comfortable. Vous glissez tranquillement et délicieusement dans le monde des rêves. Tous les muscles de votre corps semblent détendus, euphoriques. Vous flottez dans le bonheur de la sieste de fin de journée, enrobé d'une douce chaleur qui vous chatouille la peau.

Vous vous réveillez trois heures plus tard, surpris d'avoir dormi si longtemps, mais si bien. Vous convenez qu'il serait mieux d'aller directement au lit, vu l'heure avancée.

Vous ouvrez à peine les yeux durant le chemin jusqu'à votre lit, et vous vous laissez tomber sur le matelas. Vous savez, ce matelas que vous avez acheté expressément pour dormir? Celui qui vous a coûté les yeux de la tête? Celui qui offre un mélange parfait de dureté et de mollesse pour éviter les courbatures?

Et pourtant, une fois dans votre lit, vous êtes incapable de vous rendormir. Les couvertures sont froides et vos muscles sont à nouveau tendus. Vous restez allongé en regardant le cadran égrainer les heures, seconde par seconde. Vous regrettez d'avoir quitté le confort du divan. D'avoir brisé le cocon dans lequel vous baigniez.

Aux petites heures du matin, vous abandonnez. Vous vous traînez jusqu'au divan en le suppliant de vous reprendre. Vous étendez votre corps meurtri sur ses vieux coussins et fermez les yeux.

Rien.

Impossible de retrouver la volupté que vous avez ressenti plus tôt. Le sommeil vous échappe toujours, et vous avez envie d'éventrer votre petit coussin, ce traître qui vous a jadis emberlificoté de sa douce mélodie, mais qui demeure maintenant coît devant votre désespoir.

Vous passez le reste de la nuit à pester contre l'ironie de la vie, qui veut que seules les siestes non prévues puissent vous offrir un sommeil des plus jouissif, et que dès qu'il est temps d'aller dormir, la froideur de la nuit est la seule accompagnatrice de vos voyages nocturnes.

Le lendemain, vous rêverez quand même toute la journée à faire la sieste sur votre divan.

mercredi 20 juillet 2011

Contraste

Elle doit avoir environ huit ans. Neuf tout au plus.

Elle est assise bien sagement sur le banc d'autobus à côté de sa mère et de son petit frère de quatre ans.

À l'arrêt suivant, une petite fille de son âge entre et s'assoit juste en face d'elle avec sa mère. La nouvelle venue explose de couleurs. Elle porte un tutu turquoise, un t-shirt jaune serin et des pantalons vert lime.

Les deux enfants s'observent un moment dans un silence gêné. Les yeux bleu clair de la nouvelle venue sondent avec curiosité les yeux noirs de la petite. Elles ne pourraient pas être plus à l'opposé l'une de l'autre. Peau blanche presque translucide contre peau basanée. Cheveux blonds contre cheveux de jais. Volubile contre réservée.

La petite aux yeux de ciel rompt le contact visuel lorsque sa mère lui offre un bâton de baume à lèvres. "Veux-tu du baume?" Elle acquiesce, ravie, et applique maladroitement le baume sur ses lèvres.

Yeux d'ébène la regarde faire avec une moue envieuse. Toujours sans bouger. Elle pose son regard sur l'accoutrement aux couleurs vives de yeux bleus, puis sur ses propres vêtements. Couleurs ternes. Gris cendré et beige. Elle se raccroche vite à la boule d'énergie devant elle. Presque avec désespoir.

Yeux bleus ne s'occupe plus de yeux bruns et se met à chanter tout bas. Elle s'amuse à se tenir debout près du poteau et s'y accroche aux tournants en s'esclaffant. Sa maman lui sourit et lui dit de ne pas lâcher prise pour ne pas tomber. Elle fait tournoyer son tutu, pose mille et une question, ne tient pas en place.

Contraste.

De son côté, yeux bruns fait la statue de marbre sans quitter des yeux la blondinette. Mais soudain, elle se tourne vers son petit frère et le chatouille en lui souriant. Un petit regain d'énergie comme pour prouver à yeux bleus qu'elle aussi, elle est vivante. Qu'elle aussi aime s'amuser et rire.

Mais sa mère lui fait aussitôt de gros yeux et lui dit de ne pas exciter son petit frère. Yeux d'ébène reprend sa place, les épaules basses. Immobile, elle tourne son regard vers yeux clairs.

Elle la regarde vivre tout au long du trajet, fascinée.

Lorsqu'il est temps pour elle de quitter l'autobus, elle se lève en silence et suit la file indienne en traînant des pattes. Avant de sortir, elle jette un dernier regard empreint de tristesse à yeux bleus.

Elle aurait aimé être son amie.

vendredi 15 juillet 2011

Paradis sucré

Depuis que j'ai vu ce vidéo-là, j'ai arrêté de manger tout ce qui contient trop de sucre raffiné. Donc plus de desserts du tout.

Ç'a été difficile, surtout pour une bébitte à sucre comme moi. Mais bon, j'avais envie d'essayer pour voir si j'allais me sentir aussi bien qu'on me l'a promis dans mes recherches sur Google.

Après environ trois mois, je dois dire que je me sens bien. Pas TANT que ça quand même, mais assez pour ne pas avoir envie de recommencer a me bourrer la face de pâtisseries. Je ne dirais donc pas que c'est une panacée à tous les maux de la Terre, mais en même temps, ça me force à manger plus de fruits. Ça doit dire que je suis plus en santé qu'avant, non?

D'ailleurs, avant d'arrêter de manger des sucreries, je ne comprenais absolument pas comment les gens pouvaient manger des fruits comme "dessert". Je trouvais ça presque insultant. Non mais, des fruits, ç'a rien à voir avec du dessert, c'est même pas sucré, bordel!

Ben depuis que je mange pu de sucre raffiné, les fruits sont TELLEMENT sucrés et délicieux!

J'espère que vous ne me détesterez pas comme j'ai pu maudire ceux qui disaient ça avant... JE VOUS LE JURE QUE C'EST SUCRÉ, DES FRUITS!

Mais le plus gros avantage, dans tout ça, c'est que, quand je me permets de manger une vraie sucrerie une fois de temps en temps (genre une barre de crème glacée enrobée de chocolat et amandes Häagen-Dazs) je peux-tu vous dire à quel point c'est DÉ-LI-CIEUX?

Délicieux comme dans arc-en-ciel et licornes magiques virevoltant dans les cieux sous le soleil éclatant, entourés d'une pluie de fleurs multicolores. Avec des choeurs qui chantonnent des "aaaahhhh" angéliques.

Et je savoure chaque bouchée comme si c'était ma dernière.

Ah, petits plaisirs de la vie, quand vous vous faites rares, on vous aime tellement.

mardi 12 juillet 2011

À la fête foraine, m'en allant promener...

La semaine dernière, on est allés faire un tour dans une fête foraine ambulante. Elle avait jeté l'ancre dans le stationnement d'un centre d'achat presque abandonné tout près de chez nous. On l'a découverte par hasard en revenant d'une soirée entre amis.

C'est les lumières qui m'ont attirée, comme un papillon de nuit. Pas capable de résister!


C'était hyper miteux, et je me rends compte que je suis trop vieille pour faire les manèges qui spinnent trop, mais j'ai vraiment eu du plaisir quand même. Je pense que c'est la nostalgie qui a rendu ma visite tellement plus agréable.

Ça m'a rappelé la seule fois (dans mes souvenirs en tout cas) où je suis allée à une fête foraine quand j'étais jeune.

Je devais avoir 10-11 ans. La meilleure amie de ma mère, que j'adorais parce qu'elle nous gâtait tout le temps mon frère et moi et nous parlait comme si on était ses amis, était venue prendre un café. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais elle a décidé de nous emmener à la fête foraine du quartier.

Le soleil commençait à se coucher quand on est arrivés. La température était parfaite : pas trop chaud, pas trop froid, beau ciel rouge-orangé sans nuages. De mes 4 pieds de fillette, les manèges étaient ÉNORMES. J'avais bien sûr été à la Ronde avant, mais je ne sais pas pourquoi, les manèges de la fête foraine me semblaient tellement plus cool. Peut-être parce que même moi je comprenais que c'était pas mal cheap et donc plus dangereux...

La nuit a très vite jeté son manteau noir sur nous, et c'est là que la magie a commencé. Les lumières qui clignotaient partout, de toutes les couleurs. Les stands de malbouffe qui sentaient bon le sucre et le gras. La barbe à papa qui fondait dans ma bouche.



J'ai fait quelques manèges, les yeux ronds d'émerveillement, et j'ai eu l'impression que c'était ÇA le bonheur. Que j'y goûtais, que ça y était. La tranquilité de la nuit. La joie de pouvoir rester debout si tard, pour une fois. Les couleurs, les saveurs, les parfums de l'été qui, je l'aurais juré, ne finirait jamais. La liberté d'être un enfant au beau milieu d'une fête à son image. C'était ça, être heureux.

Ensuite, on s'est approchés des stands de tir où on pouvait gagner des toutous. L'amie de ma mère nous en a gagné un chacun. Moi, j'ai choisi un dinosaure mauve avec des pastilles vert fluo. Hideux, et tout croche. Mais je l'ai aimé de tout mon coeur.

Ce dinosaure-là représentait toute la magie et la douceur d'une soirée où j'ai eu la chance de voler dans le ciel nocturne, entourée de lumières multicolores.

Tout en mangeant de la barbe à papa.

L'extase, quoi!

vendredi 8 juillet 2011

On n'est bien que chez soi

Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point la ville de Québec était sécuritaire, jusqu'à ce que je me retrouve dans une grande ville aux États-Unis.

Dans les petites villes alentour, c'est pas si mal. Mais gare à celui qui s'aventure trop loin au nord ou au sud, par exemple. C'est là que les voleurs se ramassent quand il y a trop de monde dans la "vraie" ville, celle qui attire les touristes. On entend des histoires de règlements de compte à coup de hache, de fusillades, de guerres de mini gangs wannabe.

Je ne m'y aventure pas. Je suis bien trop pissou pour ça.

Par contre, j'aime bien me promener dans la basse ville. Mais seulement durant le jour. Et même durant le jour, j'ai toujours une petite peur qui me comprime la poitrine. Parce qu'on s'entend que même au beau milieu de la journée, c'est pas toujours beau dans les grosses villes. C'est pas tellement les gangs, le problème, c'est les détraqués.

Et des détraqués, il y en a énormément en basse ville. De tous les genres, pour tous les goûts. Un vrai marché aux puces de fous. Des gentils fous qui ont juste l'air d'être sur l'acide 24h/24, à ceux aux regards qui pourraient tuer et qui font froid dans le dos, en passant par ceux qui se promènent toujours avec une gang d'amis imaginaires.

Mais l'autre jour, j'ai comme atteint ma limite de tolérance.

On venait de passer la journée à se promener dans les rues touristiques. On a croisé beaucoup trop de "fous-aux-regards-qui-peuvent-tuer" à mon goût. Surtout que la moitié me fixaient dans les yeux avec un air de bouledogue jusqu'à ce que je disparaisse de leur champ de vision. J'étais un peu sur le stress et je commençais à avoir hâte de rentrer.

En passant près d'un parc sur le chemin du retour, j'ai remarqué une belle petite grand-maman assise sur un banc. Elle avait choisi LE banc sur lequel la ville a fait construire une statue de bronze en position assise. Ça donnait donc une petite grand-maman assise à côté d'une statue, comme deux meilleures amies nourrissant les pigeons dans le parc tout en jasant de tout et de rien. Sauf que l'une d'elles a un teint un peu cendreux, disons-le.

Ça m'a fait sourire, et lorsque la petite madame a croisé mon regard, je lui ai souri gentiment. Comme une personne civilisée.

Mais grand-maman n'était pas une personne civilisée.

"Qu'est-ce tu veux, p'tite criss? Vous autres vous avez des yeux de tueurs!" vociféra-t-elle en postillonnant. "ARRÊTEZ DE ME R'GARDER AVEC VOS YEUX DE TUEURS TABARNAK!"

...

Même les petites vieilles sont méchantes dans la basse ville. Ça m'a vraiment traumatisée.

Ces dans ces moments-là que j'aimerais avoir des escarpins de rubis. À ce moment-là, je vous jure, j'aurais pas hésité : j'aurais claqué trois fois les talons en murmurant fiévreusement "on n'est bien qu'à Québec, on n'est bien qu'à Québec, on n'est bien qu'à Québec..."