mardi 14 mai 2013

Cherchez l'erreur

Voici ce qui arrive quand c'est mon chum qui vide le lave-vaisselle.

mardi 7 mai 2013

L'art de me faire chier #18

Mettre des collants pas décollables sur la vaisselle que tu vends. Surtout quand c'est sur la partie où va se retrouver ma nourriture. Ça me tente pas trop de manger du spaghetti à la « microwavable! » assaisonné de colle chimique, merci bien. Parce que non, ça part pas au lave-vaisselle, et oui, ça me fait chier de perdre une heure à décoller tout ça avec mes ongles... GNNN!

mercredi 1 mai 2013

Échappatoir

Mes parents ont divorcé quand j’avais 12 ans. Je venais de finir le primaire et j’avais subi beaucoup d’intimidation à l’école pour toutes sortes de raisons niaiseuses ou physiques, incluant la fois où j’ai pété durant la classe. Apparemment c’est une assez bonne raison de rire de quelqu’un sans relâche pendant le reste de l’année. Ça n’en prend pas beaucoup pour harceler quelqu’un jusqu’à en faire une activité quotidienne, ou même une compétition de pet de bouche entre amis, question de passer au prochain niveau d'humiliation publique.

Je n’ai plus jamais pété en public de ma vie. C’est au moins ça de gagné : j’ai appris une bonne leçon de politesse et de respect du sens olfactif des autres. Ah, et j’ai aussi retenu un bon truc : n’essayez jamais de faire passer un pet sur les semelles de vos souliers neufs. Personne ne vous croira.

Bref, ça n’allait pas super bien dans ma vie quand mes parents ont décidé de divorcer. Bien que ma situation familiale n’était guère mieux, le divorce était un changement de plus dans mon passage du primaire au secondaire, dans mon angoisse totale de revivre le même cauchemar, mais dans une école contenant mille fois plus d’élèves. C’était tout de même une étape qui devait se produire, vu l’état assez lamentable de ma famille. Ma mère devait se sortir de là, c’était évident. Un petit mal pour un grand bien, au bout du compte.

Reste que dans ma tête de préadolescente, bien que je n’en étais pas totalement consciente, tout s’effondrait autour de moi. Je marchais sur une corde raide qui ballottait dans le vent, sans savoir où m’accrocher pour ne pas tomber.

Mon faux-père-de-circonstance avait loué un 4 ½ au centre-ville. Nous y passions une semaine sur deux, mon frère et moi. Qui dit « 4 ½ » dit « 2 chambres », ce qui présente un petit problème mathématique quand on se trouve à être 3, incluant un frère et une sœur de sexe opposé. Puisque mon frère était plus vieux et plus plein d’hormones-d’adorageur-qui-obtient-tout-ce-qu’il-veut que moi, je dormais dans le salon, sur le divan-lit. Une île inconnue au centre d’un appart à peine meublé. La nuit, j’avais l’impression de dormir chez un étranger qui n’y était même pas. Comme si on m’y avait abandonnée par erreur, qu’on m’avait oubliée en partant en trombe un matin. La solitude se creusait un gros vide dans mon ventre pendant que je comptais les moutons, ou les secondes qui s’égrenaient quasi à reculons.

C’est là que j’ai découvert la magie de la télévision. Quand j’étais certaine que mon « père » dormait, j’allumais la télé et je la mettais sur Télétoon, un des seuls postes qui diffusait des émissions jusqu’à très tard la nuit. Je baissais le son juste assez pour qu’on n’entende qu’un léger bourdonnement, et dès que l’angoisse brûlait un trou dans mon estomac, je fixais l’écran et j’essayais de deviner ce qui se passait, ce que les personnages se disaient. Pour penser à tout sauf à ma vie. À tout sauf à demain. Sauf au matin qui ne venait pas assez vite, et qui venait trop vite à la fois.

J’ai fait ça longtemps. Longtemps après avoir échappé à la semaine sur deux chez mon père. Longtemps après avoir survécu au secondaire. Longtemps après avoir appris à m’aimer un peu plus, malgré les mots-insultes coupants qui s’étaient logés bien profond dans mon cœur.

En fait, ça m’a pris beaucoup de temps à me défaire de cette habitude. De ce nouveau type de veilleuse pour adulte. Il fut un temps où je ne m’endormais pas si la télé n’était pas allumée, comme si j’avais besoin de cette porte vers d’autres univers. Comme si un écran noir m’enfermait dans la minuscule boîte de ma vie si petite, et me ramenait sans cesse à moi. 

Claustrophobie existentielle.

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je n’ai plus besoin de la télé pour dormir. Bon, je l’avoue, je l’utilise encore quand je suis malade ou que je suis trop nerveuse. Faut dire aussi que j’ai quand même besoin de lire ou de jouer à un jeu vidéo avant de m’endormir. D’autres portes vers d’autres univers. On n’y échappe pas, faut croire.

Reste que j’ai réussi à apprivoiser la nuit, assez pour ne plus en avoir peur quand elle se pointe le bout du nez. Probablement parce que la corde raide a cessé de se balancer dans la tornade. J’ai trouvé des points d’appui, j’ai resserré les liens. J’ai même trouvé un filet à mettre en dessous.

On n’est jamais trop brisé pour se reconstruire. Mais on aura toujours besoin de s’échapper un peu dans l’imaginaire, question de prendre des vacances de soi-même.

jeudi 25 avril 2013

Malaise à l'anglaise

Y'a pas longtemps, je me suis acheté des nouveaux sneakers parce que les miens étaient pas mal trop usés. Genre que j'étais à 2 mm d'être juste nus pieds, finalement.

J'ai cherché longtemps sur le Web (parce que j'haïs ça magasiner dans les magasins), et après avoir fait le tour des horreurs de souliers pour femme dans tous les tons de rose et de lavande, avec en prime de beaux motifs style diarrhée de licorne, je me suis rendu compte qu'il n'y avait qu'une sorte de sneaker qui offraient une combinaison gagnante de couleurs unisexes et de confort, soit les Asics.

Couleur : diarrhée de licorne
(étrangement, ce sont aussi des Asics)


Faque j'ai jeté mon dévolu sur ceux-là :



Hier, je suis allée à la pharmacie près de chez nous pour acheter du chocolat à mon chum, question de le remercier d'avoir pris soin de moi comme un vrai pro quand j'étais malade.

Je passe à la caisse. Un jeune avec une face de "je m'emmerde rare" scanne mes achats de grosse truie (chocolat, chips, alouette). Alors que je glisse ma carte dans la machine, je l'entends dire :

- I love your Asics.

Étonnée qu'il ait pu remarquer mes souliers au point de me complimenter, je lève les yeux et réalise qu'il ne me regarde même pas. Là, je suis un peu gênée, je me dis qu'il s'adressait peut-être à quelqu'un derrière moi, alors sans réfléchir, je demande :

- Me?

Et lui de me regarder avec des gros points d'interrogation dans les yeux. Je me sens comme obligée de démystifier la situation :

- Did you say "I love your Asics"?

- No, I said "Eleven eighty six". Your total.

- Oh.

Malaise. À l'anglaise.

J'aurais peut-être dû m'acheter des Q-Tips pour me déboucher les oreilles, aussi.

samedi 20 avril 2013

Bleh.

J'ai déjà mentionné quelque fois que j'ai une phobie du vomi. De tout ce qui se rapporte au vomi. Genre que je panique quand quelqu'un vomit ou parle d'avoir vomi, quand j'entends quelqu'un dire qu'il a mal au coeur, etc.

Je me suis quand même pas mal améliorée au fil des années. Je veux dire, c'était assez intense quand j'étais plus jeune. Je paniquais juste à lire le mot "vomi"... J'en suis rendu au point où je peux regarder des films où un acteur vomi parce que je sais c'est pas du vrai, même si mon coeur bat un peu plus vite quand ça arrive. Au moins j'hyperventile pas pendant 30 minutes après.

Mais le summum de cette phobie, la PIRE des pires affaires qui peut arriver, c'est de vomir soi-même.

***AVIS À CEUX QUI ONT LA MÊME PHOBIE, CESSEZ DE LIRE IMMÉDIATEMENT***
***(Ou ceux qui veulent pas de détails, mais j'en donnerais pas tant que ça quand même)***

Ça m'était pas arrivé depuis 14 ans. J'étais même fier de le dire au monde. "Ah ouais moi j'ai pas vomi depuis 14 ans, j'ai tellement peur de ça que mon corps le fait juste pas".

Apparemment, c'était pas vrai.

Mardi soir, 4:00 du matin, je fais un rêve fucké à la Fantasia avec des balais qui dansent, et soudain je me dis que les balais ont donc ben mal à l'estomac. Je me réveille tranquillement pour me rendre compte que non, c'est pas les balais qui ont mal au ventre (non?!), mais bien moi. Ça arrive à tout le monde d'avoir mal au ventre de temps en temps, alors je respire profondément, je repousse les pensées négatives qui disent que je vais vomir et je me dis que ça va passer. Mais ça passe pas.

Je commence à avoir vraiment mal au coeur. Panique. Je me lève et je vais à la salle de bain pour prendre un Tums en espérant que c'est juste du reflux gastrique. Je panique tellement que j'ai l'impression que je vais m'évanouir alors je m'étends sur le sol froid de la salle de bain en me forçant à respirer comme du monde.

Ça passe un peu, alors je retourne me coucher. Mais cinq minutes plus tard, c'est pire, et là je le sens que ça passera pas. Je retourne aux toilettes et je m'installe devant la toilette, le coeur qui bat à 100 km/h et le cerveau qui surchauffe à force de répéter super vite « non vomis pas vomis pas vomis pas vomis pas vomis pasvomispasvomispasvomispas ».

Ça marche pas la pensée positive, en passant. Quoique c'était plutôt une formule négative. C'était peut-être ça, le problème.

Je vomis de l'air 4-5 fois, genre vraiment violemment, tellement que je m'étire un muscle dans la gorge. Nouveauté. Très agréable.

Je capote parce que ça arrête pas, alors j'appelle mon chum à l'aide. Le pauvre, qui dormait à poings fermés, se lève d'un coup, totalement désorienté. Il me raconte le lendemain qu'il s'est réveillé alors qu'il était déjà debout en train de me chercher. Je l'entends me crier « QUOI?! QUOI?? », mais je peux pas répondre, je suis trop occupé à me fêler des côtes. Il me rejoint finalement juste comme ça s'arrête et je me mets à pleurer comme un gros bébé.

Je me suis rendu compte que j'ai un chum vraiment génial, parce qu'il est resté avec moi pendant 2 heures alors que je vomissais de l'air et que je tremblais de panique. Je refusais de retourner dans le lit parce que chaque fois que je bougeais, j'avais l'impression que j'allais vomir. Il a été chercher le tapis de yoga et m'a fait un oreiller avec une serviette de bain. Après avoir vomi pour vrai, je lui ai dit qu'il pouvait aller se recoucher, mais il a refusé. Il a été se chercher une chaise et s'est installé dans la salle de bain avec moi pour pas que je suis toute seule.

Si c'est pas de l'amour, ça...!

Pour faire ça court (trop tard), j'ai finalement vomis toute la matinée, et chaque fois, quand j'étais capable de reprendre mon souffle, je m'écriais « c'est tellement pas vrai que ça fait du bien pis que c'est pas si pire que ça dans le fond, c'est PIRE QUE JE PENSAIS ».

Par exemple, je savais pas qu'on pouvait vomir 4-5 fois de suite jusqu'à être presque incapable de reprendre son souffle entre les vagues de nausée. Je savais pas non plus que ça prenait tous les putains de muscles de son corps pour vomir. Quelle horreur.

Heureusement, le corps humain étant relativement bien fait, les détails terrifiants commencent à s'estomper dans mon esprit. Amnésie forcée de type accouchement, j'imagine, question qu'on n'ait pas si peur de vomir chaque fois. Sauf pour ceux qui ont une phobie comme moi.

J'ai arrêté de vomir après avoir pris du Pepto Bismol. C'est probablement une coïncidence plus qu'autre chose, mais c'est quand même devenu mon héros rose bonbon. Je vais toujours en garder une bouteille dans ma pharmacie à l'avenir.

J'espère quand même pouvoir passer un autre 14 ans sans vomir...

Bref, désolée de vous partager ça, ça doit pas vous intéresser, mais fallait que j'en parle. J'ai pensé à mes amies qui sont aussi émétophobes, et bien que ce serait les seules qui pourraient comprendre mon besoin d'en parler, ce serait vraiment trop chien de les faire paniquer pour ça :P

Leçons à tirer de tout ça :

1. J'ai le meilleur chum au monde
2. Vomir, c'est horrible
3. Le Pepto Bismol, c'est potentiellement magique (à vérifier... mais pas par moi s.v.p.)
4. Une chance que j'ai pas d'enfants


jeudi 11 avril 2013

Petites nouvelles éparpillées

Ma charge de travail a largement diminué d'un coup la semaine dernière! J'ai pu profiter d'une semaine très tranquille pour recharger ma batterie. Bon, j'ai attrapé le rhume, mais en même temps, ça m'a donné une excellente raison de regarder la télé et de jouer à Paper Mario: Sticker Star au lit toute la journée sans me sentir coupable.

****

Je reviens de mon dernier rendez-vous chez le dentiste pour ma couronne. Sans ativan, cette fois, donc j'ai encore toute ma tête. J'ai maintenant une dent en or. Et oui, j'ai choisi l'or parce qu'il paraît que ça dure 5 fois plus longtemps. Comme vous pouvez le constater, je suis prête à tout pour éviter d'avoir à visiter le dentiste.

Mon cher dentiste que j'adore quand même m'a dit qu'en bonus, une couronne en or est un excellent plan B si on se ramasse en prison au Mexique. Rien qu'à la décoller (bon, pas si facile, mais quand t'es désespéré...) et à la leur offrir en échange de ta liberté. J'ai vraiment ri quand il a dit ça.

En plus il a lui-même deux couronnes en or. C'est quand même une excellente preuve de leur efficacité.

****

Mon projet de défis d'écriture en groupe se concrétise! C'est sur mon autre blogue Les Diaphanes que ça se passera, d'ici le mois prochain. Ceux et celles qui souhaitent se joindre à nos défis, écrivez-moi à endlessxness@gmail.com!

****

Hier, il faisait 27 degrés à San José.

Je dis pas ça pour vous faire chier promis.

Bon, peut-être un peu quand même... :P


****

Pendant ma semaine tranquille, entre deux boîtes de kleenex, j'ai aussi décidé de faire le ménage du printemps dans ma garde-robe, celle remplie de boîtes. Un vrai gros ménage complet incluant l'étape "se débarrasser du plus d'affaires possible". J'ai vendu tous mes livres, CD et DVD francophones à une famille québécoise qui habite dans le coin, j'ai donné des tonnes de trucs, et j'ai ramassé plein d'autres articles que je vais vendre sur Ebay.

Pour être plus précise, 87 articles à vendre sur Ebay. Mettons que c'est de la job, mais ça va quand même me rapporter gros. Je vais faire mon possible pour pas réinjecter cet argent dans d'autres achats inutiles que je vais devoir vendre sur Ebay l'an prochain...


****

En attendant, lâchez pas! L'été s'en vient pour vous aussi, éventuellement. Je vais essayer de vous garder un peu de soleil :)

vendredi 22 mars 2013

Je déteste le dentiste

Comme tout le monde, quoi!

Quoique mon dentiste est vraiment très sympathique, je l'adore en tant qu'être humain, mais je le déteste en tant que personne qui m'angoisse à en avoir mal au coeur et qui me plante une aiguille dans la mâchoire pour ensuite me scier les dents.

Bref, la semaine dernière, je devais me faire faire une couronne sur une molaire avec un plombage trop gros (merci, ancien dentiste que je déteste aussi en tant qu'être humain). Le hic, c'est que j'ai tellement eu de mauvaises expériences (du genre « ça gèle pas mais continuons quand même ») que j'angoisse à fond lors des visites, et si quelque chose tourne mal, je me mets à trembler et à paniquer. C'est exactement ce qui s'est produit quand il a essayé deux fois de commencer le travail sur ma dent et que je pouvais tout sentir. Après la troisième aiguille, j'étais incapable d'ouvrir la bouche parce que j'étais trop crispée quand il a injecté l'anesthésiant, et je tremblais comme un marteau-piqueur.

Il a donc décidé de reporter la procédure à plus tard (soit lundi passé), mais en me proposant de prendre un calmant avant. QUELLE BONNE IDÉE!

Je repars donc avec une prescription de Lorazepam (allô Lora Zepam!). Ça dit d'en prendre deux avant de se coucher et deux avant le rendez-vous. Je trouve ça un peu abusif et je me dis que je vais tester avant pour voir, puisqu'il m'en a prescrit plus que nécessaire. Sauf qu'on reçoit la visite du frère de mon chum pendant plusieurs jours, et je n'ai jamais trouvé le bon moment pour essayer sans risquer de gâcher une soirée. Soit!, me dis-je. Je vais faire confiance à la médecine. Elle doit bien savoir quelle dose j'ai besoin.

Je prends les deux comprimés le soir avant de me coucher. Une heure plus tard, je me sens relaxe, un peu comme après un bain chaud. Partie, l'anxiété. J'essaie de penser à des trucs de dentiste horribles pour tester mes nouvelles limites post-lorazepam... victoire! Je ne ressens aucune peur. Génial! Je m'endors avec la paix (artificielle) d'esprit.

Le lendemain matin, j'ai un peu les deux yeux dans le même trou, mais je prends les deux autres comprimés quand même.

Et ce qui se passe ensuite? Franchement, je sais pas trop. J'ai des bouts d'images qui flottent ici et là dans ma mémoire. Genre moi assise sur la chaise du dentiste. Le dentiste en train de sculpter la couronne temporaire. Le dentiste qui me demande si j'ai déjeuné, et moi de répondre que j'ai mangé exactement quatre raisins verts. Mon chum qui me guide jusqu'à la voiture. Moi qui essaie de répondre à un courriel, mais qui n'arrête pas de cliquer n'importe où. C'était le même feeling que la fois où j'ai VRAIMENT trop bu (ça ne s'est d'ailleurs plus jamais reproduit), mais une journée entière au lieu de quelques heures.

Je me réveille le lendemain matin, encore un peu sous l'effet du calmant, la tête dans le brouillard et étourdie. Je demande à mon chum ce qui s'est passé. Apparemment, la procédure a duré trois longues heures et il a dû me geler trois fois. Ensuite, on est revenus à la maison et j'ai dormi. TOUTE. LA. JOURNÉE. De 11 h à 18 h, ensuite mon chum m'a donné un Subway, puis je me suis rendormie de 18 h à minuit, et enfin, je me suis couchée pour la nuit et j'ai dormi jusqu'à 9 h.

Une journée entière POUF, disparue.

C'est vraiment effrayant quand même. Bon, c'est génial que je ne me souvienne pas du tout de ma visite chez le dentiste, mais de là à dire que ça vaut la perte d'une journée entière, pas certaine.

La prochaine fois, je vais faire confiance à mon instinct. Je vais couper la dose en deux. Ou en trois.

Non mais.

jeudi 7 mars 2013

L'épicerie du quartier


Naviguer le stationnement bourré de dos d'âne aux deux mètres et trouver une place à l'autre bout complètement, là où il fera noir-obscurité-totale à la sortie de l'épicerie, une heure plus tard. Marcher d'un bon pas vers l'entrée et éviter de justesse les voitures qui ne semblent pas comprendre l'utilité (ou les effets secondaires) du dos d'âne.

Empoigner un panier visqueux à la roue toute croche. Zigzaguer dans les allées, non pas pour éviter les gens, mais parce qu'il est carrément impossible de pousser le panier en ligne droite. Jurer dans sa tête. Une centaine de fois.

Frissonner de dégoût en voyant une dame tousser grassement le contenu de ses poumons sur les laitues. Décider que, finalement, de la salade, c'est pas si bon que ça pour la santé.

Faire la file dans une file pas trop longue. Réaliser un peu tard que le client actuellement à la caisse a environ 20 bons alimentaires. Jurer dans sa tête. Un million de fois. Se sentir poche de lui en vouloir et se raisonner en se disant que c'est pas sa faute, quand même. Essayer de faire taire la petite voix qui s'écrie : « oui mais il aurait pu éviter de venir à l'heure la plus achalandée de la journée ». Se sentir encore plus poche. Maudire sa petite voix égoïste.

Changer de file en essayant de ne pas soupirer trop fort. Se rendre compte après quelques minutes que la caissière de la nouvelle file doit aider la caissière de la file d'avant avec les bons alimentaires. Jurer dans sa tête. Un trillion de fois. Attendre vingt minutes en regardant la crème glacée fondre lentement.

Passer enfin à la caisse, payer, pousser le panier-médaillé-d'or-en-slalom-aléatoire jusqu'à l'extérieur. Se tromper de rangée dans le stationnement. Abandonner le navire sur roues sur le bord du trottoir et transporter les sacs lourds jusqu'à la voiture de l'autre côté. Entendre un homme crier « hey! » et avoir peur de se faire violer dans la noirceur du stationnement. Se retourner avec précaution et se faire dire par un quinquagénaire clairement sur un high, assis dans sa voiture : « souris! ». Marmonner un « oui, d'accord » et continuer son chemin un peu plus vite.

Déposer les sacs dans le coffre, monter dans la voiture et se tirer de là le plus vite possible.

Ouaip. Une visite des plus typiques à cette chère épicerie du quartier.

lundi 25 février 2013

Déception du lundi matin

Il y a 6 mois, j'ai envoyé un texte au Prix de la nouvelle de Radio-Canada, et ce matin, ils annoncé les pré-sélections. Je n'en fais pas partie, malheureusement!

Petit pincement au coeur, mais en même temps, c'était ma première participation. Je me rends compte après-coup que mon texte est peut-être un peu trop cul-cul pour le Prix de la nouvelle, et la chute, un peu trop... trop? Je sais aussi que je ne l'ai pas assez retravaillé par manque de temps (ou de courage).

J'ai déjà une idée plus intéressante pour l'an prochain, alors je vais retenter ma chance! Mon but « réaliste », ce n'est évidemment pas de gagner, mais seulement de faire partie des pré-selections, et avec un peu de chance, des finalistes. Je crois que ça serait suffisant pour m'encourager un peu et ranimer la flamme du roman qui s'éteint en moi à cause de tous les doutes qui me hantent. Raaaah, pourquoi on se fait toujours la vie dure comme ça?!

Bref, puisque mon texte n'a pas été sélectionné, j'ai envie de le faire exister quand même un peu sur le web, alors je l'ai publié sur Les Diaphanes.

Bon lundi! Eeeuuurgh.

C'est quand déjà, vendredi?

mercredi 20 février 2013

Les cicatrices scolaires

Je viens de pleurer ma vie à gros sanglots en regardant ce vidéo. À visionner dans l'intimité de son chez-soi.

Désolée, c'est en anglais seulement :(